Claude Monet et le Japon

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@NipponActif        La maison de Claude Monet

La Maison de Claude Monet et son Jardin d’eau sont les lieux les plus visités de la Normandie après le Mont-Saint-Michel.
Les éloges sur le travail de Claude Monet n’en tarissent pas. Reconnu dans le monde, ce fameux peintre est l’un des fondateurs de l’impressionnisme. Et aujourd’hui, je pars à la découverte de l’une de ses passions : son amour porté pour le Japon.

La balade florale

Des pointes de toutes les couleurs partout où l’on pose ses yeux. Des fleurs et plantes divers à n’en plus compter.
Claude Monet s’inspire de la nature, et nous, nous vivons dans ses tableaux. Une sensation magique de voir à travers les oeuvres de l’artiste, une émanation d’un endroit paisible.
Le parcours est soigné et logique. Il faudrait tout de même privilégié le parcours Jardin d’eau en premier, avant de visiter la maison. Car la sortie définitive se trouve près de la maison. Les allers – retours ne sont pas si dérangeant en vue de la beauté du paysage. Cependant, étant un lieu prisé par les touristes, il y avait beaucoup de monde. Je conseillerai fortement de visiter la Maison de Claude Monet sur un étage entre midi et 14h si vous passez le week-end. Au-delà de ces horaires, une longue file apparaît.

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@NipponActif     Dans la maison de Claude Monet

La maison champêtre arborant des estampes japonaises dans toutes les pièces ne comportent qu’un étage. Par moment cela devient étroit avec la foule présente, chaque pièce sollicitant néanmoins notre attention. Car en effet, la maison compte d’innombrables estampes japonaises, suivant un mouvement de l’époque d’Edo ( 1603 – 1868 ) : des ukiyo-e ( 浮世絵 ). Un mouvement artistique japonais, qui a eu beaucoup plus de succès en Occident qu’en Asie. Touchant majoritairement les Impressionnistes, Claude Monet a été conquis, même s’il n’a jamais pu aller au Japon. Une façon de voyager s’offre à nous lors de cette exposition. L’intérêt majeur de l’artiste est plafonné à quasiment tous les murs de la maison. Ma pièce préférée était la salle à manger, pour sa couleur jaune pastel. Un éclairage qui mettait toute la pièce en lumière, sans compter les nombreuses estampes japonaises.

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@NipponActif      Le Chat Japonais offert par M. HIDEYUKI WADA

Après une visite de sa maison, direction le Jardin d’eau. Une parfaite harmonie le long du parcours, créé de toute pièce par Claude Monet. Mais tout le jardin ne s’identifie pas comme étant un jardin japonais, mais normand (une floraison de divers types de fleurs et de plantes). Certaines choses nous permettent de revenir vers le Japon : le jardin d’eau orientale. Des bambous, des ponts japonais, des ginkgos, et le fameux étang couvert de nymphéas qui inspireront l’une de ses toiles les plus connues au monde. Y règne le calme absolu dans cet espace, agréable à regarder, ou le temps n’est plus à compter.

Lieu : 84 rue Claude Monet – 27620 Giverny
Tarif : 9,5€ tarif plein (voir conditions de réductions sur leur site)
Site : http://fondation-monet.com/

Vernissage teamLab : « Au-delà des limites »

Cet article a une version française, et une version anglaise à la fin. // This article has French version, and English version in the end.

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@NipponActif Exposition teamLab à la Villette

J’ai été invitée par le collectif à visiter en avant-première l’exposition « Au-delà des limites », à la Villette le lundi 14 mai 2018. A la découverte de l’exposition, l’immersion est impressionnante. Un retour sur cette soirée s’impose.

Le collectif teamLab venu du Japon, se compose d’artistes, de programmateurs, d’ingénieurs, d’animateurs 3D, de mathématiciens et d’architectes. Des membres créatifs et productif cumulent l’art et le digital, pour un résultat détonnant.

Le pouvoir du digital

Les différents espaces dans le noir offrent une diversité de paysages et de thèmes. Demandant patience et temps, le spectateur erre avec admiration, à la découverte d’un multivers.
Personnages enjoués et des dimensions qui ne connaissent aucune limite. Une bande d’animation géante est installée, avec des animaux qui parcourent un chemin n’ayant ni début, ni fin. L’immersion est parfaitement esthétique. Un cadre idyllique jonché de fleurs éparses. Nous nageons dans une tornade de couleurs avec amusement.
Un autre espace est une salle picturalisée du sol au plafond, offre une vision sombre et esthétique.
Les pôles invitent petits et grands à emprunter des voies différentes représentant la destruction, l’espoir et le renouveau. L’une des grandes salles présentent en une heure, les quatre saisons de l’année. L’équilibre entre les ténèbres et le monde magnifique est bien existant, le renouvellement d’un monde visuel est permanent grâce à la 3D. Rien est fixe, mais nous permet d’être immobile, le paradoxe est plaisant. On ne voit pas le temps passé dans cet espace.
Un autre espace en dimension technique représente les montagnes et vallées. Des graffitis sur certains murs, des calligraphies sur d’autres, il n’y a pas d’ordre à suivre lors de cette exposition. Tout est fait pour être dispersé et en même temps réuni.

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@NipponActif L’interactivité

L’interactivité en continu

Un pari réussi, la nouvelle technologie influence la création artistique de ce collectif, sollicitant à quelque moment du parcours, des gestes du public. Le digital est tout de même connu pour créer un monde où nous sommes hyper-connecté. Cette connexion est visible lors de cette exposition, confortant même les néophytes à y prendre part.
En juin 2018, teamLab va ouvrir leur futur musée à Tokyo. L’immersion en plus démesurée! Pour ceux qui ne peuvent pas attendre aussi longtemps, ci-dessous les informations pour visiter l’exposition à Paris.

Lieu : 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris
Date : du 15 mai au 9 septembre 2018
Tarif : 14,9€ (voir conditions de réduction sur le site)
Billetterie : https://lavillette.com/evenement/teamlab/
Site teamLab : https://www.teamlab.art/

English Version

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@NipponActif The fauna and flora

I was invited by the collective teamLab to visit the grand premiere of the exhibition « Au-delà des limites », at La Villette on Monday , May 14th, 2018. Discovery of the exhibition, the immersion is impressive. A feedback of this night is necessary.

The collective teamLab arrived from Japan, is composed of artists, programmers, engineers, 3D’s facilitators, mathematician and architects. Creative and productive members combine art and digital, for a jarring result.

Digital’s power

Differences spaces in the dark give us a diversity of landscapes and themes. Requiring patience and time, spectator is drifting with awe, discovery of a multiverse.
Playful characters and dimensions which are boundless.
A giant animated production is installed, with animals which tour a path that has neither beginning nor end. Immersion is perfectly aesthetic. An idyllic setting strewn with flowers scattered. We plunge into a whirlwind of colors with some amusement.
Another area is a pictorial room from floor to ceiling, offers a dark vision and aesthetic.
The poles welcome big and small to take separate pathways representing destruction, hope and renewal. One of the largest room present in one hour, the four seasons of the year. The balance between darkness and wonderful world does exist, the renewal of a visual world is permanent thanks to 3D. Nothing is set, but that leaves us motionless, the paradox is pleasant. We had not been aware of time flying in these rooms.

Another space in technical dimension represent mountains and valleys. The graffiti on some walls, calligraphy on others, there is no precise order to follow during the exhibition. All is done to be dispersed and in the same time gathered.

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@NipponActif Wall of flowers

The continuously interactivity

A successful bet, the new technology influence artistic creation of this collective, requesting somewhere along the path, public gestural. The digital is known to create a world where we are hyper-connected. This connection is visible throughout exhibition, consolidating even novices to take part.
In June 2018, teamLab will open a future museum at Tokyo. The immersion is more oversized! For who cannot wait no longer, below information to visit exhibition in Paris.

Place : 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris
Date : from 15 may to 9 september 2018
Price: 14,9€ (see conditions of reduction in the website)
Ticketing : https://lavillette.com/evenement/teamlab/
teamLab’s website : https://www.teamlab.art/

Special thanks to Takashi KUDO, Mayu and Kaori : どうもありがとうございました。

Takashi Murakami à la Fondation Louis Vuitton

La dernière exposition de Takashi Murakami que j’ai faite était en 2010, où son art a occupé le Château de Versailles. Aujourd’hui, il côtoie l’un des lieux les plus représentatifs de l’art contemporain au monde : la Fondation Louis Vuitton (Paris 16ème).

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@NipponActif     L’entrée de la fondation Louis Vuitton

Takashi Murakami est un tokyoïte peintre, sculpteur et réalisateur. Sa première exposition en dehors du Japon s’est passée à Paris en 1995. Depuis, il y est revenu 6 fois. Et aujourd’hui pour sa septième apparition, il continue à représenter le monde moderne à travers ses tableaux et sculptures, touchant les sujets les plus en vogue au Japon : les otaku, les mangas, les personnages mi-hommes, mi-animaux, les religions, les thèmes kawaii mais aussi les sujets sensibles comme le tsunami de 2011, ou la bombe atomique.

La fantaisie japonaise

La galerie kawaii dédiée à ses œuvres, offrent une multitude de couleurs, mêlant les animaux, comme les pandas, aux êtres vivants. Mais aussi la présence de créatures et de la flore, pour apaiser les sujets sensibles ou historiques. La parfaite homogénéité permet aux visiteurs de tout âge d’apprécier son travail. Voici les photos que j’ai prise lors de ma visite.

L’exposition s’articule sur 3 axes : l’iconique personnage de Mr. DOB, l’espace kawaii, et le cycle pictural monumental dédié aux victimes du tsunami de 2011 : The Octopus Eats Its Own Leg.

Dans ses motifs, on retrouvera souvent des touches chinoises, tels que les lions chinois, et on parlera de la religion bouddhiste.
On peut aussi voir de nouveau ses personnages Kaikai Kiki qui datent de 2000, en sculpture et un épisode est même en diffusion lors de l’exposition. Ce nom fait suite à la bizarrerie et au surnaturel de ses œuvres, qui est bien représentatif de la majorité de l’exposition. Le parcours n’en reste pas moins enchanteresse, bien au contraire!
Takashi Murakami est très attaché à la culture manga, et s’imprègne de l’esthétisme kawaii qui est très populaire au Japon. Son terme signifie ‘mignon’. Est qualifié ce qu’est mignon : un humain, un animal, un objet, un paysage, mais aussi une situation ou une idée. Tous les thèmes y sont mêlés, dans de multitudes de supports!

La Fondation Louis Vuitton a aussi mis en avant d’autres expositions sur plusieurs étages, il faut compter deux à trois heures pour profiter de tout l’espace. Le bâtiment est lui même un art, de l’extérieur, comme de l’intérieur, avec son allure futuriste, que je vous invite à découvrir avec quelques photos.

Adresse : 8 Avenue du Mahatma Gandhi, 75116 Paris
Tarif : 14€ plein tarif (voir conditions sur le site pour les réductions).
Site : http://www.fondationlouisvuitton.fr/

 

 

EKŌ-House : jardin japonais à Düsseldorf (Allemagne)

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@NipponActif   L’entrée du jardin

L’échange et l’apprentissage de la culture japonaise ne s’arrête pas que dans le territoire français. C’est pour cela que mon site ne peut pas être dédié qu’aux événements ayant lieu sur Paris. En 2016, j’étais de voyage à Düsseldorf en Allemagne. En listant les choses à voir, je me suis aperçue qu’il y avait un temple bouddhiste, nommé EKŌ-House . C’est alors sans hésiter, et avec curiosité, que je me dirige vers son jardin. [ATTENTION : ne pas confondre EKŌ-House avec Japanese Garden qui est dans la même ville, mais à des adresses différentes, et qui ne sont pas liés].

Équilibre et sérénité 

Düsseldorf est classé cette année (2018) comme l’une des villes ayant une qualité de vie des plus agréables au monde selon le classement Mercer. Le jardin EKŌ-House concorde parfaitement avec ce résultat.
Il se compose d’un temple bouddhiste, d’un jardin japonais, d’une maison de style traditionnelle et d’un salon de thé. Au sous-sol du bâtiment principal, il présente un espace d’exposition ou de conférence. Le Kyosei kan , achevé en 1999, abrite un jardin d’enfants, une bibliothèque publique, une salle de lecture et des chambres d’hôtes.

Pour traverser le jardin japonais, on emprunte la « Porte de la Montagne », qui est le pont offert par Jusha Tsumura en 1995. Juste en dessous, on peut admirer le bassin de purification avec un cours de ruisseau, une petit chute d’eau et des plantes et fleurs éparses. Sur un rocher sous un pavillon, on peut voir la statue du prince Shōtoku Taishi (574 – 622). C’est sous son règne que le bouddhisme est arrivé au Japon, c’est donc à cet effet qu’il est présenté dans le jardin.
On peut aussi voir une lourde cloche en bronze. Le dernier jour de l’année, il y a le rituel du joya no kane, où la cloche est frappée 108 fois, à intervalles d’une minute, pour chasser et disperser les 108 souffrances fondamentales de l’humanité. Sur le côté ouest du temple, s’y présente un site de mémoire pour les morts où il y a une inscription en kanji. En rōmaji« Kue issho« , ce qui signifie, « Tous se rassemblent à un seul endroit ».

 

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@NipponActif  La cloche qu’on fait sonner 108 fois

Au loin, on entre enfin dans la maison japonaise. Tatami au sol dans toutes les pièces, portes coulissantes et salon de thé typiquement japonais. Les différentes pièces de la maison sont asymétriques, la même asymétrie côté jardin qui unifie ces deux espaces.  Place au final au temple. Au milieu de la salle de l’autel, est présenté la sculpture en bois du Bouddha Amida. On y voit des rouleaux et un hommage aux 7 patriarches du Shin Bouddhisme, de l’Inde, de la Chine et du Japon. Au dessus de l’entrée de la salle d’autel, est écrit E KŌ. Ces deux caractères sont tirés dans les louanges de la Lumière d’Amida, l’un des trois textes fondateurs de la Terre Pure Bouddhiste.
Une forte invitation à visiter les lieux si vous êtes de passage à Düsseldorf. De plus, l’entrée pour ce voyage est pour un prix dérisoire!

Adresse : EKŌ-Haus der Japanischen Kultur e.V. – Brüggener Weg 6, 40547 Düsseldorf GERMANY
Tarif : 3,50 € (pour les réductions, voir les conditions tarifaires sur leur site).
Site : http://www.eko-haus.de/

Gastronomie franco-japonaise : Le Clos Y

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@CECJ2.COM Sur le comptoir du restaurant

Le 17 janvier 2018, j’avais participé à la conférence et dégustation sur la cuisine de Kagoshima, qui avait lieu à Paris, à l’ISMAC (Institut Supérieur de Management et de Communication). L’un des professeurs ce jour là était Yoshitaka IKEDA. Enchantée de la découverte via l’atelier (dont je développerai un article annexe), je devais forcément aller manger dans son restaurant ‘Le Clos Y’.

Un métissage culinaire à succès

Le Clos Y est un restaurant franco-japonais qui a ouvert en 2013. Le propriétaire de la maison est Yoshitaka IKEDA. Né à Osaka, au Japon, il en est à son quatrième restaurant ( dont trois à Paris et un à Osaka). Mais ce restaurant n’est pas une chaîne, il a son identité propre. Bien loti à Montparnasse, on entre dans un restaurant à la fois simple et moderne. La première chose qui m’a marquée dès l’entrée, est le comptoir. Une longue table d’environ 11 mètres, en véritable bois de cerisier japonais. A son opposée, l’espace restauration qui avait une allure de décoration à la française, sobre et chic. Les touches stylistiques ne m’ont pas étonnées quand j’ai su que le décorateur était l’ex-acolyte de Philippe Starck! Au niveau de la décoration, j’ai bien été conquise.

La particularité du restaurant : il n’y a pas de plat à la carte. Tout n’est que menu. Concept plutôt simple. Un menu en 2 temps : entrée + plat à 31€ ou un menu en 3 temps : entrée + plat + dessert à 36€ au déjeuné.
ATTENTION : ces mêmes menus coûtent exclusivement 65€ en soirée.
J’ai donc opté pour le menu à 3 temps. Assiettes épurées, garnies modérément , il y a des plats qui m’ont grandement plu. D’autres qui étaient bons, mais qui ne correspondaient pas à mes goûts préférentiels, notamment l’audacieux mélange acide / salé. La carte n’expliquait malheureusement pas ce que les assiettes contiendraient. Je vous laisse découvrir les photos en dessous.
De plus, je tiens à souligner un bonus à ne pas négliger. Deux d’entre nous ont prit un menu hors carte, le menu végétarien. La composition de leurs assiettes étaient aussi une surprise, et l’engagement a été respecté sans les laisser-pour-compte, bien au contraire, car à l’aspect visuel, on avait envie de prendre la même chose qu’eux. L’accueil est impeccable, et le qualité / prix / quantité est d’ordre. Je conseille très fortement de réserver plusieurs semaines à l’avance.

*Adresse : 27, Avenue du Maine 75015 Paris
*Carte et tarifs : http://www.leclosy.com/carte.html

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Rakugo – 落語

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@CieBalabolka Stéphane Ferrandez, conteur

Le rakugo (落語) est un spectacle littéraire japonais, raconté par un rakugoka (落語家), qui en est le conteur. Tradition vieille de plus de 400 ans, ce « stand-up assis » n’a comme acteur qu’un seul et unique conteur sur scène. Toujours vêtu d’un kimono, et agenouillé sur un coussin, il utilise comme accessoires un éventail, appelé sensu (扇子), et a souvent un essuie-main en coton, le tengui (手拭). Pour mettre en exergue ce spectacle, la Cie Balabolka se produit sur la scène française depuis quelques années afin d’apprécier cet art venant d’ailleurs.

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@YattaFanzine Rakugoka en anime

La Cie Balabolka est fondée en 2006 avec le conteur éthnologue, Stéphane Ferrandez, ainsi que l’auteure et metteuse en scène : Sandrine Garbuglia. Ils ont à leurs actifs plus de 20 spectacles de contes tournés en France et en Asie. En 2014, j’ai été à leur spectacle intitulé « Histoires tombées d’un éventail ». En 2018, j’ai réitérée mon expérience après leur invitation pour le rakugo appelé « Marcher vers Levant ».

L’art savant japonais

Le 23 février 2018, Stéphane Ferrandez s’est présenté à la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP). Il a commencé sa représentation par un spectacle classique, en étant debout. Il nous dépeint un cadre idyllique, suffisamment pour nous transporter au Japon. Un scénario très bien ficelé, qui le mènera au koza (高座), qui est une scène sur la scène! Car il faut savoir que le rakugoka n’a pas le droit de se lever du coussin où il va s’agenouiller. Si un de ses personnages marchent dans l’histoire, il va devoir simuler la marche… A genoux sur le coussin. Sur le koza, il n’y a ni décoration, ni musique. Seuls peuvent subsister des accessoires que le conteur va utiliser. À partir de là, commence réellement le rakugo. Enchaînement d’histoires amusantes, simples et surtout dynamiques! Car derrière ces histoires avec une chute toujours drôle, Stéphane Ferrandez a su jongler entre les langues françaises et japonaises, nous instruisant sur cette tradition peu connue en dehors du Japon. Le vocabulaire est foisonnant, invitant même les néophytes à être spectateurs! La réelle difficulté est tout de même de raconter des histoires en français, tout en restant sur les principes du rakugo traditionnel. C’est un principe merveilleusement accompli par le conteur.

Jamais deux sans trois, j’attend patiemment le nouveau rakugo qui aura lieu sur Paris! D’ici là, je vous invite à vous rendre sur leur page afin d’avoir les prochaines dates de sa production à Paris ou ailleurs.

Leur page Facebook :  https://www.facebook.com/ComicoJapon/
Leur site internet : http://www.rakugo.fr/

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