Conférence presse : Paris Manga Sci-fi Show 26ème édition

Le jeudi 20 septembre 2018 s’est tenu la conférence de Paris Manga pour sa 26ème édition! C’est le plus grand salon de la pop culture, avec un programme de plus de 200 heures qui sollicitent les intervenants des pays comme la France, le Japon, la Corée et les États-Unis. Nouveau site, nouvelle directive, Ticket VIP Gold, invités de renoms, voici un extrait de cette matinée découverte!

paris-manga-2018
©ParisManga

Je me suis rendue à cette conférence avec mes deux casquettes : celui de chargée de communication pour MAGGS Expo, ainsi que celle de fondatrice et rédactrice chez Nippon Actif.
Le directeur de programmation, Yoann Boisseau, ouvre le bal, en commençant par l’annonce d’un nouveau logo et d’un nouveau site! Le logo est celui que vous pouvez apercevoir sur la photo ci-dessus. Ils vont aussi retravailler tout leur site, et en l’optimisant, pouvoir insérer les nouveaux espaces qui vont être créés IRL.

smallville-feat.jpg
©Konbini

Pour les 80 ans de Superman, Paris Manga invite le dernier acteur ayant porté le costume de Superman, Tom Welling, tout droit sorti de la série « Smallville ». Le fameux Lex Luthor le rejoint, personnage interprété par Michael Rosenbaum, ainsi que Laura Vandervoort, sa cousine.

Autre présence qui restera dans les annales, l’équipe de la série « Parker Lewis can’t loose », pour la première fois au complet à un salon, une exclusivité mondiale! On découle sur les autres séries nostalgiques des années 1990 à 2000, avec la présence d’Holly Marie Combs (Piper), l’une de nos sorcières préférées dans « Charmed », ainsi que de son mari Leo dans le film, Brian Krause de son vrai nom. Ce dernier a présenté une vidéo très spéciale uniquement pour sa venue à Paris Manga, avec un jeu d’acteur tel que l’on connaît sur l’écran. Annonçant son arrivé, avec une voix chuchotante et des bruitages arrières comme s’il se faisait attaquer… cela a bien évidemment pour rappel la série!
D’autres invités tout aussi prestigieux seront aussi présents afin de faire des dédicaces, des photoshoots, tenir des conférences, ou encore pour les meet and greet : Pom Klementieff, comédienne française qui a rejoint « Les Gardiens de la Galaxie » VOL.2, ou encore « Avengers : Infinity War » ; des invités de Comics comme Andrea Di Vito (artiste de Spider man, Gardiens de la Galaxie), Ron Lim ( dessinateur d’Infinity War, Thanos Quest), Paco Diaz (dessinateur de Spider man, Wolverine), Leila Leiz (dessinatrice d’Alters), Stephano Martino (dessinateur de Stranger Things, DC COMICS) etc…

42654649_310970246380639_1641276964247437312_n.jpg
©NipponActif

Le salon met aussi à l’honneur le Japonismes 2018. De nouveaux espaces culturels sont créés à cet effet, revalorisant la culture nippone. Il y aura des cérémonies de thé, des ateliers traditionnels, des arts martiaux, et d’autres événements à découvrir sur leur nouveau site qui devrait voir le jour sous peu. On n’oublie pas que le salon Paris Manga est beaucoup plus que des organisateurs ou des invités qui « font » le salon, mais le vrai succès se tient grâce à ses visiteurs! Et surtout les cosplayers. Une scène spécialement dédiée aux cosplays sera monté. Ont été invités les cosplayers suivants : Irine Meier, Nad, Gatz et Soalianna. Cette dernière est l’une des ambassadrices de Cosplay is not consent. Car depuis plusieurs années, des cosplayers (- cosplayeuses? ) ont des problèmes avec les visiteurs et / ou photographes des salons, et même hors convention. Des costumes impliquant parfois des ports de tenues légères, et où existent des fourberies de la part des visiteurs qui les mettent mal (photos prises sans consentements, atteinte sexuelle, insultes, et d’autres événements que certains cosplayers vivent et des souffrances qu’ils doivent éponger malgré eux). Une conférence devrait avoir lieu afin d’expliquer ce qu’est cette structure qui pourrait aider beaucoup de personnes entrant ou étant dans le monde du cosplay. En dehors de cette cellule de soutien, d’informations et d’entre-aides, sachez que le National Cosplay Cup revient pour la 4ème fois! Le grand gagnant aura un vol aller – retour gratuit pour New York ou Tokyo! En dehors du prix, l’occasion de voir défiler les plus beaux travaux de ces créateurs.

42619983_2186681838322244_2794481721947455488_n.jpg
©NipponActif

Des invités japonais qu’on ne présentent plus seront présents : Kazushige Nojima (Final Fantasy, Kingdom Hearts), Shinji Aramaki (Albator), Noriyuki Abe (GTO, Bleach, Boruto) et Atsuko Ishizuka (No Game No Life). Le groupe de rock japonais Lazy Guns Brisky donnera un concert les 20 et 21 octobre dans le salon de Paris Manga.
Rencontrez aussi les comédiens de doublage et les différents villages éditeurs mentionnés sur le site de Paris Manga.

Autres que ces renoms, les YouTubers sont toujours là! Les NOOB, Julien Fontanier, Karal, Sora, Louis-san, Re:take, Ganesh et Gonzaroo.
Côté animation habituelle : il y aura des voitures de films cultes dans lesquelles nous pourrons monter dedans pour prendre des photos, la scène Just Dance toujours fidèle au rendez-vous, l’espace jeux vidéos, le coin catch et d’autres multitudes d’endroits à visiter sur les plus de 150 exposants.

42532593_233053144234060_3379464127452807168_n
©NipponActif

Enfin, une dernière grande nouveauté : la création du Ticket VIP Gold! Tiré au sort, il n’y aura qu’UN SEUL gagnant lors du salon. Cet élu aura l’exclusivité pour la toute première fois depuis que le salon existe, de visiter les backstages du salon, l’accès aux espaces VIP accompagné / scène, les rencontres avec les invités, photos et / ou dédicaces avec les guests choisis, avoir un placement privilégié, un repas offert où il pourra manger avec certains invités, la possibilité de participer aux animations avec un coupe-file (JustDance, Voitures, Arts Martiaux, Quiz, etc…), avoir un vestiaire VIP et une salle de repos et enfin une entrée super VIP à 8H le dimanche.
Que de changements et de surprises nous attendent pour cette année, plus que les précédentes éditions j’oserai ajouter!

*Dates : 20 et 21 octobre 2018
*Tarifs : de 13,5€ à 60€
*Lieu : Porte de Versailles – 2 Place de la Porte de Versailles, 75015 Paris
*Billetterie : https://www.parismanga.fr/billetterie

42511342_1990258741035027_1026214398802264064_n.jpg
©NipponActif

 

Le Banquet Fantôme

J’ai eu l’honneur d’être convié au « Banquet Fantôme » qu’avait organisé le Centre Georges Pompidou de Paris, le samedi 8 septembre 2018. Une soirée d’exception, retraçant une multitude d’histoires japonisantes! Un bref retour sur cet événement.

42492813_1865813326830423_1227585508138287104_n
©NipponActif

Acteur majeur de diverses programmations dans le monde artistique, le Centre Pompidou s’active depuis plusieurs jours sur le thème général de « Festival Extra! ». C’est la rentrée littéraire, et le Centre Pompidou en est à sa deuxième édition. Toute cette fête est consacrée à la littérature, avec plusieurs espaces de discussions, colloques, rencontres, interviews, ateliers, etc… qui sont créés pour le plaisir des lecteurs et lectrices. Le festival se déroulant sur plusieurs jours, j’ai tout de suite été intéressé par celui du « Banquet Fantôme ».

42386068_2019988684958369_2805916651466260480_n.jpg
©NipponActif

Le thème de ce banquet était sur les fantômes d’Asie. Le Centre Pompidou ne voulant pas uniquement se confiner à la littérature française, ils se sont investi pour nous ramener des récits d’ailleurs. Le banquet s’est ouvert avec l’introduction de Ryoko Sekiguchi (poétesse et traductrice japonaise), Jean-Max Colard (critique d’art, commissaire d’exposition et enseignant en littérature) et Sugio Yamaguchi qui est le chef cuisiner et le fondateur du restaurant « Botanique Restaurant », et qui nous fera l’honneur de nous faire déguster des plats concoctés par son équipe et lui-même.

Tout le long de ce repas convivial, avec un nombre limité de personnes aux tables prédisposées en forme de rectangle, nous avons eu des intervenants à différents endroits. Tel qu’à un repas de famille, les professionnels prenaient tour à tour la parole pour nous présenter leur travail, jonglant entre le visuel avec des images en vidéo, les musiques éclectiques et les explications de ces acteurs littéraires.  En première prise de parole, nous avons pu écouter Hashimoto Kazumichi après une série d’images projetées. C’est un historien de la culture visuelle, mais avant tout un photographe. Il s’est penché sur l’histoire des « objets fantômes » lors de cette soirée. Ensuite le micro était relayé à Joseph Ghosn, juste après quelques minutes de son remix de musiques électroniques japonaises, à la fois apaisant et autrement dynamique. Il est journaliste de profession, et il s’est attaqué aux « échos fantômes », remuant notre audition.

42439047_524545614656638_2590371669017100288_n.jpg

L’intervenante suivante était la mangaka Mari Yamazaki, traitant le sujet sur les « fantômes dans la rome antique, fantômes au Japon ». Son nouveau tome intitulé Pline vient de sortir en français chez les éditions Casterman. Elle raconte l’histoire de Pline l’ancien, menant dans un mélange d’univers réel aux merveilleux. La base du scénario de son manga a des inspirations historiques et ne ressemble à aucun autre manga qui s’attaque au domaine de l’étrangeté. Enfin, pour les « spectres de Fukushima », Saeko Kimura et Hiromi Kawakami ont présenté leur point de vue respectif autour de ce thème. Saeko Kimura est une spécialiste de littérature classique japonais, et critique de littérature contemporaine. Hiromi Kawakami est une romancière, récompensée par le « Prix Akutagawa » en 1996.

42625104_354224158653928_6321257141684404224_n.jpg
©NipponActif

Mais la clé essentielle pour un banquet, est son dîner. Sur une table immaculée de nappe blanche, le chef cuisinier Sugio Yamaguchi a ajouté une décoration végétale pour nous rappeler l’essence et l’éthique de son restaurant. Entre chaque prise de paroles des invités, on nous amenait une assiette différente. De base, le menu est un repas surprise (les produits allergènes, et fruits de mer sont annoncés vaguement pour la connaissance des participants). J’ai donc après ce festival, demandé la carte complète de ce qui nous avait été servi en détails.

Le Menu de Sugio Yamaguchi

Spectres botaniques

Biscuit aux herbes fraîches
Tartelette végétale, crème aigre
Pomme de terre croustillante 

Lambeaux

Salade aromatique du jardin

Cri de famine

Riz à l’eau

Silva exspiravit

Suprême de caille fumée aux feuilles de figuier 

Umiusagi

Cuisse de lapin mijotée au bouillon iodé
(Lapin, huître, gorge de cabillaud, bulot, poireau, kombu)

Inextricables

Soupe de cresson, aloé vera, daikon et perles de coquillages

42373637_2281704225190257_6258515902942150656_n.jpg
©NipponActif    Le chef Sugio Yamaguchi
42462392_720062718330016_1152380308662779904_n
©NipponActif
42538027_269595127004310_3417166505723297792_n
©NipponActif
42389543_317267022364670_400839543864950784_n
©NipponActif
42387498_312745406168628_2249431637437710336_n
©NipponActif

Un repas qui revêt des échanges franco – japonais hauts en couleurs, souvent orchestré par les serveurs que l’on pouvait voir se déguiser avec des feuilles du visage aux pieds. Personnellement, j’ai eu des découvertes de produits qui m’étaient inconnus, et a contrario, des saveurs d’enfance oubliées telle que le « riz à l’eau » du menu, dit en japonais okayu. C’est en fait un bouilli du riz japonais. Tout le menu était varié, avec des goûts perceptibles et des nuances de saveurs très bien travaillées.
La conclusion de cette fin de soirée a été faite par Chihiro Minato, commissaire, photographe et théoricien de l’art. Le succès de ces jours de festivités nous laissent penser qu’il y aura une troisième édition l’année prochaine!

Je remercie le Centre Pompidou pour leur accueil, et Dominique Racle pour sa correspondance avec Nippon Actif avant et après le festival.

Vernissage de MAMI : Calligraf2ity

MAMI est une calligraphe japonaise qui expose temporairement ses oeuvres à la Galerie Lehalle. Alliant tradition et modernité, elle nous a fait une performance le jeudi 13 septembre en soirée, avant l’illumination de la Tour Eiffel aux couleurs du Japon.

42150685_234312073931177_9002368408670437376_n.jpg
©NipponActif

Le terme de « Calligraf2ity » a été inventé par l’artiste même. Pour ceux qui l’auront deviné, son travail est un mélange unique de calligraphies et de graffitis. Elle a découvert le graffiti lorsqu’elle écoutait de la musique hip-hop. Le chiffre « 2 » se lit « fu » en
japonais ancien, on comptait « Hi, fu, mi, yo … ». Un jeu de mot qui peut se traduire donc de plusieurs manières. C’est devenu au fur et à mesure une signature personnelle dont elle nous a fait un show lors de cette soirée, où la galerie invitait Shoko HAYASHI à nous présenter l’artiste.

L’esprit jonglant avec l’encre

42059188_2175958856009783_7651239600781787136_n.jpg
©NipponActif   L’artiste MAMI de dos

Une musique japonaise lancée, et MAMI dégaine son pinceau sur une toile dorée. Une réflexion de quelques secondes, des mouvements en  l’air pour se projeter dans sa future calligraphie, et elle est lancée. Un rituel maîtrisé, des mouvements rapides et brusques, parfois doux, mais tout cela avec un grand sens du détail. Des mouvements du corps où l’on ose imaginer une certaine danse fluide et précise.

42211146_2119778681608933_6043718120248442880_n.jpg
©NipponActif

MAMI nous décrit ce qu’elle a écrit, et l’explication est traduite par Shoko HAYASHI. Nous avons donc le thème du respect mutuel. Celui du respect qu’on donne à autrui, et qu’on reçoit, afin de travailler en équipe, pour un monde solidaire, sociable, car rien nous permet de vivre reclus. Cette performance inclut entre autre la culture de la cérémonie du thé japonais. En effet dans ce dernier, il y a toujours des calligraphies pour décorer l’espace où la cérémonie a lieu. Autant de raisons qui combinent l’écriture à la bienséance, et à son côté apaisant.

42178409_288685981957325_2401848872742682624_n.jpg
©NipponActif

En dehors de cette performance, la galerie comporte d’autres oeuvres de l’artiste. Certains tableaux sont très colorés, et l’on voit des coups de pinceau qui se rapprochent du graffiti. Des tableaux noirs y sont exposés, la série « NOIR NOIR ». Elle dissimule les caractères ton sur ton, laissant aux visiteurs sa libre interprétation.
Si vous souhaitez voir son travail dans la galerie, sachez que l’exposition dure jusqu’au 22 septembre 2018.

Une vidéo que j’avais préalablement postée sur la page Facebook de Nippon Actif, mettant en scène la calligraphe lors de sa démonstration => Vidéo vernissage MAMI

*Dates : du 13 au 22 septembre 2018
*Lieu – Galerie Lehalle – 3 rue Augereau 75007 Paris
*Tarif : gratuit
*Événement officiel : https://www.facebook.com/events/648340025609016/

Un remerciement pour la Galerie Lehalle et à Vincent Rola. Très bon échange et excellent accueil de la part de l’équipe.

42101583_321613011729432_1589576656199090176_n.jpg
©NipponActif
42194287_731786283820067_6836361597514940416_n.jpg
©NipponActif

La Tour Eiffel aux couleurs du Japon

160 ans de relation diplomatique entre la France et le Japon, et le symbole ultime a été projeté pour la première fois en France, pendant deux nuits sur la Tour Eiffel, les 13 et 14 septembre 2018.

42095914_473920686447903_6168878513840455680_n.jpg
©NipponActif

Cette incroyable idée a jailli dans l’esprit de deux femmes, mère et fille : Madame Motoko Ishii et Melle Akari-Lisa Ishii. Productrices et conceptrices des lumières, ce projet leur a pris un an et demi, pour un résultat admiratif ! Akari-Lisa Ishii, conceptrice lumière a déjà travaillé auparavant sur d’autres sites culturels (voir quelques uns de ses travail sur ce lien : lightzoomlumiere.fr). Fort de ces expériences, on ne doutait pas de l’effet dynamique qu’elle pouvait produire pour cette représentation unique.
Ce show présentait un jeu de lumières et de sons, un parfait combiné qui nous poussaient à nous projeter au Japon : son des instruments japonais, les couleurs, les tableaux connus, les formes arts et déco, etc…

42164552_243635842940865_8978067823012085760_n.jpg
©NipponActif

Dix minutes de projections répétitives, la Tour Eiffel était immaculée de couleurs nets et de formes déstructurées, de tableaux comme celui d’Hokusai aux couleurs du drapeau français et japonais. La majorité des sons qui ont défilé étaient d’origine japonaise, mais nous avons eu aussi de la musique française. Nous pouvions voir les énormes projecteurs qui ont permit de sublimer la Dame de fer au Pont d’Iéna. Les couleurs audacieuses sublimaient le monument, à un rythme soutenu. Les trésors japonais ont rejoint le trésor national parisien. La projection n’a eu lieu que sur une façade de la Tour Eiffel, de 20h à 1h du matin.

Vous avez été quelques milliers à vous rendre devant la Dame de fer, sur le Pont d’Iéna, ou sur le Trocadéro. C’était une chance immanquable et un travail colossal qui a été orchestré en backstage. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de se déplacer, voici les quelques photos que j’ai pu prendre lors de cette soirée.

Je met le reste des photos sur la page Facebook de Nippon Actif => Album photo
Et le lien vers la vidéo YouTube de ma vidéo => https://youtu.be/y4rUFbKl6os

*Event officiel : https://www.facebook.com/events/255015041747043/
*Dates : 13 et 14 septembre 2018
*Tarif : événement gratuit
*Lieu : Tour Eiffel

Un grand merci à Akari-Lisa Ishii pour cette courte collaboration, ce travail minutieux, et une organisation hors-norme!

Dégustation de thé avec Obubu

Aujourd’hui, nous avons eu l’une des rares occasions de participer à une dégustation de divers thés japonais, organisée par des producteurs qui venaient de Kyōto : Obubu Tea Farms.

41366275_2029989443749986_2228259729296064512_n
©NipponActif   Dégustation de genmaicha 

Obubu Tea Farms se trouve précisément à Wazuka, dans la région de Kyōto. Dans le jargon de Kyōto, Obubu signifie « thé ». La compagnie est créée par le président Akihiro Kita et le vice-président, Yasuharu Matsumoto, qui sera présent lors de cette journée afin de promouvoir les produits de leurs récoltes. Nous avons aussi eu la présence de Simona, originaire de Lituanie, et ayant vécue cinq ans au Japon, travaillant avec l’équipe et participant à l’expansion de la culture du thé japonais local. Elle aura même écrit un livre où nous aurons le plaisir de découvrir dans les grandes lignes toute la fabrication du thé. Je vous invite à consulter leur site pour avoir l’histoire de la compagnie (https://obubutea.com/about-us/). Toute la dégustation s’est déroulée dans une des pâtisseries franco-japonaises réputées : Tomo.

41368498_328690507902780_3342919534926364672_n
©NipponActif   Yasuharu Matsumoto

À la découverte du thé d’excellence japonaise

Yasuharu Matsumoto et Simona voyagent de pays en pays afin de faire découvrir des produits de qualité. Cette année, ils ont voyagé dans six pays avec pour mission de nous apprendre comment le thé est sélectionné dans leur ferme, quelle en est sa fabrication, les différences au niveau des saveurs, son processus pour avoir des goûts différents avec le même genre de thé, mais aussi sur les programmes dont ils disposent ou qu’ils vont disposer dans les années à venir. Il faut savoir qu’ils sont à leur treizième tour dans le monde, et sixième en Europe. Ils ne comptent bien évidemment pas s’arrêter en si bon chemin. La veille de cette dégustation chez Tomo, ils avaient tenu un séminaire de 18H à 22H à La QuintEssence. Une cérémonie poussée en terme d’explication, cependant nous n’avons pas été dépourvus d’explications de 13H à 15H, bien au contraire, jusqu’à présent c’est l’événement où j’ai eu le plus d’informations.

41361759_2199408680344620_2244996138811785216_n
©NipponActif   Variétés de thé vert

Nous avons goûté cinq produits : le genmaicha (玄米茶), le sencha (煎茶), le hōjicha (ほうじ茶), le gyokuro (玉露) et le matcha (抹茶). Nous avons bu plus de quatre verres, car il faut savoir qu’un type de thé, peut fournir un goût plus ou moins intense, selon la température de l’eau, allant de 60 à 90 degrés celsius! Et la torréfaction y joue un rôle important. Par exemple pour le hōjicha, il y a trois façons de torréfaction : faible, moyenne et forte. Ce dernier est la meilleure des qualités, et c’est cela qu’on nous fera goûter. Cependant pour le sencha, qu’ils récoltent au printemps, il y a deux procédés pour le cultiver. Sous le soleil, ou sous des filets. les plantes protégées par ce dernier permettra d’avoir un goût moins amer, moins prononcé donc plus doux (ce qu’on qualifie de umami (うまみ)). Plus la couleur est foncée, et meilleur sera le goût. En dernier verre, nous avons goûté le matcha, le plus utilisé dans les pâtisseries. Il a très peu d’amertume, donc a un goût plus doux, et est malléable. Celui que l’on a bu vient d’un seul cultivar, ce qui n’est pas toujours le cas.

Les thés verts comme le genmaicha a plus de 800 ans, alors que le sencha « seulement » 300 ans. Alors que nous sommes dans les méthodes de plus en plus modernes dans l’agriculture, la question se posait quant aux machines utilisées lors des récoltes. Sans surprise, on a une récolte beaucoup plus dense avec une machine qu’à la main. Il y a des instruments de récolte tout en bois et des machines dernier cri. Obubu Tea a choisi d’utiliser l’équipement en bois, car il permet un ramassage et triage des plantes à la loupe. Ils misent sur la qualité, et non pas sur la quantité qu’ils pourraient obtenir avec une machine plus high-tech. Malgré la richesse du thé et sa qualité, les Japonais ne sont que 2% à en boire – loin devant la Chine et l’Inde. On a constaté une baisse des ventes d’année en année du thé vert au Japon. Probablement que les ventes ont augmenté au niveau international, comme en France.

41229885_881253692081080_8706450380361302016_n
@NipponActif    Simona

 

Tant qu’il y aura de plus en  plus de personnes intéressées par ce fameux thé, plus il y aura de déplacement de leur part. Sachant que même les néophytes y sont conviés. Dans cette optique et pour favoriser leur déplacement, Obubu Tea a créé une association se nommant Global Japanese Tea Association. Il comporte déjà 800 membres. Cette association a été créée en Espagne, mais nous verrons bientôt la naissance d’une association française, impérative selon eux, pour la compréhension du langage. Effectivement lors de cette dégustation, tout s’est déroulé en anglais, même si nous avions de temps à autre l’intervention d’un personnel de Tomo pour nous aider à traduire en français. Comme il y a certains points techniques à aborder, la création de cette association se fera sous peu. Cela n’empêche pas d’adhérer au Tea Club (https://obubutea.com/services/tea-club/) dès aujourd’hui. Les sommes qui sont versées dessus permettent aux intervenants de voyager dans le but de créer d’autres séances de dégustations et apprentissages entre autre. Ils accueillent aussi toute personne voyageant dans les environs à des cours sur le thé avec des professeurs agréés, des visites guidées et même de mettre les mains à la pâte si l’on reste pendant plusieurs semaines dans la ville.

Le saviez-vous?

*Le conseil donné par Yasuharu Matsumoto : les quatre ennemis qui nuisent à la conservation du thé sont la lumière (les rayons UV plus précisément), l’air (l’oxygène), l’humidité (moisissure) et la température.
*Le thé contient de la théine et de la catéchine, excellent antioxydant, lutte contre quelques maladies cancérigènes et apporte un meilleur goût aux produits.
*Les théières en fonte asiatique donnent du fer à l’eau. La précision sur l’origine est importante, car sachez que la bouilloire en fonte en Occident, du moins en France n’apporte pas autant de fer, pour cause, sa fabrication. En effet, l’émaillage des théières en fonte en France libère que très peu de fer. Sachant que le peu de fer que nous avons dans notre corps est justement « soluble » par le thé, une théière en fonte de qualité asiatique est fortement conseillée.

41298631_240288773302097_29949124782587904_n
©NipponActif    Avec le vice-président d’Obubu Tea

Voilà enfin le briefing de ce que j’ai pu apprendre aujourd’hui. Un thème ludique, des intervenants joyeux, tout le dynamisme dégagé lors de cette dégustation me permet une fois de plus de dire qu’il y a toujours des choses à apprendre des végétaux que nous consommons. Des thés de qualité, frais et primés mondialement. Il faut s’attendre à ce qu’on entende parler d’eux dans les mois à venir, et jusque là, qu’ils continuent à récolter les fruits de leur dur labeur!

Tarif : gratuit
Date : 7 septembre 2018
Lieu : Tomo – 11 Rue Chabanais, 75002 Paris
Événement ponctuel
Site officiel des intervenants : https://obubutea.com/

 

 

Dansez avec Juju Alishina – Nihon Buyō

Six jours de stage avec l’une des chorégraphes des plus emblématiques de cette danse traditionnelle, Juju Alishina. Un moment d’apprentissage que j’ai pu apprécier le samedi 25 août 2018 dans une salle de danse en plein coeur de Paris.

IMG_4991.JPG

©NipponActif Salle de Micadanses

Le nihon buyō est une danse traditionnelle japonaise, qui s’est développée lors des représentations de kabuki, reconnu dans le patrimoine culturel immatériel de l’humanité en 2008. Aujourd’hui, cette danse peut parfois s’émanciper de ces pièces de théâtre, pour en devenir un art à part entier, contant les saisons et mimant les histoires.

Juju Alishina est une danseuse, chorégraphe et directrice de l’association Nuba en France. Une importante association de danse japonaise, mais reconnue dans le monde, grâce à sa performance et la méthode pédagogique employée, elle est souvent sollicité. Juju Alishina a obtenu un diplôme de danseuse professionnelle et un diplôme d’enseignement à Tokyo. En créant son association Nuba à Tokyo, elle a voulu une expansion à portée internationale de sa danse traditionnelle. C’est alors qu’elle s’installe à Paris en 1998, et retravaille ses styles de danses. Je vous laisse découvrir sa bio : le parcours complet de Juju Alishina.

DSC09467.jpg

©NipponActif Juju Alishina

Qui n’a pas rêvé de voir les performances dont les geisha et les maiko en connaissent le secret? Une symbiose parfaite entre des mouvements légers et saccadés, rythmés par le temps et les gestes qui content une histoire sans paroles. L’une des danses les plus atypiques et unique, dirigée par une professeure de renom. Au-delà de ce qu’offre la performance, nous avons l’étendue artistique visuelle, à savoir les vêtements à porter, et l’art de se maquiller comme nulle part ailleurs.
Sans ces derniers, le nihon buyō est tout de même définissable et reconnaissable. Je suis arrivée au dernier jour de stage, après qu’ils aient tous appris la chorégraphie. Cela a nécessité un travail important, aisément devinable au 5h de préparation fait ce jour-là. Et j’ai eu une chance exceptionnelle d’assister à la mise en maquillage des élèves et du professeur. Étape que Juju Alishina enseigne qu’une fois par année! Ce blanc parfait poudré sur les visages des élèves avec une technicité pointilleuse. Ce maquillage traditionnel se nomme le shironuri.

Shironuri

Étape par étape, on commence par la mise en beauté. Juju Alishina nous explique sur un tableau point par point les étapes du maquillage. L’utilisation de quelques produits japonais sont obligatoires, ne trouvant pas d’égaux aux produits occidentaux.
On lisse le visage en refermant les pores avec un produit que nous pouvons retrouver dans les magasins occidentaux. Ensuite on utilise les produis les plus importants pour faire le maquillage shironuri comme les professionnelles que sont les geisha, les maiko et les artistes du kabuki. D’abord, on utilise le ishineri qui est de la cire à mettre autour des sourcils pour les aplanir. Ensuite advient l’application du kabuki abura qui est le fond de teint qui permettra d’avoir un maquillage parfait. S’ensuit l’application du kabuki shiroi pour effectuer le shironuri (fard blanc, à diluer dans un peu d’eau). Dernière étape, on poudre le tout légèrement avec le kona oshiroi (poudre blanche).
Inspiré d’un modèle, reproduire les détails sur les paupières en jouant avec la poudre rouge et le eyeliner noir. Il en sera de même pour le contour des lèvres et le rouge à lèvre. Certains sites permettent d’acheter le tout pour ne pas à avoir chercher un par un les produits.

IMG_5032.JPG

©NipponActif Des élèves maquillés

Les geisha et maiko « peignent » leurs visages en blanc, mais aussi la nuque et le cou. Mais lors du cours, ils ne feront que le visage pour plus de praticité pour un temps limité. C’est un des meilleurs challenge que l’on puisse donner à des élèves, et une fierté d’y avoir réussi. Ils ont eu l’impression de porter un masque d’argile, car le shironuri durcit rapidement.
Je répète ce qu’il faut acheter sur internet ou en magasin afin d’avoir le résultat sur les photos :

  • Produit pour lisser les pores
  • Ishineri : cire à appliquer autour du sourcil
  • Kabuki Abura : fond de teint
  • Kabuki Shiroi : pâte blanche
  • Kona Oshiroi : poudre blanche
  • Tonoko : poudre rouge
  • Produit noir ET rouge avec un pinceau pour sourcils
  • Produit noir avec un pinceau pour paupières
  • Tonoko rouge autour des yeux et joues

Après le maquillage, advient le port des vêtements traditionnels : le kimono. Simple ou plus travaillé, muni de ses multiples couleurs, on dénote une qualité remarquable qui est la touche finale avec quelques accessoires tels que les ombrelles ou à défaut des parapluies.

DSC09495.JPG

©NipponActif

Enfin paré pour danser, des heures de préparation pour une performance traditionnelle comme au Japon, tout en étant à Paris. Un voyage de plusieurs heures époustouflants qui nous permettent de découvrir une tradition lointaine. L’inscription est possible tout au long de l’année, les cours réguliers commençant en septembre et se terminant en juin. Pour les personnes qui souhaitent participer aux cours (novices aux professionnels), voici toutes les informations sur les cours réguliers pour la rentrée! => https://www.dansejaponaise.fr/cours

Photo de couverture par ©Jérémie Lortic.

DSC09513

©NipponActif
DSC09469

©NipponActif
IMG_5004
©NipponActif    Les élèves entrain de se maquiller
%d blogueurs aiment cette page :