Rakugo – 落語

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@CieBalabolka Stéphane Ferrandez, conteur

Le rakugo (落語) est un spectacle littéraire japonais, raconté par un rakugoka (落語家), qui en est le conteur. Tradition vieille de plus de 400 ans, ce « stand-up assis » n’a comme acteur qu’un seul et unique conteur sur scène. Toujours vêtu d’un kimono, et agenouillé sur un coussin, il utilise comme accessoires un éventail, appelé sensu (扇子), et a souvent un essuie-main en coton, le tengui (手拭). Pour mettre en exergue ce spectacle, la Cie Balabolka se produit sur la scène française depuis quelques années afin d’apprécier cet art venant d’ailleurs.

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@YattaFanzine Rakugoka en anime

La Cie Balabolka est fondée en 2006 avec le conteur éthnologue, Stéphane Ferrandez, ainsi que l’auteure et metteuse en scène : Sandrine Garbuglia. Ils ont à leurs actifs plus de 20 spectacles de contes tournés en France et en Asie. En 2014, j’ai été à leur spectacle intitulé « Histoires tombées d’un éventail ». En 2018, j’ai réitérée mon expérience après leur invitation pour le rakugo appelé « Marcher vers Levant ».

L’art savant japonais

Le 23 février 2018, Stéphane Ferrandez s’est présenté à la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP). Il a commencé sa représentation par un spectacle classique, en étant debout. Il nous dépeint un cadre idyllique, suffisamment pour nous transporter au Japon. Un scénario très bien ficelé, qui le mènera au koza (高座), qui est une scène sur la scène! Car il faut savoir que le rakugoka n’a pas le droit de se lever du coussin où il va s’agenouiller. Si un de ses personnages marchent dans l’histoire, il va devoir simuler la marche… A genoux sur le coussin. Sur le koza, il n’y a ni décoration, ni musique. Seuls peuvent subsister des accessoires que le conteur va utiliser. À partir de là, commence réellement le rakugo. Enchaînement d’histoires amusantes, simples et surtout dynamiques! Car derrière ces histoires avec une chute toujours drôle, Stéphane Ferrandez a su jongler entre les langues françaises et japonaises, nous instruisant sur cette tradition peu connue en dehors du Japon. Le vocabulaire est foisonnant, invitant même les néophytes à être spectateurs! La réelle difficulté est tout de même de raconter des histoires en français, tout en restant sur les principes du rakugo traditionnel. C’est un principe merveilleusement accompli par le conteur.

Jamais deux sans trois, j’attend patiemment le nouveau rakugo qui aura lieu sur Paris! D’ici là, je vous invite à vous rendre sur leur page afin d’avoir les prochaines dates de sa production à Paris ou ailleurs.

Leur page Facebook :  https://www.facebook.com/ComicoJapon/
Leur site internet : http://www.rakugo.fr/

Manga Café V2 – 漫画喫茶 – Paris Version

Le manga kissa (漫画喫茶) au Japon est initialement un salon de thé qui détient une bibliothèque de milliers d’ouvrages de manga. Avec l’arrivée d’internet, ils se transforment en cybercafés, proposant d’autres options que je développerai lors d’un prochain article sur les manga kissa au Japon, comme je l’avais testé à Tokyo!
Mais, en tout premier lieu, je mets en lumière le Manga Café de Paris!

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@NipponActif             Figurine d’entrée du rayon manga

Se trouvant dans un lieu calme du 13ème arrondissement, le Manga Café implante son nouveau salon de 300m2! Un bonheur entre détente, lecture, lèche vitrine et jeux.
Basé sur un étage, on retrouve au rez-de-chaussée, la boutique Manga (goodies, livres, accessoires, livres, t-shirts, mangas, etc…). On a aussi accès aux toilettes, une salle de consoles de jeux est mise à notre disposition, avec la PS3, la PS4 et les bornes d’arcades japonaises (avec plus de 2000 jeux enregistrés dedans, accessibles sans rien débourser dedans) et un espace pour s’allonger à même le sol pour lire des livres, somnoler, voire dormir pour les plus détendus d’entre nous.
En prime, nous avons des machines à boissons (chaudes ou froides, en soft) à volonté et en libre service, qui fonctionnent avec des jetons gratuits à récupérer à l’accueil.

Un cocooning japonais à Paris

 

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@NipponActif    Espace détente

Des formules déjeuner existent en forme de bento, en plus d’onigiri (boulette de riz japonaise avec différents ingrédients possible) pour combler nos faims, avec la possibilité de manger sur place.

Au premier étage, on a atteint la plus grande bibliothèque de mangas avec plus de 10.000 références, en libre service qu’on peut lire. Plein de canapés et fauteuils sont à notre disposition. Nous pouvons aussi y discuter calmement. Je conseille aux personnes venant seuls, de venir avec des écouteurs ou avec des boules quies pour ne pas être déconcentré lors de votre lecture.

Au RDC, il y aussi un purikura, qui est un photomaton japonais, où l’on peut rentrer à plusieurs afin de prendre différentes séries de photos et les customiser avant l’impression. Cependant, celui-ci est pour le moment en panne. Le Manga Café prépara peut-être une cagnotte Leetchi, afin de les aider à envoyer la machine au Japon, et la faire réparer…

Lieu : Manga Café V2 – 9 rue Primo Levi 75013 PARIS
Tarifs : -Première heure creuse indivisible: 3 €
-Première heure pleine indivisible: 4 €
-Toutes demi-heures suppl.: 1,50 €
Il y a aussi des pass, merci de vous informer directement sur leur site : https://www.mangacafe.fr/tarifs.php

Artiste pâtissière : Camille Bay

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@CamilleBay    L’artiste pâtissière Camille

La création par la touche florale

Vivant en région parisienne, Camille est une artiste pâtissière amatrice! Un hobby qui la passionne, et qui la pousse à se perfectionner sur le long terme. Les gâteaux sur mesure, elle connaît. Elle confectionne sur demande, imagine avec nous la dimension du gâteau, et y apporte toujours une touche féminine ou florale. Avec des couleurs pastels et des idées qui fusent, une harmonie se créée à la vision du produit. C’est bien sûr sur le thème des mangas que je lui ai demandé mon gâteau d’anniversaire. Et son premier coup d’essai sur ce thème est merveilleusement accompli, compte tenu de la difficulté des détails à apporter notamment sur Shenron, le dragon.  D’autres de ses confections ressemblent énormément aux gâteaux dans les pâtisseries que j’ai pu voir à Paris, ou même à Tokyo! Le même travail esthétique et soigné.

Le gâteau d’anniversaire de mes 28 ans sur la photo ci-dessous. Mon avatar présenté à gauche, le dragon Shenron, et Son Goku en mode Saiyan Blue. Voilà ce que Camille Bay a su modeler de A à Z!

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@CamilleBay     Thème Dragon Ball Super

Les détails sont saisissants, et complètement modelés main. Les différentes étapes sont photographiées sur sa page Facebook (lien en bas de page). Mais un gâteau ce n’est pas que le visuel, c’est tout autant le goût! Un objectif très bien rempli par Camille qui se passionne dans la confection de ses cake design depuis novembre 2014. Ayant été dans de bons nombres de pâtisseries dans ses années étudiantes, l’idée de reproduire chez elle ce qu’elle a mangée quelques temps avant, l’a mise au fourneau dès son adolescence. Elle commença par des pâtisseries françaises telles que les macarons, fraisiers, éclairs, forêt noire, etc… et participa à quelques ateliers afin de se mettre plus tard au cake design, et d’y trouver son identité. Elle ose aujourd’hui des mélanges de saveurs qui se marient très bien, avec des produits de qualités qu’elle énumère avant tout travail. Même si nous manquons d’idées, son imagination nous permet d’avoir des propositions qui mettent tout le monde d’accord.

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@CamilleBay        Thème Naruto

Nous la rencontrerons peut-être un  jour dans un salon? Mais étant une passion qui la dévore et prend beaucoup de temps, jusqu’à atteindre la perfection, elle ne fait malheureusement pas de gâteau sur demande aux particuliers, uniquement pour ses proches. Cela ne nous empêche pas d’apprécier son délicieux travail sur Facebook!!

Sa page Facebook : Bay Love Baking etc

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@CamilleBay    Camille et son gâteau fait maison

 

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Japan Association in Paris

 

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@JAP           Notre classe collective lors d’un cours de japonais

JAP est une association implantée à Paris depuis 2017, dont le président s’appelle Adrien. Avant de débuter les cours de japonais aux tarifs attractifs, l’association nous a pleinement fait découvrir des activités et cours gracieusement.

Vivons le Japon par ses racines

Je me suis personnellement rendue à de nombreuses activités de l’association. [Je tiens à préciser que je ne suis pas sponsorisée par l’association. Etant donné que je n’ai participée qu’aux cours de découverte, et que je ne suis pas leur élève].  La première fois que j’y suis allée, c’était pour un cours d’1 heure de japonais, suivit d’une dégustation de katsu curry. Le thème était donc le restaurant. Nous avons payé qu’une somme dérisoire de 2€ pour 2H, et uniquement à ce cours… Le reste était gratuit! Notre professeure, Eriko Sensei, nous a tout simplement fait voyager! Par son enthousiasme hors du commun, son sourire constant et un cours bien ficelé, elle ne pouvait que nous captiver.

La promotion du Japon pour les français se fait de différentes manières. JAP a donc diversifiée ses méthodes. Nous avons eu des échanges ciné-linguistiques franco-japonaise, qui permettaient de voir une animation en VOSTFR, et après la séance, de pouvoir discuter tous ensemble afin de donner nos avis. Un avis en français pour le film Your Name (Kimi No Na Wa – 君の名は) et un échange un peu plus corsé en japonais pour le film Les Enfants Loups, Ame et Yuki (Okami Kodomo no Ame to Yuki – おおかみこどもの雨と雪). Apprentissage de vocabulaires garantie!

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@JAP        Cours et Conférence

L’une des conférences s’est portée sur la culture et les moeurs japonaises, ses spécificités et ses interdits. Pour enchaîner sur « Comment travailler et / ou étudier au Japon ». Le petit plus de toutes ses activités ? Des petits en-cas (à boire et à manger) offerts! Sans compter la sortie pour le hanami au Parc de Sceaux qui était organisé sous les sakura.

Que d’apprentissage et d’échange dans cette association grâce à ShihoMihoko et Eriko sensei. Merci aussi à Adrien, le président de l’association qui gère en backstage tout ce qu’on vit!

Sachez que les cours de japonais du printemps à débuter début avril 2018. Mais il n’est absolument pas trop tard pour s’y inscrire. Et en prime, vous avez le droit à un cours gratuit afin de définir votre niveau en japonais.

Toutes les informations concernant le lieu, les tarifs et activités sont sur leur site : Japan Association in Paris
Ou sur leur page Facebook : JAP Facebook

Dernière chose, il est possible de participer à leurs activités sans être un élève de l’association. Et cela ne coûte que 40€ de l’année! Voici quelques photos que nous avons prit lors des cours et activités.

 

Expo : Enfers et Fantômes d’Asie

@nipponactif            Les fantômes chinois

Une exposition au Musée du Quai Branly qui a eu un succès en ce dimanche 22 avril. D’un autre genre, une richesse apportée des pays asiatiques, qui animent notre curiosité.

Parce que la Terre n’est pas le seul monde existant

Cette exposition touche à des croyances encore bien ancrées dans certaines cultures. Établissant la règle du bien et du mal, des visages et des histoires ont été créés afin d’expliquer à des générations l’existance de présences mystiques.

@nipponactif                 Expo Enfers et Fantômes d’Asie

Ce parcours de presque 2H nous apportera des récits du Japon, de Chine, de Thaïlande ou encore du Cambodge. On passe des objets, aux estampes, de petites vidéos, aux jeux vidéos, à une ambiance glauque, au plus impressionnant. Un parcours ludique, mais je n’oserai pas dire pour les enfants, étant donné la présence de scènes de torture assez récurrentes.

On ne discute non pas que de monstres et démons, mais aussi du karma, des tribunaux, de la réincarnation, des punitions, etc… On aura une majorité d’estampes japonaises datant du 17ème au 19ème siècle.

Je vous invite à découvrir les photos en bas de page.

*Lieu : Musée du Quai Branly – 37 Quai Branly 75007 Paris
*Prix : 12€ (billet jumelé à la visite des expo permanentes du musée). Condition de gratuité et de réduction à voir sur leur site.
*Dates : du 10 Avril au 15 Juillet 2018
*Site : http://quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/enfers-et-fantomes-dasie-37727/

Parc Oriental de Maulévrier

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@nipponactif           Pont du Parc Oriental de Maulévrier

Ce parc est un super jardin japonais qui est situé à 3H30 de Paris en voiture. En vu du thème, je devais m’y rendre, peu importe le nombre de kilomètres à parcourir. Sachant qu’il est le parc japonais le plus grand d’Europe.

Un jardin japonais esthétique et historique

Sachez que ce jardin est ouvert en journée, mais aussi en soirée! Les tarifs et horaires diffèrent, donc consultez le site avant de vous y rendre. Je l’ai personnellement visité en journée.

Ce merveilleux jardin de 29 hectares où je me baladais, ne sert pas qu’à prendre un air de bol frais. Mais aussi d’y voir un parcours ludique. Une belle promenade jonchée du lac artificiel, de décorations, de 300 plantes environ (notamment avec les feuilles du plus ancien arbre du monde!) et d’expositions.

Entre les torii (portique rouge des temples japonais), et les toro (les lanternes en pierre), on a aussi une réplique d’un temple bouddhiste Khmer. Les autres éléments Khmer sont reproduits grâce à des pièces qui ont étés présentées lors de l’Exposition Universelle de 1900. C’est bien sûre pas un hasard, quand on sait qui en est le créateur du parc : Alexandre Marcel. Un architecte parisien et le concepteur du pavillon Cambodge à l’Exposition Universelle de 1900, qui a aménagé le jardin d’inspiration japonaise. Une exposition sur l’histoire du parc est aussi présentée. Et d’autres expositions permanentes et temporaires, ainsi que des activités sont souvent programmées.

Sans plus d’explication, je vous invite à y aller sans hésiter! J’y retournerai pour ma part pour visiter le jardin de nuit. Voici un extrait des photos que j’ai pu prendre en bas de page.

*Lieu : Route de Mauléon, 49360 Maulevrier
*Tarif : de 7 à 16,5€ (voir les conditions de tarifs réduits sur leur site)
*Site : https://www.parc-oriental.com/

Pâtisserie TOMO – フレンチどら焼

 

 

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@nipponactif                                   Dorayaki à l’anko et au matcha
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@nipponactif               Dorayaki Paris – Kyoto

Ma première pâtisserie franco-japonaise, un léger délice!

 

Pour mon premier passage dans cette pâtisserie de luxe, je me suis rabattue sur le 100% japonais, sans aucun regret avec le fameux dorayaki au matcha et à l’anko… Un délice ! Le matcha, c’est de la poudre de thé vert, mais cette fois travaillé en crème. Le dorayaki  est le double pancake que vous voyez sur la photo ci-dessus. L’anko, c’est de l’haricot rouge (il me semble que son synonyme pourrait être de l’azuki, mais c’est le procédé qui diffère l’un de l’autre, qui leur donne leur nom respectif). Pâtisserie comme au Japon, fait maison. Le pancake était un peu trop cuit mais j’ai tout de même adoré. Le verre de boisson pétillant contient du matcha et du yuzu. Sans sucre ajouté, très bon! Je n’ai personnellement pas trop aimé le mélange matcha et menthe qui était dans le verre de mon ami.
Par contre, ce ne sont pas des desserts qui nous rassasient. Y aller que par gourmandise et goûter à des produits raffinés, et non pour remplir un début de faim ou encore moins une fringale. C’est très léger. Et je trouve quand même que le prix est relativement élevé pour ce que c’est. J’en ai eu pour 12€ (le dorayaki et la boisson matcha – yuzu pétillant).

Le come back

Mon deuxième passage était pour goûter le mariage franco-japonais. L’essence même du Tomo : un travail méticuleux d’un chef pâtissier d’origine japonaise, et un chef pâtissier d’origine française. Une merveille qu’est le dorayaki Paris – Kyoto.
Super bon bol de lait chaud au matcha bio! Sinon il y a la version chocolat chaud au matcha (le bol noir sur la photo que j’ai prise).
Et le dorayaki Paris – Kyoto : Crème au praliné, amandes – noisettes maison, kinako (soja torréfié, ça donne un goût de cacahuète mais la crème est beaucoup plus légère avec cette poudre).

On sait qu’on tape dans la gastronomie de la pâtisserie franco-japonaise quand on paie l’addition : il me semble que j’ai payé environ 16€! (À emporter c’est 1€ en moins par produit). J’ai déjà goûté dans des pâtisseries de haut standing, et je peux vous dire… Que le prix est un peu exagérer! J’y retourne tout de même car je n’ai absolument rien à dire sur la qualité des produits qu’ils utilisent, et c’est une très bonne fusion pâtissière. De plus le service est impeccable.

NB : non le bol n’est pas fissuré, c’est une décoration symétrique.

 

Adresse : 11 Rue Chabanais
75002 Paris

Prix (de mes deux passages pour ce que vous voyez en photo) : 12€ et 16€ sur place. Moins chère à emporter.

Expo : Seigneurs de la Guerre au Japon – Daimyo

@nipponactif    L’un des costumes de samouraï présenté à l’expo Daimyo

Une exposition emblématique des armures de samouraïs, entre le XIIème et le XIXème siècle, présentée en grande pompe, au Musée Guimet (Musée National des Arts Asiatiques) à Paris. Ce musée rassemble les énormes richesses du continent d’Asie. Si cette exposition devait avoir lieu, c’est nul part ailleurs qu’ici son lieu de prédilection!

 

Un air de Japon souffle dans la capitale

 

Pour ceux qui souhaitent découvrir l’exposition, sachez qu’il n’y a pas qu’un seul lieu à visiter mais trois! L’exposition Daimyo est éclatée dans les trois adresses suivantes, dans l’ordre chronologique :

*Commencez par l’Hôtel Heidelbach, qui est une annexe au Musée Guimet : 19 avenue d’Iéna 75116 Paris. Le lieu où l’exposition est la plus complète !
*Ensuite, dirigez-vous à la rotonde du musée Guimet, au 4ème étage : 6 place d’Iéna 75116 Paris. Les armures sont superbement agencées!
*Enfin, allez-y directement au Palais de Tokyo pour en finir avec l’exposition : 13 avenue du Président Wilson 75116.

Tous ces musées sont proches les uns des autres (moins de 2 minutes de marche).
À savoir : arrivé au musée Guimet, ne tardez surtout pas en visitant tout le musée ! Dirigez-vous directement au quatrième étage, car il y a une queue en haut aussi. Une fois le quatrième étage fait, foncez directement au Palais de Tokyo! Les autres étages du musée Guimet, vous avez 14 jours pour y revenir et le visiter gratuitement avec le même billet. Le musée Guimet et le Palais de Tokyo se visitent en peu de temps. Vous vous attarderez plus à l’Hôtel Heidelbach.

Et d’ailleurs, vous vous y attarderez avec grand plaisir. Une exposition agencée magnifiquement, on voyage le temps d’un instant à une époque lointaine du Japon. Les armures, leurs détails, les couleurs, le textile, les anecdotes et les histoires corroborent avec l’idée que nous pouvons nous faire des samouraïs. Rassurez-vous, que vous soyez des connaisseurs ou néophytes, l’exposition Daimyo sur ces grands guerriers japonais vous intéressera sûrement. Place aux informations et photos que j’ai prise lors de cette découverte!
*Dates : 16 Fevrier au 13 Mai 2018

*Lieux : reportez-vous à mon article

*Tarif : 11,5€ plein tarif
– 9€ en tarif réduit pour les : 18-25 ans, étudiants, personnes affiliées à la Maison des artistes, adhérents des institutions partenaires et visiteurs du Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.
– Gratuit pour les : moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, bénéficiaires des minimas sociaux, personnel du Ministère de la Culture et de la Communication, détenteurs de la carte ICOM ou IKT, journalistes, guides-conférenciers, titulaires du pass enseignant, éducateurs & relais du champ social, bénéficiaires du minimum vieillesse, C-E-A / Commissaires d’exposition associés, et personnes en situation de handicap & leur accompagnateur.
Tout ceci accompagné d’un justificatif de moins de 3 mois.

 

 

Goma : rituel par le feu près d’Auxerre

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@nipponactif Omamori que j’ai acheté à Tokyo

En Juin 2015, j’étais à Tokyo! Et lors de mon passage dans le quartier d’Asakusa, je me suis rendu au temple Senso-Ji. De là, j’ai découvert l’histoire de l’amulette porte-bonheur, appelé en japonais l’Omamori, et j’en ai acheté 2, représentés sur la photo ci-dessus : un pour la chance (le rouge) et l’autre pour l’argent (le jaune). Mais sachez que ce ne sont pas des amulettes ordinaires qu’on garde en collection ou en souvenir. Car effectivement, ils sont en générale brûlés dans le feu 1 an après! A votre guise si vous souhaitez les garder en souvenirs, ou si vous souhaitez accomplir le rituel jusqu’au bout. J’ai personnellement suivit le procédé traditionnel.

Le vrai talisman est dans notre coeur

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@nipponactif  Photo prise au Temple Komyo-In près d’Auxerre

Le Goma : le procédé par lequel on brûle nos omamori par le feu. Au Japon, un an après avoir garder ces talismans partout où l’on va, on se dirige vers les temples pour citer des mantras, et libérer les dieux emprisonnés dans nos talismans. Ca peut être 1 an ou un peu plus! En fonction si vous pensez qu’il faut que vous le gardiez encore pour certains événements en cours. Mais pas trop, car parfois, ça peut être à cause de l’amulette que vos souhaits ne se réalisent pas. Au Japon, tous les premiers dimanches du mois, ont lieu le goma*. Sachez tout de même qu’il y a différentes histoires concernant le procédé : la manière la plus traditionnelle et stricte, et la contemporaine. Explications en brèves.

La tradition ancestrale : brûler les omamori dans le temple où vous l’avez acheté et ce, dont un sanctuaire shintoïste et non bouddhique! Je vous prierai de chercher la différence qu’ils subsistaient entre ces lieux sur internet, car sinon je risque de faire un interminable article…

La tradition moderne : brûler les omamori de préférence dans le temple où vous l’avez acheté, ou n’importe où dans les sanctuaires shinto. Car, depuis quelques décennies au Japon, on ne différencie plus certains temples des sanctuaires, étant donné qu’ils peuvent résider sur le même lieu indifféremment.

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@nipponactif   Mantras que j’ai répété lors du goma.

Etant de Paris, les temples bouddhistes n’en manquent pas dans la région. Mais je me suis tout de même intéressé au sanctuaire shintoïste de France. Et sachez que pour le moment… Il y en a qu’un seul dans toute la France, et c’est à 2H en voiture de Paris! Un déplacement qui m’a tout de même motivé. Je ne vous raconterai pas l’histoire du moine qui a séjourné au Japon, et de sa femme avant de s’installer près d’Auxerre, il est bien indiqué sur ce site : Temple Komyo-in.

Le 1er dimanche Avril 2018, nous avons démarré à 7h30 pour arriver à 9h30 au sanctuaire shintoïste (info en bas de page). Jusqu’à midi 30, nous avons fait que de répéter les mantras. Et écouter la philosophie inculquée par le moine. Que d’énergies positives, dans un très jolie cadre où nous avons finit par brûler nos omamori.

Pour ceux ne pouvant pas du tout se déplacer, sachez que comme le moine l’a dit, le vrai talisman est dans notre coeur! Donc ne pas brûler les omamori ne fait pas de vous des personnes qui ne respectent pas les traditions.

 

Temple Komyo-In
La Montagne
89350 Villeneuve-les-Gênets
Site / contact : http://www.komyo-in.net
Facebook : https://www.facebook.com/groups/953162814796433/

Tarif : gratuit, sur réservation par email ou téléphone

*Le temple Komyo-In et le Japon font des goma collectifs les premiers dimanches du mois, par convention. Ils existent aussi des goma qui sont pratiqués tous les jours au Komyo-In, ou au Japon dans leur temple shingon et tendai (à Narita par exemple).

Avant-première française : documentaire Hayao MIYAZAKI et NHK World Japan

La NHK World Japan s’est présentée à la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) ce samedi 14 avril, avec en main une vidéo exceptionnelle d’interview sur le célèbre mangaka Hayao MIYAZAKI!

Un Miyazaki à la fois doux et brut

Le réalisateur travaillant pour NHK World Japan, Kaku ARAKAWA, et ami de 13 longues années d’Hayao MIYAZAKI, nous a offert un cadeau avant l’heure! Le sixième documentaire sur le fondateur du studio Ghibli a été projeté au MCJP, en avant première : Never-Ending Man.

 

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@nipponactif            Directeur de la Maison de la Culture du Japon à Paris

Après une brève introduction du directeur de la MCJP, le documentaire a été lancé. Sous-titré en français, nous avons plongé dans la vie personnelle de celui dont on ne présente plus le nom. On découvre un homme complexe, étranger à la société moderne, mais qui par son travail acharné, nous impose sa vision de la vie. Un homme têtu avec des valeurs ancrées, mais aimant s’instruire, n’hésites pas à partir pour la découverte d’un nouveau monde, notamment celle de la nouvelle technologie. Hors de ses heures de travail, la philosophie et les rêves s’emparent de lui. Une mélancolie bien marquée, un sourire tout de même affiché en toute situation.

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@nipponactif       Représentante de la NHK World Japan

Le réalisateur a su dégager les meilleurs moments de la vie quotidienne de MIYAZAKI, de manière brut, sans scènario, juste dans la simplicité et spontanéité de son ami. C’est avec grande émotion que Kaku ARAKAWA nous a parlé du maître, et nous a honoré de sa présence lors de cet événement, afin de répondre à nos questions. Dans les questions / réponses, la partie que j’ai aimé le plus, en résumé :

« A savoir qu’Hayao MIYAZAKI est très difficile et strict au travail. Il y a eu beaucoup de personnels qui ont démissionnés à cause des conditions qu’ils ne remplissaient pas selon Miyazaki. Moi-même j’ai eu une anecdote. Lors de ma première année avec lui, un jour il m’a crié dessus. Du moins, il me criait déjà dessus habituellement. Mais par l’accumulation de ses critiques envers mon travail quasi incessant, j’ai pendant 1 semaine et quelques jours, arrêté d’aller au studio Ghibli. La peur ne me permettait plus de fournir d’effort. Et puis, les jours passant, c’est un assistant de Miyazaki qui me contacta. Pour s’excuser, et de revenir travailler avec lui, car au final, il pensait que mon travail était utile et que je me débrouillai très bien. Depuis, et durant ces 13 années, je suis devenu son inséparable. J’ai même un bureau qui m’est dédié au Studio Ghibli, où je passe la majeur partie de mon temps. Beaucoup plus qu’au siège d’NHK World Japan. Je pense qu’on m’a accepté car je répondais finalement aux critères de Miyazaki« .

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@nipponactif     Présence de Kaku ARAKAWA, réalisateur du film Never-Ending Man

 

Après cette 6ème vidéo consacrée à Hayao MIYAZAKI, il nous précisera qu’il y en aura un 7ème, mais sans en dévoiler plus. Jusque là, Never-Ending Man sortira dans les salles françaises probablement en décembre 2018. Pour les fans de MIYAZAKI, c’est un rdv immanquable.

Date : 14/04/2018
Lieu : Maison de la Culture du Japon à Paris 15ème
Tarif : gratuit

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