Vernissage ‘Couleurs du Japon’ par Hidenobu Suzuki

Le Japon, un pays, une culture, des traditions, qui rassemblent des personnes bien au-delà de leur frontière. À défaut de ne pouvoir voyager et visiter ce merveilleux pays, Hidenobu Suzuki nous fait profiter de ses clichés aux mille couleurs.

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©NipponActif

Hidenobu Suzuki est de base un ‘hair stylist’, habitant à Toyohashi, dans la préfecture d’Aichi. Mais il a un autre talent caché : la photographie. En plus de la prise de photos de somptueux paysages japonais, il est aussi un artiste de la photographie numérique. Comprenez par là qu’il s’amuse à retoucher les photos, selon ce qu’il perçoit. C’est la meilleure des combinaisons possibles dans cet art, afin de saisir le plan général et de le retravailler, pour enfin saisir l’essentiel qu’on ne peut voir à l’oeil nu. Ses photos donnent un air surréaliste, arborant des couleurs vives pour accentuer chaque détail, ne délimitant pas notre regarde que sur de simples sujets, mais en étendant notre perception sur tout le paysage environnant. Elles contrastent ainsi avec les lieux, les objets et les êtres vivants qui eux, existent bel et bien.

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©HidenobuSuzuki      Blue Heaven

Le mercredi 10 octobre 2018, je suis parti à la découverte de ses photos affichées dans une boutique atypique : la Maison de thé. Le décor de la boutique propulse bien les merveilleux tableaux photographiques. Une bouffée du Japon entre dans cette pièce, un voyage instantané nous fait évader. C’est la première fois qu’il expose son travail en France. L’une de ses techniques est une assimilation de la photographie et de la peinture japonaise. Sur ses photos, nous avons affaire à des sujets que nous avons l’habitude d’apprécier quand on connaît un minimum le Japon. Mais il a réussi à captiver notre attention avec des couleurs sensas! Personnellement, j’aimerai bien visiter les lieux où il a été… Ce talentueux photographe était présent lors de cette soirée, et on a pu en apprécier l’échange.

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©NipponActif   L’artiste Hidenobu Suzuki

Pour revenir brièvement sur son parcours, il se lance dans la photographie dès 2013. Il a étudié et pratiqué la peinture dès sa tendre enfance. Parcourant tout le Japon à la poursuite de clichés stupéfiants, il gagne la même année le prix à l’OLYMPUS FotoPus GRAND PRIX et le Gold prize of the week avec deux de ses superbes photos. En 2016, c’est au Carrousel du Louvre qu’il se voit récompenser de la médaille d’or de la photographie par le Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Je vous laisse découvrir en images son époustouflant travail! Son exposition continue pendant quelques mois, n’hésitez pas à vous déplacer pour voir les choses en grand, l’entrée est libre!

*Lieu : Maison de thé – 76 Rue Bonaparte, 75006 Paris
*Dates : du 8 octobre 2018 au 19 janvier 2019
*Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/305052283645158/
*Site photo de l’artiste : https://500px.com/hidenobu_suzuki

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©HidenobuSuzuki    Nagoya Castle
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©HidenobuSuzuki     The Silence of Enchantment 1
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©HidenobuSuzuki   A Soft Spring Day
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©HidenobuSuzuki  Nishikiga
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©HidenobuSuzuki    Mount Fuji, Dressed-Up

L’exposition du siècle d’Itō Jakuchū

Pour la première fois en Europe, trente toiles du célèbre peintre Itō Jakuchū sont présentées au Petit Palais de Paris. L’artiste se réincarne après ce long voyage du Japon en France, par le biais d’un monde à la vision réaliste et d’une magnificence incroyable. Découvrez en photo quelques toiles, et en écrit son histoire.

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©PetitPalais

Sa peinture et son histoire traversent des siècles, sans que sa vision n’en soit imperceptible, et visible aux yeux des vivants. Itō Jakuchū est un célèbre peintre au Japon, ayant vécu de 1716 jusqu’à sa mort en 1800 à Kyōto. Né dans une famille aisée et dans un quartier pittoresque, il était déjà un amoureux de la peinture dès l’âge de dix ans. Mais il a exercé son métier de peintre qu’à l’âge de quarante ans, ayant été grossiste juste avant, et confiant les rênes de l’entreprise à son frère. En 1733, l’art du réalisme pictural est né, et Itō Jakuchū s’en inspire sur toutes ses toiles. En 1757, il commence le chef-d’oeuvre de sa vie qui prendra dix années à peindre : Le Royaume coloré des êtres vivants. Le titre parle de lui-même, il explore le monde de la faune et de la flore. Trente rouleaux précieux qu’il peint avec un réalisme détonnant, surtout pour l’époque! Je ne raconterai pas tout de son parcours, car j’y reviendrai sur un prochain article, lors d’un événement qui va assouvir notre curiosité par la projection d’un documentaire qui lui est accordé!

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©PetitPalais    Nandina et coq

 

La première fois que ces rouleaux étaient exposés à l’étranger, c’était à la National Gallery of Art de Washington en 2012. La deuxième fois, nous avons cette chance exceptionnelle, de croiser ces rouleaux au Petit Palais de Paris. Un mois d’exposition de mi-septembre à mi-octobre, les rouleaux étant extrêmement fragiles, ils ne peuvent pas demeurer plus longtemps… Un mois pour des milliers de visiteurs de contempler des vieux pins, coqs, poissons, lotus, millets, moineaux, grenouilles et insectes divers. Ils abondent tous sur des toiles, et ils sont dessinés méticuleusement par Itō Jakuchū. Une technique lie toutes les toiles, c’est celle de la peinture sur soie en revers et avers, avec des couleurs vives, utilisant un amas de palettes colorées, avec la difficulté supplémentaire que le peintre utilisent aussi des pigments minéraux et des teintures naturelles. Tous les rouleaux présentent une finesse de traits, sans qu’aucune ligne de contours ne soit présente.

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©PetitPalais    Vieux pin et phénix blanc

Par exemple dans l’oeuvre du Vieux pin et phénix blanc sur la photo juste au-dessus, il applique la couleur ocre sur le revers, et j’avais réellement l’impression de voir de l’or, en vue de son reflet à la fois invisible et dynamique quand on « zoomer » (avec les yeux en l’occurrence, nous n’avions pas le droit de prendre des photos, même sans flash, une interdiction toujours liée à la fragilité des rouleaux). De grands rouleaux verticaux, on pouvait y passer plusieurs minutes afin de contempler chaque détail, où que l’on pose nos yeux, on avait quelque chose à entrevoir. D’aussi loin que je me souvienne, c’est la première fois que j’entends autant de : « Wouah », « C’est magnifique », « Un chef-d’oeuvre » pour une exposition. Étant donné que je suis toutes les semaines dans les musées de la région parisienne (et non, je n’ai pas d’intérêt que pour les expositions japonaises!), je peux vous garantir que l’effet du Royaume coloré des êtres vivants nous fascine tous sans exception, et avec autant de passion.

Le maître de la finesse

Par cet oeuvre, l’artiste témoigne d’une grande affection pour les animaux et la nature. Il a passé des années à observer les animaux, avant de les peindre et de nous le rendre palpable à vue d’oeil. Il y a avait un effet de 3D, et on savait qu’avec ce relief, il a dû utiliser d’autres objets. Quand je suis entrée dans la salle d’exposition, j’ai commencé par la fin… Enfin, je ne suis pas certaine que c’était la fin, mais la grande majorité des visiteurs ont commencés à mon opposé. Sans regret pour ma part. Il y avait tout de même une file d’attente d’environ 1H30 en dehors du musée! J’ai pu personnellement le contourner étant de la presse, mais l’empathie fonctionne à grande échelle avec moi, et suivre les nombreux visiteurs qui se bousculent, me fatigue rapidement. Faites donc comme moi, commencez par les rouleaux de la triade bouddhique intitulé Shaka Sanzon-zō, Triade de Sakyamuni. L’artiste était très pieux, il plaçait le Bouddhisme au coeur de sa vie, bien avant la faune et la flore. J’ose penser que c’est ce qu’il l’a sauvé, à un moment donné de sa vie où il avait tout perdu… On reviendra sur ce sujet lors du prochain article aussi, patience!

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©PetitPalais    Bodhisattva Manjusri

En 1999, il y a eu des travaux de restauration du Royaume coloré des êtres vivants qui durèrent six ans et ont permis de confirmer que le peintre utilisait la technique de l’urazaishiki. Une technique où il colore une partie des endroits en revers, pour donner un effet plus intense des couleurs sur la toile. On hésite sur un travail totalement en relief, incapable de déceler quelle partie a pu être travaillée des deux côtés, tellement le rendu sur ces soies est exceptionnel. Une chose ne nous trompe, ce sont les détails qui sont saisissants. Il y avait parfois des cercles avec un joli motif, mais vous savez, ceux qu’on dessinait à l’école avec nos compas ? Les rosaces. Sauf qu’ici je doute fortement qu’il s’est amusé à en faire de même, surtout que ses rosaces ne ressemblaient pas aux miennes, et si ce n’est que les siennes étaient dessinées très rigoureusement !

Rien a été laissé au hasard. C’est un voyage atypique que l’on a fait avec ses toiles. Il y a même un de ses rouleaux qui m’a fait rapidement penser à nos plages françaises… J’exagère peut-être, mais c’est mon ressenti. Si vous trouvez lequel, dites-le-moi. Autre que mes désirs refoulés des vacances, des plumes en veux-tu en voilà! Vous n’avez jamais prêté attention à un coq (malgré qu’il soit quand même l’emblème de notre cher pays)? Dirigez-vous vers le musée. C’est le plus beau coq qui m’est donné de voir dans ma vie. Encore plus magnifique que les coqs que l’on connaît, avec des courbes parfaites, et une abondance de plumes majestueuses, et dont même le paon n’a rien à envier.

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©PetitPalais   Roses et petits oiseaux

J’ai aimé tous les rouleaux, en y passant 1h30, alors que tout se passe dans une salle visible de long en large. Je peux le dire, j’ai limite étudié les tableaux. Deux tableaux m’ont fait rester plus longtemps que d’autres : Érable et petits oiseaux et Roses et petits oiseaux. Je viens de me rendre compte qu’à « l’écriture » de ces deux titres, on pourrait tomber dans le piège en pensant que c’est parce qu’il y a des petits oiseaux que j’ai été fasciné par ses tableaux… alors que non, ce sont pour les roses qui fleurissent toute la toile. Loin d’être ma fleur préférée, et le rose ma couleur de prédilection, il faut croire qu’ils avaient le pouvoir de me laisser me poser et rêvasser!
Alors, pour ceux qui se demandent quelle est ma couleur préférée, est bien c’est le bleu. Certains de ses tableaux révèlent plus précisément la couleur bleue de Prusse. Sachez qu’au moment où Itō Jakuchū l’avait utilisé, il n’était pas en vente au Japon… il a utilisé cette couleur 60 ans avant qu’un autre célèbre peintre l’utilise : Katsushika Hokusai. Il est devenu l’un des premiers propriétaires de cette couleur rare, difficile d’obtention à l’époque, au Japon, mais sans aucune conviction quant à la méthode de procuration de ce produit, je ne m’avancerai sur ce terrain qu’après quelques recherches que je vous ferai partager.

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©NipponActif   Le Petit Palais de l’extérieur

Dans cette collection, une harmonie règne dans le monde la peinture. Les animaux ne sont pas les seuls à être mis en avant, mais ils sont égaux à la nature qui les entourent. Lisez ces rouleaux, créez vous aussi l’histoire de votre perception, tout comme un espace regorge de mille histoires. Merci au Japon de nous avoir permis de voir de telles oeuvres, merci au Petit Palais de les avoir abrités quelques jours. Longue vie aux rouleaux!

Un spécial remerciement à Mme Beaujard et Mme Drapier.
Le jour où je publie cette article, il reste deux jours avant que les rouleaux repartent au Japon… Profitez, ce week-end le musée à des horaires d’ouvertures exceptionnels !

*Lieu : Petit Palais –  Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
*Event Facebook : https://www.facebook.com/events/1746892875380357/
*Dates : du 15 septembre au 14 octobre 2018.
*Billetterie : http://www.petitpalais.paris.fr/preparer-sa-visite/billetterie

 

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©NipponActif   L’entrée à l’exposition
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©PetitPalais   Canards mandarins
dans la neige
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©PetitPalais   Vieux pin et paon
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©PetitPalais   Coqs
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©PetitPalais   Coquilles
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©PetitPalais    Poissons
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©PetitPalais   Bodhisattva Samantabhadra

 

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©PetitPalais    Boudhha Sakyamuni
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©NipponActif   Les 1H30 de queues

Vernissage : l’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent

Une exposition au coeur des pensées du grand couturier Yves Saint Laurent. À l’instar de son travail méticuleux, l’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent retrace sa curiosité pour le continent asiatique, et plus précisément pour l’Inde, la Chine et le Japon. Il fallait s’attendre à ce que cela ne soit pas qu’une simple exposition, mais aussi une révélation des procédés de l’artiste. C’est parti pour la découverte de la toute première exposition temporaire thématique du musée!

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©NipponActif

Attention, l’exposition est ouverte qu’à partir de demain (2 octobre 2018). J’ai pris les photos suivantes lors de la conférence presse, avant l’ouverture aux publics. Si vous souhaitez garder la surprise de ce qu’il y aura lors de votre visite au musée, je vous conseille de ne pas continuer la lecture de cet article.

La grande renommée du personnage me conforte dans l’inutilité de vous le présenter. C’est donc pour cela que je vais rentrer dans le vif du sujet ! Une exposition que j’avais hâte de découvrir depuis au moins trois longs mois. Est-ce que l’attente en a valu la chandelle? OUI! Bien plus que ce que j’espérais. À partir de cette année, donc en 2018, il y aura quatre mois d’exposition thématique chaque année, en dehors de l’exposition permanente. On y verra 7.000 pièces textiles avec son processus en 81 collections.
En entrant dans la salle du hall principal, le thème est très rapidement imposé : trois murs sur quatre nous proposent une brève introduction quant au choix des pays et à son explication. Le directeur du Musée Yves Saint Laurent, Olivier Flaviano, et la commissaire de l’exposition, Aurélie Samuel nous accueillent durant les quelques heures de la visite guidée.

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©NipponActif Aurélie Samuel et Olivier Flaviano

Comme Olivier Flaviano l’a si bien expliqué, le titre porte à confusion. Effectivement, nous savons ce qu’est le rêve endormi. Cependant, le travail du créateur s’est plutôt immortalisé dans un rêvé éveillé. Celui s’imprégnant des dynamismes culturelles d’un continent vaste et regroupant des pays avec des identités propres. Yves Saint Laurent se nourrit de littératures, de musiques, de théâtres et de cinémas. Il va au-delà de la démarche purement professionnelle, et se rapproche de la démarche artistique, culturelle et sociale. En 1983, au milieu de sa carrière, une exposition sur Yves Saint Laurent s’ouvre au Metropolitan de New York, il dit lors d’une interview avec le journal Le Monde : « L’imagination, comme un fleuve, charrie toute la peinture, la littérature, la sculpture, la musique que je porte en moi pour s’incarner dans mes collections ». Choses dites, choses faites!
Le directeur du musée est aussi inspiré par une autre citation de Jean Cocteau : « Pour les artistes, il ne faut pas finalement parler d’inspiration, mais d’expiration. Puisque ces choses ne nous tombent pas de quelque ciel, mais sortent de nos profondeurs ». Olivier Flaviano trouve que cette phrase accroche à merveille au travail d’Yves Saint Laurent.

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©NipponActif

La commissaire de l’exposition, Aurélie Samuel prend à son tour la parole, pour nous donner son avis. Pour elle, le travail d’Yves Saint Laurent va au-delà du cadre du travail, il a une démarche qui est intellectuelle et historique. Et l’on commence le sujet avec l’Asie pour la toute première exposition temporaire du musée. Un thème qui n’a donc pas été choisi au hasard. Le but de l’exposition est aussi d’expliquer et de contextualiser en essayant de comprendre ses sources d’inspiration mais aussi la façon dont il a digéré les influences et les différentes pensées de ces cultures auxquelles il s’est intéressé. Le fait d’avoir choisi que ces trois pays, au lieu de l’Asie du Sud-Est ou de la Corée, est justifié par le fait que l’Inde, la Chine et le Japon sont les plus connus en Europe. Mais surtout qu’à travers leur vêtement, un certain nombre de coutumes y sont véhiculées. Yves Saint Laurent essaie d’en comprendre la forme, la technique et surtout son usage. Ce sont des pays où le vêtement raconte une histoire : le statut social, le statut religieux et la place qu’ils ont en société. L’artiste va essayer de comprendre, reprendre et réinterpréter à sa manière, sans pour autant complètement déformer la base. Certains objets sont empruntés au Musée Guimet pour cette collaboration, afin de mettre en concordance le travail d’Yves Saint Laurent aux objets d’arts asiatiques.

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©NipponActif

Mon site communiquant sur les richesses japonaises, et voulant me soustraire à cette condition, je ne vous parlerai que de la collection japonaise. Je mettrai tout de même les photos de l’ensemble des collections que j’ai pu prendre. Sachez qu’Yves Saint Laurent a été en visite que dans un seul pays, le Japon. Pour l’Inde et la Chine, il s’est inspiré de beaucoup d’éléments cités plus haut, mais il les a réinterprétés. Alors que pour le Japon, il n’y a pas eu de réinterprétation. Vous verrez aussi beaucoup plus de pièces de collection pour l’Inde et la Chine que pour le Japon.

Il était fasciné par l’époque Edo (1600 – 1868), notamment par l’histoire du pouvoir impérial et du théâtre kabuki. Il va dans cette exposition revisiter le kimono. Ce sont des vêtements qui contraignent les mouvements, cela peut aller aux personnes d’influences qui ont un travail dans les hauts rangs. Il va garder la fluidité des lignes, mais va accompagner les mouvements au lieu de les contraindre. Pierre Bergé (compagnon de l’artiste) et Yves Saint Laurent avaient arpenté les rues de Gion, une ville de Kyōto, là où déambulent des courtisanes. Ils adorent le kabuki, et iront plusieurs fois regarder ces pièces de théâtre. Comme Yves Saint Laurent a un profond respect pour le Japon, son harmonie avec la nature, des habits qui ne peuvent que correspondre à ce pays, et qu’il connaît bien le pays, il n’arrive pas à s’extraire d’une restitution fidèle. Le kimono que nous pouvons voir lors de l’exposition peut se porter pour une soirée, et a été occidentalisé qu’en enlevant le obi, qui est la ceinture car il n’est pas toujours simple de le porter, par de la passementerie mais ça reste un kimono japonais hormis ce détail. Derrière, il y a une estampe de courtisanes pour rappeler le fait qu’il est allé à Gion. Contrairement à l’Inde et la Chine, c’est une Asie qu’il a vu, et qu’il a digéré et recréé le plus fidèlement possible. Même Kenzo admet que c’est sans doute le couturier qui a le mieux comprit la culture japonaise et le vêtement japonais.

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©NipponActif

La veste Iris de 1988 est inspirée de Vincent Van Gogh, qui a son tour est inspiré de Katsushika Hokusai. Yves Saint Laurent a le tableau devant ses yeux pour redessiner cette estampe, avec même ses contours noirs typique des estampes japonaises. Avec ce rendu de la 3D en provenant de la 2D, le rendu s’approche plus de l’estampe d’Hokusai, que de la peinture de Van Gogh. La pièce concernant le Japon a une lumière beaucoup plus tamisée, Une collection riche en couleur, en histoire, un parcours idyllique dans les rêves du créateur, qui nous fait rêver à notre tour. Cette passation visuelle créée une empathie avec le couturier, qui nous emmène en voyage. Découvrez sans plus tarder une cinquantaine de pièces de collection lors de cette exposition, et il n’y a pas à appréhender cet héritage. J’ai moi-même appréhendé cette exposition de peur que l’essence de son inspiration n’en soit déstructuré, mais la très grande majorité de ce qui est exposé reste fidèle aux vêtements traditionnels que je connais, et que vous connaissez peut-être.

*Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/431135614081772/
*Dates : du 2 octobre 2018 au 27 janvier 2019
*Lieu : Musée Yves Saint Laurent – 5 Avenue Marceau, 75116 Paris
*Billetterie et tarifs : https://billetterie.museeyslparis.com/

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©NipponActif
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©NipponActif

Vernissage de MAMI : Calligraf2ity

MAMI est une calligraphe japonaise qui expose temporairement ses oeuvres à la Galerie Lehalle. Alliant tradition et modernité, elle nous a fait une performance le jeudi 13 septembre en soirée, avant l’illumination de la Tour Eiffel aux couleurs du Japon.

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©NipponActif

Le terme de « Calligraf2ity » a été inventé par l’artiste même. Pour ceux qui l’auront deviné, son travail est un mélange unique de calligraphies et de graffitis. Elle a découvert le graffiti lorsqu’elle écoutait de la musique hip-hop. Le chiffre « 2 » se lit « fu » en
japonais ancien, on comptait « Hi, fu, mi, yo … ». Un jeu de mot qui peut se traduire donc de plusieurs manières. C’est devenu au fur et à mesure une signature personnelle dont elle nous a fait un show lors de cette soirée, où la galerie invitait Shoko HAYASHI à nous présenter l’artiste.

L’esprit jonglant avec l’encre

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©NipponActif   L’artiste MAMI de dos

Une musique japonaise lancée, et MAMI dégaine son pinceau sur une toile dorée. Une réflexion de quelques secondes, des mouvements en  l’air pour se projeter dans sa future calligraphie, et elle est lancée. Un rituel maîtrisé, des mouvements rapides et brusques, parfois doux, mais tout cela avec un grand sens du détail. Des mouvements du corps où l’on ose imaginer une certaine danse fluide et précise.

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©NipponActif

MAMI nous décrit ce qu’elle a écrit, et l’explication est traduite par Shoko HAYASHI. Nous avons donc le thème du respect mutuel. Celui du respect qu’on donne à autrui, et qu’on reçoit, afin de travailler en équipe, pour un monde solidaire, sociable, car rien nous permet de vivre reclus. Cette performance inclut entre autre la culture de la cérémonie du thé japonais. En effet dans ce dernier, il y a toujours des calligraphies pour décorer l’espace où la cérémonie a lieu. Autant de raisons qui combinent l’écriture à la bienséance, et à son côté apaisant.

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©NipponActif

En dehors de cette performance, la galerie comporte d’autres oeuvres de l’artiste. Certains tableaux sont très colorés, et l’on voit des coups de pinceau qui se rapprochent du graffiti. Des tableaux noirs y sont exposés, la série « NOIR NOIR ». Elle dissimule les caractères ton sur ton, laissant aux visiteurs sa libre interprétation.
Si vous souhaitez voir son travail dans la galerie, sachez que l’exposition dure jusqu’au 22 septembre 2018.

Une vidéo que j’avais préalablement postée sur la page Facebook de Nippon Actif, mettant en scène la calligraphe lors de sa démonstration => Vidéo vernissage MAMI

*Dates : du 13 au 22 septembre 2018
*Lieu – Galerie Lehalle – 3 rue Augereau 75007 Paris
*Tarif : gratuit
*Événement officiel : https://www.facebook.com/events/648340025609016/

Un remerciement pour la Galerie Lehalle et à Vincent Rola. Très bon échange et excellent accueil de la part de l’équipe.

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©NipponActif
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©NipponActif

Exposition : FUKAMI – Une plongée dans l’esthétique japonaise

Lors de la conférence de presse, nous avons eu l’honneur de parcourir l’exposition avec les différents artistes ainsi que le commissaire de l’exposition afin de commenter tout le parcours. L’exposition « FUKAMI : Une plongée dans l’esthétique japonaise » se déroule près des Champs-Elysées, au lieu idyllique qu’est l’Hôtel Salomon de Rothschild.

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©NipponActif   Oeuvre de Lee Ufan

Exposition haute en couleurs, sur plusieurs étages, avec dix thèmes qui nous laissent entrevoir la coordination des hommes, avec ceux qui l’entourent, tant les êtres humains, que le matériel. Touchant à notre spiritualité, les thèmes annoncés ont été les suivants :

« Prologue – Dualité d’échos »
« Exprimer les origines de la vie – Déconstruction et transmission de l’animisme »
« L’alchimie – Transformer la matière, transformation la perception »
« Esthétique de la disparition – Minimalisme »
« Vers le Sud – La réactivation par la création par les marges »
« Représentation du désastre et de la crise – Les médias vers une nouvelle existence »
« Renaissance répétée – Renaissance de l’intangible »
« Paysage subjectif – Philosophie de la légèreté »
« Hybridation – Coexistence »
« Métamorphose – Épilogue »

Yuko Hasegawa est la commissaire de l’exposition, et à titre attenant la directrice artistique du musée d’art contemporain de Tokyo. Elle nous accueille, et divulgue tous les secrets de cette exposition (en anglais, une interprète sera présente). À l’entrée, l’atypique gong pour nous accueillir. L’artiste métallier japonais Ryôhei Miyata intitule ce gong Dora, fabriqué en 2016. Au Japon, le gong est utilisé pour les services religieux bouddhiques et lors des orchestres traditionnels entre autres. Il permet aussi selon les Japonais d’éloigner les mauvais esprits et de purifier l’espace où le son retentit.

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©NipponActif    Gong de Ryôhei Miyata

Arrivé au premier étage, l’impressionnant travail de Shinji Ohmaki, un sol retravaillé, revêtu de motifs floraux et d’oiseaux. Il est possible de piétiner sur l’oeuvre fait de pigment, afin d’en modifier le contenu initial! Il faut comprendre par là que tout est mouvement, et voué à disparaître…

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©NipponActif   L’art de Shinji Ohmaki

Beaucoup de poteries seront visibles ce jour-là, dont ceux de Shinichi Sawada, avec tout autour des épines. Visuellement elle ressemble aux contes fantômes, animaux qui ressemblent à des monstres comme dans les films d’horreur japonais. Au même étage, nous avons un jumelage des arts : la mode inspirée de la céramique. ANREALAGE est la marque de vêtement du styliste Kunihiko Morinaga, et il s’inspire des céramiques de la période Jômon pour présenter sa collection. Créatif et surprenant, même sans explication, on sait qu’il y a une forte inspiration, grâce aux présences de quelques pièces rares qui datent de milliers d’années. Kohei Nawa aidera en partie le styliste, pour la collection Roll s’inspirant d’une des céramiques en forme cylindrique. Dans ce même petit salon, des sculptures d’un moine bouddhiste au nom d’Enku et de Pablo Picasso.

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©NipponActif   L’art de Kunihiko Morinaga

L’art ose

Anne-Laure Sacriste est une artiste contemporaine française qui nous expliquera son travail sur l’acrylique. Ses oeuvres sont disposées aux côtés des laques de Shibata. Ce dernier élément est très prisé au Japon depuis l’époque Jômon. L’une des laques les plus connues, est le maki-e. C’est une laque parsemée de poudre d’or ou d’argent, que l’on dispose à l’aide makizutsu (pinceau fait pour dessiner délicatement avec la poudre). Au fur et à mesure des années, on voit l’apparition de la peinture… à la laque (urushi-e). Les oeuvres d’Anne-Laure Sacriste servent d’introduction aux effets changeants des maki-e. Au Japon, l’artiste laqueur et peintre le plus connu du 19ème siècle est Shibata Zeshin. Son travail reflète le pont d’un travail passé aux visions futuristes. Un travail sans égal où l’on doit tourner autour pour voir tout le travail en 3D.

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©NipponActif   Le travail d’Anne-Laure Sacriste

 

Nous y reviendrons très prochainement dans un futur article, mais la présence dans la salle d’une oeuvre d’Itô Jakuchu ne passe pas inaperçu ! Il est aisé de reconnaître ses oeuvres, il pose souvent des coqs, des phénix, des fleurs ou encore des poissons. Comme son oeuvre présenté, de la peinture sur soie nommée « Prunier et coq sous la neige ».

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©NipponActif  Estampe d’Itô Jakuchu

Au salon d’honneur, un sol en chantier travaillé, graveleux. Un esthétisme maîtrisé par Lee Ufan, s’adonnant à l’art contemporain. Ses outils préférés pour créer son idéologie de manière visuelle : la pierre, le bois, le papier et les plaques de fer. Le salon d’honneur en est rempli, et déstructure un élément, pour appuyer sur l’idée de coexistence entre le statique et le dynamique. Noriyuki Haraguchi et Min Tanaka suivent les mêmes mouvements que Lee Ufan : le mono-ha. Il met l’accent sur l’existence des objets. Dans une vidéo qui est diffusée lors de l’exposition, un documentaire de 1977 nous montre la vidéo d’un bassin de fer rempli d’huile usagée. Ici, il fait coexister la tranquillité et la brutalité.

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©NipponActif   L’art de Lee Ufan

Arrive l’une de mes deux salles préférées : pour encore plus casser ce côté tradition et culture, une exposition technologique met en avant le collectif Rhizomatiks. Daito Manabe fonde ce groupe de technologistes innovateurs en 2006. Des installations de grands écrans, où l’on peut visualiser les attaques en live (et véridique) des différents hackers dans le monde! Il ne montre pas qu’une banale carte avec des signalétiques, il a pu mettre une carte du monde en 3D, montrant toujours les attaques de hackers en direct, d’un pays à l’autre, d’un continent à un autre. Il nomme cette vision, « La Guerre invisible ». Un sujet qui en dit sûrement long.

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©NipponActif   La Guerre invisible du collectif Rhizomatiks

Au vu de tous les artistes, il devait forcément y avoir… Katsushika Hokusai! Même ceux qui ne sont pas forcément intéressés par la culture artistique japonaise le connaissent. C’est ainsi dire LE maître des estampes japonaises (ukiyo-e). Il exerce plus de 70 ans de métier consacré qu’à cet art, et a influencé pour les plus grands de l’art tel que Van Gogh et Claude Monet. Ne manquez pas dans différents endroits les « Trente-six vues du mont Fuji », mais l’exposition Fukami ne regroupera que 12 oeuvres qui en valent le détour.

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©NipponActif    Tableau de Katsushika Hokusai

Et enfin, au sous-sol, mon deuxième lieu préféré de cette exposition où l’on voyage : « Foam ». L’exposition de bulles éphémères, créée pour l’occasion. Une installation sous les fines bulles de savon, qui grandissent et grossissent à vue d’oeil. Montrant que tout né, grandit, se transforme, et meurt. Un nuage au sous-sol, une envie de se baigner dedans, mais que l’on a pas envie de le toucher, car on sait que comme tout nuage, il est insaisissable.  Kohei Nawa nous avait surpris avec son exposition au Musée du Louvre, il continue à nous surprendre par la diversité de ses capacités artistiques. Il sonnera la fin de notre visite.

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©NipponActif     Kohei Nawa à droite et son oeuvre

Bien évidemment, je n’ai pas mentionné toutes les oeuvres que nous avions vu et commenté ce jour-là. Mais de l’extrait que vous avez pu lire, il est simple de deviner que l’on touche à réellement tous les thèmes. Il est conseillé à n’importe quel âge et pour tous les goûts.

Lieu : Hôtel Salomon de Rothschild – 11 Rue Berryer, 75008 Paris
Tarif : 5€
Exposition du 14 juillet au 21 août 2018

Throne de Kohei Nawa

Dès l’entrée du Musée du Louvre, il prône fièrement une sculpture majestueuse : le « Throne ». Un trône créé par l’artiste japonais Kohei Nawa, qui sera présent lors de l’interview presse du jeudi 12 juillet 2018, afin de nous conter l’histoire de sa création.

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©NipponActif     « Throne » de Kohei Nawa

Le coup d’envoie pour Japonismes 2018 a été officiellement annoncé ce mois-ci, même si  nous avons eu un avant-goût bien avant! Nous avons eu le plaisir de pouvoir interviewer l’artiste Kohei Nawa, mais avant cela, nous avons aussi écouté le conseiller du Président du Louvre, Alberto Vial. Ce dernier nous a annoncé qu’en 2017, le Louvre a accueilli environ 160.000 visiteurs d’origine japonaise. C’est alors naturellement que le trône avait sa place dans le Louvre. Il estime par la même occasion  que 5 millions de visiteurs verront son oeuvre dès leur entrée au musée, et que l’oeuvre permet même de les accueillir promptement.

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©NipponActif    Conseiller du Président du Louvre, Alberto Vial

Kohei Nawa est un artiste contemporain, qui vit désormais à Kyoto. Il est le directeur de SANDWICH Inc., et également professeur à l’université d’art et de design de Kyoto. Quand il était étudiant, il avait visité le Musée du Louvre. Pour lui, le Louvre est une entrée par son gouffre en verre, vers le monde humain, caractérisée par une présence à l’intérieur de la pyramide, mais un regard qui peut s’étendre au monde extérieur. La pyramide est selon lui, elle même la représentation du pouvoir que l’histoire nous lègue. Aujourd’hui on se pose encore la question concernant l’autorité du pouvoir qu’il pouvait avoir à l’époque. Dans la continuité de ce questionnement, il a trouvé que c’était LA place qui correspondait à une sculpture de cet ampleur.

L’artiste a pris un an pour le projet et la conception. Il n’était pas à sa première fois pour l’idée d’un trône. Il en avait déjà créé d’autres auparavant. Tout a été conceptualisé en 3D, avant de construire le trône. Le Louvre interdit les oeuvres de plus de 3 tonnes. L’artiste a donc respecté cette limite de poids. Car cet oeuvre a été uniquement construit pour ce musée. Après la fin officielle de l’exposition sur le « Throne », Kohei Nawa espère donc que son oeuvre restera dans le musée. L’oeuvre fait 10,4 mètres de longueur, un peu plus de 4 mètres en largeur, et est posée sur une colonne à 12 mètres du sol. La structure métallique est en inox, et en résine, caché par des feuilles d’or, travaillées par des artisans traditionnels de Kyoto. Quant à l’or, il vient de Kanazawa, région spécialisée dans ce matériel. Il faudra deux couches d’or pour avoir une harmonie dans la couleur.

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©NipponActif    Kohei Nawa et la traductrice

En japonais, « Throne » signifiera plutôt « siège vaquant ». Mais en anglais, cela donne le mot « trône » tout simplement, donnant aux visiteurs, le libre choix de penser. En face de la sculpture, on y verra un siège de petite échelle. On questionne justement la valeur du pouvoir par sa présence, cependant, telle une question sans réponse, le siège sera sans gouverneur. Il n’est pas sculpté pour qu’on s’y place. Il y a aussi la présence de deux boules, en forme d’oeil : une boule devant représente l’avenir, et celle de derrière le monde et le passé.
Nous sommes en droit de s’interroger sur l’avenir technologique, tel qu’il y est déjà présentement, et qui évoluera très rapidement. C’est alors que l’artiste répondra qu’effectivement, une intelligence artificielle pourrait peut-être s’asseoir sur ce trône, de par son aspect physique modulable, et par son pouvoir croissant sur le présent et l’avenir. Il mise lui aussi sur l’informatique et le digital qui ont déjà tout chamboulé.

Son inspiration vient aussi de la route de la soie liant les histoires de l’Asie et de l’Égypte. Lors des fêtes religieuses, il y a des chars qui défilent, de nouveau représentatif de son oeuvre. La dorure de la feuille est née en Égypte, mais la dédicace ne s’arrête pas à là. Le Louvre possède aussi son laboratoire concernant cette matière. Les oeuvres qui y sont exposées aussi, et c’est pour cela que ce trône colle à tous les niveaux à ses inspirations.

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©NipponActif    Le trône vu de l’arrière et d’en bas

*Dates : du 13 Juillet 2018 au 14 Janvier 2019
*Lieu : Musée du Louvre – Rue de Rivoli 75001 Paris
*Tarif : gratuit. Si vous prenez le métro, arrivé sur le quai, ne suivez pas l’indication sur le panneau du musée du Louvre! Prenez la première sortie qui vous mènera dehors, et rejoignez l’entrée de la pyramide. Si vous passez par l’intérieur du musée, l’accès en haut vous sera interdit!
*Site : https://www.louvre.fr/

Japan Expo 19ème Impact

Japan Expo est le deuxième salon le plus connu au monde, après le fameux Comiket qui se déroule sur l’île artificielle d’Odaiba, à Tokyo. Des salons dédiés aux manga, jeux vidéos, science-fictions et aux cosplays. Un retour sur la convention qui a eu lieu en banlieue parisienne, au Parc des Expositions.

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©NipponActif        Cosplayeuse

Un salon qui a une reconnaissance majeure d’année en année, diffuseur de la pop-culture et d’une spécificité unique lié au Japon jonglant entre animations, ventes, avant-premières, dédicaces, rencontres, cosplays, etc… Après sept années de travail à Japan Expo, je voulais revivre l’expérience en tant que visiteur. Ayant été sous contrat, je ne peux pas dévoiler tous les backstages, mais peut-être que je parlerai de mon expérience dans un prochain article. Mais c’est en toute objectivité que je vais le plus brièvement possible, raconter mon passage à Japan Expo Paris, le Dimanche 8 Juillet 2018.

Pour éviter la foule immense qui peut remplir jusqu’à deux hangars du Parc des Expositions, je m’y suis rendue à midi. Un chemin sans arrêt du début de la file jusqu’à l’entrée du salon. Comparé aux années précédentes, il n’y avait pas de chaleur écrasante dans le salon même. Je remarque aussi qu’il y avait moins de foule qu’habituellement. On circulait très aisément, sans trottiner. Il y a toujours autant de stands exposants qui vendent leurs produits à des prix excessifs, sans aucune surprise. Certains avec qui j’ai pu discuter me confieront sans trop de mal qu’ils aient eu moins de chiffres qu’habituellement, que l’emplacement leur coûtait trop cher, donc inévitablement les exposants augmentaient à leur tour le tarif des produits qu’ils vendaient.

Mais la programmation reste tout de même très intéressant, comme chaque année. En dehors du salon, Japan Expo organise aussi des films d’animations en avant-premières, des soirées, des concerts, etc…

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©NipponActif   Préparation pour la démonstration de taiko

Pour ce dimanche, il y avait l’ECG (European Cosplay Gathering) pour la sélection française, permettant au meilleur cosplayer de gagner un lot. Japan Expo est l’occasion d’apercevoir beaucoup de visiteurs costumés en des personnages de manga ou science-fiction. Impressionnant est leur travail, et indispensable est leur présence. J’ai aussi pu voir certains crossplay. Le principe du crossplay est que les femmes s’habillent en personnages de manga masculin, et les hommes, en personnage féminin.
Nous avons aussi eu en showcase la chanteuse des génériques de l’Attaque des Titans et Blue Exorcist, Mika KOBAYASHI. Les sorties des anime 2018 et 2019 ont été annoncés, suivit d’un karaoké géant. Des masterclass ont été tenus comme par exemple ceux de Kimitoshi YAMANE et Toshihiro KAWAMOTO. Sans compter les ateliers, des démonstrations de sport, de musique, de danse, d’instruments, etc…

La conférence de clôture tenue par les fondateurs de Japan Expo, Jean-François DUFOUR et Thomas SIRDEY, s’est déroulée en deux parties. En première partie, la présentation et le travail de cette année. S’ensuit des questions / réponses avec le spectateur. Beaucoup de réclamations sous forme de questions ont été posés. Questions à laquelle il y a eu des réponses, mais qui ne satisfaisaient pas forcément le public. Que cela soit sur les prix des billets / badges, des badges qui ne fonctionnent plus arrivé au point dédicace, et où l’on envoie le visiteur à l’autre bout du hall afin d’activer formellement son badge, les problèmes d’accès pour les personnes à mobilité réduite, les exposants qui sont mécontents des services qu’on leur offrent lors des quatre jours du festival, etc… Les fondateurs ont eux-même soulevés quelques problèmes techniques lors du salon (comme l’ascenseur qui ne fonctionnait pas). Mais les réponses apportées aux questions, visées plutôt le STAFF festivaliers. À savoir que Japan Expo recrute 450 personnes chaque année. Selon les fondateurs, le staff saisonnier peut aussi être inefficace, du fait de leur jeune expérience. Tous les anciens membres ne sont pas forcément rappelés, et aucun motif n’est donné. Les fondateurs avouent sans peine que si certains problèmes soulevés sont consolidés, de nouveaux arriveront, car ils veulent tenter de nouvelles choses. On oserait se demander si justement la valeur sûre n’est pas de (re)travailler les systèmes mises en place pour atteindre la perfection. Mais nous aurons compris que ce n’est pas le but de ces derniers.

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©NipponActif   Jean-François DUFOUR et Thomas SIRDEY

Dans la deuxième partie de la conférence, on nous a prédit une surprise pour l’année prochaine, une exclusivité. Car effectivement, juillet 2019 sera le 20ème anniversaire du salon! Nous aurons toujours les mêmes programmes, avec d’autres artistes qui viendront, des dédicaces, des rencontres, un concert gratuit qui aura lieu en soirée (sans nous dévoiler les artistes étant donné que les contrats n’ont toujours pas été signés), ET! Ils ont aussi précisés que cela fait cinq ans que les tarifs des billets d’entrées n’avaient augmentés… Chose qui changera dès l’année prochaine! Car ils augmenteront le prix des billets de 2€ tous les jours (voir les tarifs en fin d’article). Tarifs augmentés pour l’anniversaire? Nomenclature économique? Les raisons apportées étaient floues. Les prix des badges augmenteront aussi, et un nouveau badge unique fera son entrée juste pour 2019 : un pass anniversaire à 300€. Qu’est-ce que ce badge apporte de plus que les badges déjà existant? Une visite dans les coulisses de Japan Expo, un jour avant l’ouverture publique, accompagné des fondateurs pour commenter la visite. Plus de goodies (ou de meilleurs goodies que le badge Zen et Zen+?), accès à l’espace lounge, permettant d’avoir un en-cas, et un confort optimal pour se reposer à l’écart du bruit, et bien d’autres privilèges. Attention, ce badge 20ème anniversaire sera limité,  seulement 6 personnes auront ce « privilège »! Dans quelques jours, ces informations seront mises à jour sur leur site. C’est donc avec impatience que nous verrons l’expérience de ceux qui ont voulu en profiter. Quelque chose me dit que dès son apparition en vente, ces 6 billets vont rapidement partir malgré son prix.

À l’année prochaine Japan Expo! Pour ses réussites et ses déboires…

Message personnel de fin : merci aux visiteurs qui m’ont reconnu alors que je ne portais pas mon gilet Japan Expo, un grand plaisir d’avoir revu une partie du staff, ainsi que les exposants. À l’année prochaine sûrement!

Tarifs 2019

Prévente :
Jeudi 4 Juillet 2019 : 17€
Vendredi 5 Juillet 2019 : 14€
Samedi 6 Juillet 2019 : 24€
Dimanche 7 Juillet 2019 : 19€

Pass 4 jours : 60€

Billet Zen : 104€
Billet Zen + ECG : 134€
Billet Zen + Confort : 200€

Pass Spécial 20 Ans : 300€

Lien pour l’achat des billets : https://www.japan-expo-paris.com/fr/ticketing/JEP2019

 

Encore un jour banane pour le poisson-rêve

Une exposition qui nous replonge dans nos souvenirs d’enfance, avec des jeux d’enfants mais aussi dans nos rêves. « Encore un jour banane pour le poisson-rêve » est une exposition qui a lieu au Palais de Tokyo à Paris dans le cadre du Japonisme 2018.

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©NipponActif    L’entrée de l’exposition

Notre enfance n’a pas toujours été rose, et cette exposition retrace à sa façon les rêves et cauchemars des enfants, avec des tableaux et sculptures imaginés et hallucinés. On touche à la féerie, à l’utopie, les mythes mais aussi la dystopie, les monstres et les personnages les plus farfelues. Une nostalgie certaine présentée et racontée par Clément Cogitore.

«Ici, comme dans tous les mythes fondateurs, une énigme sera posée, le monde physique se verra déréglé – parfois hanté -, un monstre sera à affronter, des disparus à pleurer, et comme tous les personnages ayant traversé un tissu problématique, le spectateur en sortira transformé et, avec lui je l’espère, sa perception et son imaginaire.»

L’art, c’est du délire

Une tendance artistique flou et en même temps esthétique est mesuré. Représenté par des tableaux, vidéos d’animations et sculptures, l’exposition est faite pour les adultes qui repartent dans leur mélancolie, mais aussi pour les enfants. Attention tout de même aux salles et tableaux qui peuvent parfois décrire les angoisses que nous, adultes, aurions pu connaître dans notre enfance.

Certains artistes ont utilisés des objets trouvés, des moteurs, des pièces mécaniques et de circuits électroniques, permettant de mettre en route des objets de la vie quotidienne automatiquement. Procédé quasi invisible à l’oeil nu, on aura tout de même de la composition musicale bien assimilée aux oeuvres.

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©NipponActif   Entrances de Takashi KURIBAYASHI

Ma partie préférée de l’exposition était l’oeuvre de Takashi KURIBAYASHI, nommée « Entrances », crée en 2018 (voir la photo ci-dessus).

«Les frontières sont partout. Dans les sociétés humaines, mais aussi dans la nature. Ce sont les lieux qui concentrent le plus d’énergie.»

Une installation constituée de trois arbres en lamelle de miroir sans tain. Sa prouesse d’installation met en avant l’écologie. Car effectivement l’idée lui est venue après le désastre causé par la centrale nucléaire de Fukushima survenu en 2011 à la suite du tsunami provoqué par un violent séisme. L’effet kaléidoscopique est merveilleux. On entre dans cette tour de miroir, aux couleurs industriels, et on finit par lever ses yeux au plafond, ou autrement dit, dans le ciel.

Toutes les informations (adresse, horaires, dates et billetterie) dans le lien suivant : https://nipponactif.com/evenements-a-venir/

Salon : C’est Bon! le Japon 2018

En 2014, la gastronomie japonaise s’inscrit à la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco, appelé washoku (和食), qui n’a cessé d’intéresser les français. De là, Euro Japan Crossing a créé le salon dédié à la culture japonaise, et cette année, nous sommes à sa 5ème édition du salon C’est Bon! le Japon à Paris! C’est la deuxième fois que j’y retourne, ayant eu une bonne impression lors de l’édition précédente.

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©NipponActif       Services de table vendus lors du salon

L’espace était plus grand, mieux agencé, et il y avait beaucoup plus d’exposants qui vendaient leurs produits venant tout droit du Japon. A l’entrée, un marché aux légumes directement importé du Japon : daikon (大根) qui est un radis blanc, patate douce du Japon qui est sucré à souhait et délicieux (nous avions le droit à une dégustation), grande bardane, néflier du Japon, gombôs, la tige du wasabi (山葵), etc… Sachant que ce sont des produits qui coûtent de base extrêmement chère, le prix exercé au salon ne m’a pas paru exorbitant, contrairement à ce qu’une partie des visiteurs pensent.

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©NipponActif  Tige de wasabi

Prenons l’exemple de la tige de wasabi. Nous avons lors de ce salon le véritable wasabi, qui n’a en goût, en  texture et couleur, rien à avoir avec nos fameux tubes vendus par nos lobbyistes. Pour 1 cm, comptez quand même 10€. C’est cher? Sachez que c’est le plus bas prix! Car effectivement, cette plante est rare et est cueillie dans les montagnes au Japon. Il y a encore plus chère, car il y a de meilleures qualités que celui que j’ai pris en photo.

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©NipponActif   Patate douce japonaise

Un autre exemple, la patate douce japonaise, appelé le Yaki-Imo. Explication sur la photo ci-dessus. Je rajouterai qu’au Japon, ce mode de cuisson pour les patates douces est très prisé là-bas. L’une des phrases favorites des japonaises : « Imo, Tako, Nankin« . Imo signifie ‘patate douce’, Tako signifie ‘pieuvre’, et Nankin signifie ‘courge’. 3€ le morceaux de patate douce pour son temps de cuisson et sa popularité d’un autre continent… Je valide!

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©NipponActif   Des sandales relaxantes

N’oublions pas les stands divers qui portent tout autant de l’intérêt : art de table, artisanat, nourriture japonaise (comme le mochi, dommage que je n’ai pas pu en trouver de mochi glacé), etc… Cette année, une nouveauté, le salon a mis en avant les produits japonais… bio. Je trouve que c’est une bonne initiative, bien que l’on risque de retrouver des critiques au niveau des prix (ou des clichés?). Pour immortaliser la journée, un stand photo ambiance nippone avec des accessoires étaient mis à disposition des visiteurs.

Un voyage culinaire à porter de main

Hors, nous avons la scène. Celle qui nous dirige vers des performances musicales et démonstrations. Même le bloggeur « Un Gaijin au Japon » à présenter une conférence exclusive! On aurait préféré beaucoup plus de scène pour ce genre de programmation.
Le 1er Juillet 2018 avait lieu le concours de thé japonais avec 6 catégories ( sencha, genmaicha, hôjicha, matcha, bio et autre ). Des professionnels de la gastronomie ont évalués les différents thés, et le public avait aussi pu y goûter.

Malgré la chaleur écrasante du salon (pas de clim, pas même pour les professionnels), les visiteurs étaient bien présents. On les remercie pour leur travail, et rendez-vous l’année prochaine pour la 6ème édition.

*Lieu : Halle des Blancs Manteaux  – 48 rue Vieille du Temple 75004 Paris
*Prix d’entrée : 1€

Rencontre avec le Japon : Art en Val de Loing (77)

 

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@NipponActif     L’entrée du petit salon

Grez-sur-Loing, petite commune française dans le département de la Seine-et-Marne (77), accueil l’événement « Rencontre avec le Japon », organisé par l’association Les Amis de Grez-sur-Loing.
Pour les 160 ans du pacte amical France – Japon, cette association a mis en exergue les valeurs culturelles et traditionnels japonais, dans un espace convivial. Un programme riche en ce sens, pour leur première édition – car oui, nous espérons d’autres éditions dans le même genre – il n’eut que des découvertes!

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@NipponActif    Affiche à l’entrée

Divers stands sont présents en plein air, accompagné avec chance par un très beau et bon temps. Dans une ambiance sereine, en parcours de stand en stand afin de s’enrichir des connaissances des présentateurs.
Un stand tenu par une créatrice de scénographie végétale et florale, qui nous explique ce qu’est la flore stabilisée, une technique permettant de garder une décoration florale pendant 2 à 3 ans. En effet, cette technique permet aux fleurs d’avoir un processus très lent de vieillissement, un bon rapport qualité / prix, ainsi qu’une dispense d’entretien non négligeable.

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@NipponActif     Melle TINA, Théâtre Naturalys

Le stand suivant fait intervenir un maître dans l’art du bonsaï. Une explication des différentes formes et origines des bonsaï. Avec des astuces et démonstration pour savoir lequel des bonsaïs achetés, comment les entretenir, leurs origines, etc… Une expérience captivante de plusieurs années qu’il nous dévoile lors de cet événement! Une fluidité remarquable lors de sa « conférence », on pourrait l’écouter pendant des heures. La bienvenue aux néophytes aussi !

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@NipponActif       Le maître des bonsaïs

Les autres espaces proposent un atelier de peinture sur bol, une bulle où l’on peut jouer à deux jeux vidéos (One Piece et Dragon Ball), des ventes d’accessoires et de créations personnelles, etc… Un des stands a vendu de la nourriture importée du Japon, et à un prix défiant toute concurrence. Par exemple, je me suis achetée un mochi glacé  à 1,5€ (friandise japonaise fait à base de de riz gluant et riz doux, garni de la saveur que l’on souhaite), ce qu’on trouverait à Paris pour 5€ minimum.

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@NipponActif   Mochi glacé à la vanille 

À l’intérieur du prieuré, un stand d’atelier d’origami, et des ventes de produits divers, à la rencontre d’une infographiste, de vente de livres et tableaux.
Et le meilleur pour la fin (annoncé de manière bien évidemment subjective) : la découverte du kamishibai (紙芝居).

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@NipponActif     Les conteurs

Le kamishibai est une forme théâtrale venu du Japon, présenté par des conteurs qui font défiler des illustrations sur un même support, afin de coller l’histoire et aux jeux des acteurs.
Une belle découverte dans un cadre idyllique ! En effet, je me suis rendue dans l’espace du jardin afin de profiter du spectacle. L’ambiance boisée correspondait parfaitement au thème de l’histoire. Drôle et enchanteur, pendant une quinzaine de minutes, nous avons eu la chance d’interagir dans l’histoire. Leur bonne humeur a convaincu tous les spectateurs. Et en bonus, nous avons eu le plaisir de goûter à une boule faite avec de la farine de millet, et de l’azuki, conté dans cette même histoire.

Il n’y avait pas énormément de monde étant donné que c’est assez excentré, mais le plaisir a été décuplé de ce fait. Dans l’attente d’une floraison de ce genre d’événement, merci à l’association Les Amis de Grez-sur-Loing!

Tarif : gratuit
Site : http://amisdegrezsurloing.fr/?p=666

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