Un ramen à Bangkok : Ajisen Ramen 味千ラーメン

Il y a trois ans, je me suis rendu au plus populaire marché de nuit du sud de Bangkok (Thaïlande) : Asiatique the Riverfront. Situé au bord du fleuve Chao Praya, l’endroit est repérable au loin par sa grande roue bleue sponsorisée par la marque de bière locale Chang.
En me promenant dans le marché, je cherchais un endroit où manger. Par hasard, je suis tombé sur un coin restauration et le restaurant Ajisen Ramen (味千ラーメン) m’avait tapé dans l’œil. Pour changer de la nourriture locale, j’y suis retourné récemment pour retenter l’expérience.

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Un ramen à Bangkok

Quelques mots sur le restaurant en question. C’est une chaîne de restauration japonaise très présente en Asie et en Amérique du Nord, qui sert différents types de ramen et plats annexes (donburi, bento …) selon la localisation et le pays.

Sur le menu à Bangkok, chaque ramen est illustré avec une photo, et chaque bol a l’air plutôt bien garni. De plus, les prix sont beaucoup moins chers qu’en France : comptez environ 210 baths ( ~ 5,50 € en 2018), mais le goût reste! 

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Au niveau de la base, nous avons le choix entre la combinaison senmiyu (sauce secrète maison) et soupe tonkotsu (à base d’os de porc) ou de la soupe miso.
Attention : ne confondez pas le tonkotsu avec le tonkatsu ! Le tonkotsu est originaire du sud du Japon, et le bouillon aux os de porc est d’une couleur blanchâtre. Le tonkatsu n’a rien à avoir avec les ramen, c’est un porc pané découpé en tranches, parfois accompagné de riz nature.
Chaque ramen est servi en deux tailles : « medium » ou « large ». Comptez environ 30 baths de différence (moins d’un euro) entre ces deux tailles.

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Historiquement, Ajisen Ramen a été créé à Kumamoto (Japon), à partir de la recette du tonkotsu ramen de Kurume (préfecture de Fukuoka, sud du Japon).
Dans la photo ci-dessous, voici le chasu ramen, basé sur l’Ajisen Ramen avec un supplément chasyu チャーシュー (porc braisé).


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Celui-ci est le power ramen, il contient en plus des tranches de poitrine de porc.

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Au niveau de l’ambiance, on a l’impression de manger à l’extérieur comme dans un genre de « food trucks ». Je me suis assis à une des tables devant le comptoir, j’avais le sentiment d’être devant un stand. Les tables ne sont pas très grandes mais on peut être quatre autour sans jouer des coudes et être gêné par les voisins.

Pour les ramen, j’ai bien aimé le fait qu’ils soient plutôt bien garnis. Je suis venu deux fois en ayant faim, et j’ai été rassasié. Les nouilles sont bonnes mais pas exceptionnelles.
Il était dommage de ne mettre que des photos de ramen sur la carte sans nommer les ingrédients. J’étais obligé de demander aux serveurs, ou de le deviner…

Si vous avez soif, n’hésitez pas à demander une boisson locale Est, vous serez agréablement surpris.

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Adresse du restaurant :
Ajisen Ramen @Asiatique The Riverfront
2194 Charoen Krung Rd, Khwaeng Wat Phraya Krai, Khet Bang Kho Laem, Krung Thep Maha Nakhon 10120, Thaïlande

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La fabuleuse histoire des manga

L’espace Le Temps des Cerises a créé une exposition à la mesure de l’appréciation que nous avons, nous français, au sujet des manga.  De sa création, au manga moderne,  le parcours installé était très instructif. Je vais synthétiser l’histoire qui se déroule du 8ème siècle à nos jours.

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Comme beaucoup le savent déjà, la France est le second pays après le Japon à être de gros consommateurs de manga à l’échelle mondiale! Du Club Dorothée à aujourd’hui, nous avons connu quelques évolutions selon les types de manga. Mais cette évolution est encore plus importante si on compare les premiers manga à aujourd’hui. 


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Je suis moi-même fan de manga! Du moins, sous son format anime et pas forcément en format de lecture. Mes premiers anime datent de mon enfance et du Club Dorothée. À cette époque je ne savais pas que c’était. Aujourd’hui, ce sont ces anime et manga qui m’ont attiré vers la culture et tradition japonaise dans son ensemble. J’ai grandi avec, et j’espère continuer à avoir la même passion que lors de ces dernières décennies. C’est d’ailleurs cela qui m’a permis de travailler à Japan Expo Paris et Marseille, ou encore Japan Party, et bientôt à la Convention Jonetsu et peut-être au Japan Tours Festival si mon autre travail me le permet. 
Je reviens au sujet principal, l’exposition. C’était sans doute celle que je ne voulais pas rater, car elle me tenait à coeur. Je sais ce qu’est un manga, du moins ceux des années 70, je ne connaissais pas les premiers manga du nom avant cette date. 


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Petite précision : Le Temps des Cerises n’est pas la boutique de vente de vêtements (contrairement à ce que j’ai pu croire…). Mais le nom d’une médiathèque se trouvant à Issy-les-Moulineaux. 
En entrant, nous sommes vite accueillis par un dragon au plafond, et divers stands de vente de produits. On s’attaque directement à l’exposition en commençant par la droite. Nous avons eu l’explication de l’origine des manga d’emblée. À l’appui, on nous dévoile des documents originaux et rares, ainsi que divers objets suscitant notre curiosité. 


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La réponse au mystère : le premier manga était sous forme d’emaki. C’est un système de narration horizontale dont les origines remontent à Nara  au 8ème siècle. L’emaki est lui aussi inspiré d’une version encore plus ancienne et se trouvant qu’en Chine : le gakan.
Voici un exemple d’emaki d’autrefois, datant de 1815, avec une histoire contée sur un rouleau d’une longueur de 6m20. On y apprend par exemple qu’il fallait environ deux semaines pour longer la route commerçante principale sur le long du littoral reliant Tokyo à Kyoto. Rien à avoir avec nos seinen d’aujourd’hui … 


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La toute première fois que le mot manga est apparu était en 1814. Douze recueils sont nés de ce mot inventé par… Hokusaï.  Même si ses manga sont différents des nôtres, nous avons innover le but du manga
En effet aujourd’hui, nous lisons les manga dans des livres à tailles ordinaires, avec toujours un sens de lecture de droite à gauche. Les maisons d’éditions françaises ont laissé ce sens pour ne pas dénaturer le travail des japonais. Nos manga contiennent des carrés blancs et noirs, même si depuis peu, nous pouvons voir quelques pages en couleur. Des phylactères (bulles où l’on fait exprimer le personnage) sont apparus qu’au 20ème siècle. De plus, nous voyons une autre distinction flagrante entre les précédents mangas et les nouveaux : les grands yeux des personnages. On pense aujourd’hui que le précurseur du manga moderne est Osamu Tezuka, le père du manga Astroboy, grand admirateur des dessins animés et des personnages de Walt Disney.


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Entre autre, nous avons pu voir l’histoire des yokai, des dérivés de ces manga tels que les jeux vidéos, les anime, les produits, etc… Longues vies aux manga

Lieu : Le Temps des Cerises – Fort d’Issy, 90-98 Prom. du Verger, 92130 Issy-les-Moulineaux
Tarif : entrée gratuite 
Date : vendredi 5 octobre 2018

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TOMO X Shiseido

La marque japonaise Shiseido a ouvert un pop-up store pour quelques jours, et l’un des collaborateurs éphémères n’est autre que la pâtisserie TOMO se situant à Paris! Retour sur cet atelier gourmand dans un espace glamour.

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La fameuse marque Shiseido a ouvert un pop-up store pendant quelques jours, dans le quartier du Marais. C’est son premier magasin éphémère du genre : Shiseido Japanese Beauty Station.  La marque fête ses 140 ans, et les 80 ans du magazine de la marque, hanatsubaki. Grâce au Japonisme 2018, j’ai eu l’immense honneur de participer à l’un des nombreux ateliers proposés par la marque et ses collaborateurs de choix. En prime, ils ont exposé des gammes de parfums et de maquillages de la marque, certains existant, et d’autres en exclusivité.

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Le jeudi 22 septembre 2018, j’ai participé à l’un des ateliers par mégarde… Je m’étais en réalité inscrite pour le jeudi 29 septembre 2018, mais en n’ayant pas fait attention à la date, je me suis retrouvée devant les chaleureuses hôtesses d’accueil de la boutique éphémère. Il était fort dommage de constater du manque de sérieux des participants s’étant inscrits, et n’étant pas venu lors de l’atelier. Donc, par chance pour moi, j’ai pu quand même  participer à l’atelier que je voulais : pâtisser un dorayaki (どら焼き) sous les explications de Romain GAIA : https://www.youtube.com/watch?v=szvpI1-5EEQ

©Nippon Actif     Romain GAIA lors de l’atelier

Pour ceux qui n’ont pas lu, j’avais déjà écrit un article très court sur la boutique : pâtisserie TOMO. Article encore incomplet car j’y retournerai souvent.  Romain GAIA est l’un des chefs de cette boutique. Il nous fera l’honneur de nous donner la recette de son fameux dorayaki
Personnellement je ne suis pas du tout une experte de la pâtisserie, c’est très rare que j’en fais. Pourtant j’ai cette fois plus ou moins réussi! 
Ce fut très… simple. C’est un travail méticuleux mais pas compliqué. Il nous livra son secret et nous avons mis la main à la pâte. 
C’était ensuite à nous de remplir le dorayaki à notre souhait : crème au matcha et / ou à la fleur de sel et / ou à l’anko (qui est le résultat de l’azuki bouilli, mélangé avec du sucre ou du miel). Un pure délice, et j’en ai fait quatre rien que pour moi : emballé c’est pesé! 

Lieu : Shiseido Japanese Beauty Station – 18 rue de Turenne 75004 Paris
Tarif : gratuit sur inscription
Date : jeudi 22 novembre 2018

©Nippon Actif    Dorayaki à la crème de matcha et à l’anko
©Nippon Actif  Dorayaki à l’anko et fleur de sel
©Nippon Actif   En pleine cuisson sur une plaque chauffante
©Nippon Actif   ‘Entonnoir’ japonais pour doser la pâte

Yougen – performance de sho et de cha no yu

La Sway Gallery nous a invité à découvrir des artistes japonais, qui nous ont présenté  des performances de calligraphie et de cérémonie de thé. Dans le traditionnel ou la modernité, la soirée nous a permis de nous détendre dans le silence et l’émerveillement.

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Le comité était restreint, en vue du petit espace de la galerie. Mais aussi parce que s’il y avait plus de monde, certaines personnes n’auraient pas pu profiter de la performance de cha no yu
(étant donné que celui-ci se déroule à même le sol).

Tout d’abord, l’artiste Natsuko KANNO s’est présentée, et nous a fait sa démonstration pour le Sho. Sho signifie la calligraphie asiatique au Japon. La calligraphie n’est pas définit que dans les résultats, mais aussi dans les mouvements de l’artiste. Effectivement, on peut apercevoir des rythmes différents pour chaque traits, passant d’une touche fine à une touche plus épaisse, d’un mouvement fluide, à beaucoup plus saccadé. L’avantage supplémentaire dont nous avons pu profiter, c’est que l’artiste s’est accompagnée d’un designer, Yudai SHIMIZU, et d’un programmateur, Taro TOKUI. Vous l’avez peut-être saisi, Natsuko KANNO nous a montré son mouvement corporel  dans un langage numérique! 

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Muni d’un gros pinceau et d’encre, les premiers mouvements ont lieu. Le système numérique suit ses mouvements, et nous montre une traînée de lumière comparable à des poussières d’étoiles. C’est donc bien la lumière qui suit l’artiste, et non l’inverse, comme j’ai pu filmer sur cette vidéo : https://youtu.be/gB5XwLI-dzo

©Nippon Actif

Pour clôturer cette soirée, nous passons au cha no yu. Les sho sont les plus significatifs quand ils sont exposés lors des cha no yu. Ils nous ont donc présenté une cérémonie de thé à la manière de kencha. On utilise ce terme lors des offrandes dans les temples bouddhistes et shinto, donc aux dieux, et aujourd’hui c’est aussi offert aux personnes prestigieuses. La présentation a été donné dans un style de l’école Higo-Koryu, qui était pratiqué et transmit dans les familles samouraï. 

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La lumière étant tamisée toute la soirée, il ne m’était pas possible de prendre de photos plus claires. 

Lieu : Sway Gallery
Dates : du 21 au 23 septembre 2018
Tarif : gratuit sur réservation
Vidéo YouTube sur ma chaîne : https://youtu.be/gB5XwLI-dzo

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Kabuki : Iromoyō Chotto Karimame Kasane et Narukami

Un show très impressionnant et unique en son genre s’est déroulé au Théâtre National de Chaillot. Bluffée par leur performance, cela m’a prit quelque temps afin de collecter des informations à ce sujet. C’était une première pour moi, et sûrement pas la dernière! Je vous éclaire sur cette soirée.

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Nakamura Shido et Nakamura Shichinosuke

En plus de la recherche d’informations, j’ai aussi dû attendre les droits à l’image… dont je n’ai toujours pas la réponse. J’accréditerai donc les images à la source. Trêve de mondanité!
Le kabuki est un art multiséculaire qui n’appartient qu’au Japon. C’est un genre de théâtre très codifié, mettant en avant des acteurs qui sont costumés et maquillés. Avec cette explication, je vous décris le théâtre japonais au sens large. Ce théâtre existe depuis environ 400 ans, et son histoire est riche et diversifié. Le kabuki a évolué avec son temps, même s’il tient toujours une base ancrée qui est immuable et unique. Les comédiens Nakamura Shido et Nakamura Shichinosuke ont fait une représentation sur Paris, pour un moment de découverte, d’extravagance et des temps forts spectaculaires. Ils nous présentent l’un des nombreux aspects du kabuki : le yarō kabuki

©maculture.fr

Le yarō kabuki (野郎歌舞伎) est une évolution du kabuki d’origine. Beaucoup plus sophistiqué, des hommes se spécialisent autant dans leur genre, que dans celui de la femme! On appelle ces hommes qui jouent le rôle de femmes des onnagata (女形). 
Un rôle qui est pris au sérieux au Japon, car très peu d’hommes sont aptes à le jouer à la perfection, voir au-delà, et à être catalogué officiellement comme un/une onnagata. En effet, certains de leur jeu d’acteur dépasse les qualités même d’une actrice dans le même rôle! Faut dire ce qu’il en est, par moment j’oubliais que c’était un homme. Du moins sa voix surjouée (dans les aiguës) me le faisait rappeler, mais sans pour autant pouvoir se moquer de l’acteur. Au contraire, je n’ai eu que d’admiration pour ce personnage… j’en suis tombée amoureuse! 

©Japonismes 2018

Le maquillage est exactement celui que je vous avais expliqué dans l’article sur le stage de danse du professeure Juju Alishina : le maquillage shironuri. D’un blanc immaculé, on ne prête pas ce maquillage que pour les geisha et le nihon buyō, mais surtout pour le kabuki.
De tous les spectacles de kabuki que j’ai pu voir jusqu’à présent, c’est celui où j’ai été le plus impressionné au niveau du choix des kimono / yukata, et des accessoires. Criard de sophistication, de perfection à tous les niveaux, le choix des costumes est à coupé le souffle. De superb motifs, on ne pouvait pas reposer nos yeux tellement il y avait de choses à voir. Il arrivait que l’onnagata restait immobile pendant de longues minutes devant nous sans dire un mot pour laisser jouer l’autre acteur. Mais ce n’est pas dû au hasard. À mon humble avis, c’est pour nous laisser regarder en détail le travail prodigieux accompli par l’équipe en backstage sur l’aspect esthétique des personnages. Et quel travail!

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Narukami

Il n’y a pas que le costume et le maquillage qui étaient élégants. Nous avions surtout aimé leur manière de jouer. Tantôt nous plongeant dans un drame, tantôt dans des scènes explosives. Rude, droit et fière pour l’homme, courbe gracieuse, parfois à l’allure dandinée et douce pour la femme. 

Mais qu’est-ce que Iromoyō Chotto Karimame Kasane et Narukami? Et bien c’est la sélection de deux histoires que les comédiens joueront en deux temps. Tout d’abord Iromoyō Chotto Karimame Kasane qui durera 50 minutes. C’est l’histoire d’un rōnin (浪人) qui se surnomme Yoemon et d’une demoiselle de compagnie, Kasane qui connaissent un amour sans avenir, et se rendent dans une rivière pour se suicider. Mais coup de théâtre, c’est Yoemon qui assassine sa bien-aimée. Kasane devient alors un fantôme, et se venge. 
Il faut savoir que le kabuki est relativement difficile à comprendre. Ce sont des situations complexes rythmées par des dialogues avec un langage soutenu, que même un japonais natif pourrait avoir dû mal à comprendre. Il est donc essentiel quand on va voir un kabuki, de s’informer sur l’histoire de la pièce qui va être jouée pour ne pas s’emmêler les pinceaux ou pire, ne rien comprendre au scénario. Lors de cette soirée, nous avons quand même eu un kit (oreillettes) de traduction et brèves explications de ce qui se produisait sur scène. 

©Dansercanalhistorique.fr    
Iromoyō Chotto Karimame Kasane 

Après l’entracte de 30 minutes, on passe à la pièce qui durera 1h20 : Narukami. C’est le nom d’un moine qui a emprisonné Ryujin (Dieu de la pluie ayant l’apparence d’un dragon) car il éprouvait de la rancoeur contre l’Empereur. Depuis il ne pleuvait plus nulle part. Dans la première partie du spectacle il fallait rompre cette malédiction, et donc l’Empereur envoya la Princesse Kumo no Taema (Lumière entre les Nuages) discrètement pour abuser de sa confiance et trouver le moyen de briser la malédiction en coupant une corde spécifique. 
Dans la seconde partie, on a des scènes beaucoup plus dynamiques. La traîtresse ayant été démasqué, le moine incarna un démon. Fou de rage, son maquillage et son costume change du tout au tout.
C’est quand même extraordinaire d’avoir un look complètement différent passant de la perfection à l’imperfection, et d’être toujours aussi classe. Rien est laissé au hasard.

Lieu : Théâtre national de Chaillot – 1 Place du Trocadéro, 75016 Paris
Date : 18 septembre 2018

Nihon Buyō de l’école Ichiyama

@Nippon Actif

Certains internautes m’avaient fait la remarque que je n’avais pas pris de vidéo lors de la séance d’apprentissage du nihon buyō tenue par Juju Alishina (Article « Dansez avec Juju Alishina : Nihon Buyō »). Chose faite lors de ce spectacle à la Maison de la Culture du Japon à Paris! 

©Nippon Actif   Présentation du professeure de ce qu’est le buyō

En effet lors du stage de danse, il m’était impossible de prendre de vidéos car je n’en avais tout simplement pas l’accord. De plus, ce jour-là ce n’était pas une performance sur scène. La MCJP a quant à elle permit de découvrir cette magnifique danse sur scène! 
J’avais déjà expliqué dans l’article du professeure Juju Alishina ce qu’était cette danse, mais rappelons-le en une phrase : c’est la danse des geisha. Pas que, mais comprenez que cela fait intégralement partie des cordes de ces femmes japonaises aux nombreux talents.

©Nippon Actif      Élèves et professeure de l’école Ichiyama

L’école Ichiyama, de la ville de Niigata, nous a offert un somptueux spectacle de danse, mais aussi de comédie, et de décors inédits! Un scénario qui n’est pas toujours facile à comprendre, malgré l’absence de dialogue. Mais on se laisse volontiers envoûter par les courbes enchanteresses des élèves, et des gestes parfois doux, parfois saccadés selon l’expression qu’elles souhaitent nous divulguer. Une élégance maîtrisée pendant une heure. 
Il y a deux choses qui m’ont captivées. Sans surprise, leur tenu et leur maquillage : la tenue est magnifique, je suis toujours éblouie devant tant de beauté. On distingue aisément la superbe qualité du textile, les motifs divers et les couleurs variées. Le maquillage toujours aussi… blanc. Je conçois,  la manière dont je le dis paraît fade et en fait un détail inutile. Détrompez-vous, ce qui m’impressionne dans ce maquillage, c’est que les expressions faciales sont extrêmement limitées, voir inexistantes. Je vous avais déjà expliqué le procédé de maquillage de ces danseuses, et étant un produit qui se solidifie sur le visage, il est étonnant que tout le reste du corps parle pour évacuer leur ressenti.
La deuxième chose par laquelle j’ai été captivé est… le bruit du vêtement. C’est atypique comme remarque mais cela ne m’a pas échappé. J’étais alors au plus près de la scène, pour une fois (si on épargne le fait que j’ai une ponctualité légendaire dans mon quotidien). Et à chaque mouvement des actrices, j’entends le bruit des tissus qui se frottaient, et le contact entre le vêtement et le parquet. C’était… agréable, car j’imaginais par cette écoute à quel point le kimono pouvait être soyeux. 

©Nippon Actif

Sur l’une des scènes des élèves, on pouvait aussi y voir un personnage avec une double facette. Ce n’était pas une geisha ou maiko, mais une femme « voilée » (pas dans la voie de la religion musulmane), et sur l’arrière de sa tête, elle portait un masque de renard. Cette élève jouait donc deux personnages différents! Ce qui était complexe, c’est qu’au moment de jouer le renard, tout son corps étant voilé, elle devait jouer comme si l’arrière de son corps, était aussi l’avant. C’était une technique prodigieuse et à la fois rapide si le personnage ne veut pas s’embêter à changer de costume.

Un autre luxe que l’on a pu s’offrir, celui d’avoir un cours de danse dans laquelle des personnes du public étaient invités ! Je vous laisse visionner ce cours de danse dans la vidéo que j’ai posté sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=y4zr96EAhDQ&t=
Les heureux élus ont pu pratiquer cette danse et se sont vus offrir de magnifiques éventails pour leur participation. Et d’autres personnes du public ont pu rattraper des tissus pour les furoshiki (dont moi)! Un cadeau de l’école qui espérons-le, reviendront un jour!

©Nippon Actif    Le furoshiki qui m’a été lancé

Lieu : Maison de la Culture du Japon à Paris
Tarif : gratuit sur inscription
Date : 25 octobre 2018
Vidéo YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=y4zr96EAhDQ&t=

One Piece à l’Aquarium de Paris!

C’est parti pour la deuxième édition de One Piece à l’Aquarium de Paris! Cette année l’aquarium s’est associé dans le cadre du Japonismes 2018 afin de repartir à la découverte des lieux avec Luffy et son équipage. Qu’y-a-t-il à voir? Je vous explique (quasi) tout, suivez le guide!

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Cela fait des années que je n’ai pas regardé les derniers épisodes de la série… et pourtant, dès qu’on me parle d’une exposition sur One Piece, je fonce sans aucune hésitation, avec tout de suite un générique qui me vient en tête : « We are! ». L’un des opening emblématiques de la série qui a fait un long chemin avec moi au lycée. C’est LA musique qui m’évoque l’aventure et l’importance de l’amitié… Ça y est, la nostalgie des meilleures années de ma vie revient à la charge!

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Nulle part ailleurs l’exposition de One Piece ne devrait avoir lieu que dans son élément : la mer. Si l’on reste modeste et en vue de la logistique, on peut très aisément se contenter d’un sublime aquarium qui fait voguer les compagnons de Luffy et le capitaine sur tout le parcours. La dernière fois que les personnages étaient présents dans ce lieu, c’était en 2013. Grâce au mouvement Japonisme, nous revoilà dans les entrailles de l’océan. Et toujours dans l’un des QG préférés de mes amis et moi-même : au Trocadéro, tout autour de la majestueuse Tour Eiffel. Je suis partie avec une dizaine d’amis pour avoir des avis divergents. Certains sont encore plus fan de One Piece que moi, d’autres pas du tout.

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Arrivé dans l’antre de l’Aquarium, quelques marches qui nous séparent du premier décor imposant de One Piece. Une partie du plafond couvert de drapeaux One Piece, Zoro et Chopper qui nous accueillent, et plein de décors rappelant la piraterie de l’anime. Si je m’attaque dorénavant au coeur du sujet, beaucoup d’internautes se sont posés la question de ce qu’on pourrait voir dedans pour la somme de… 20,50€ (tarif plein). Oui, ce n’est pas une modique somme.
Je vous dis d’emblée ce qui n’a pas manqué lors de ce parcours : beaucoup de spot photos. Des photos avec Luffy, Chopper, Zoro, derrière une barque cartonnée, ou encore derrière une barre de gouvernail, on vous laisse vous amuser! Malheureusement, l’éclairage est relativement tamisé… c’est pour le confort de nos petites bêtes, on peut bien sacrifier la qualité d’image pour leur bien-être! Toutes les photos que j’ai prises est à partir de mon portable Samsung S7 Edge, et je trouve qu’on s’en est bien sorti. J’ai lu sur l’événement que j’ai créé avec l’accord de l’Aquarium, que certains internautes avaient eu l’idée de se cosplayer… honnêtement, c’est une excellente idée! Faire un shooting dedans est totalement possible. Je suis allée un samedi à 16h, où nous avions le temps et l’espace pour profiter un maximum de ces spots. Silhouettes, statues imposantes et stickers des divers personnages, l’équipage vous suit tout le parcours.

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©NipponActif

Les enfants de 3 à 12 ans pouvaient participer à divers ateliers : cours d’origami, réalisation de set de table ou de coffre de pirates, avec lesquels ils pouvaient repartir! Il est fort dommage qu’il y en est pas eu pour les grands enfants, tels que mes amis et moi-même. Nous nous contenterons pour notre part d’un parcours pédagogique! Certains personnages de One Piece sont identifiés aux poissons qu’on voit nager juste derrière, un système ingénieux, pragmatique et informatif. Il y avait aussi très peu de figurines : une seule était au centre d’un dôme pendant le parcours, et le reste était dans à la boutique. Ces derniers étaient en vente.

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©NipponActif

Enfin pour se reposer, il y avait une salle pour regarder quatre épisodes de One Piece tirés de l’Arc de l’Île des hommes-poissons :
– Débarquement sur l’Île des hommes-poissons, le chant des sirènes ;
– Le roi de l’Île des hommes-poissons, Neptune, Dieu des océans! ;
– La bataille finale du palais Ryugu, Zoro contre Hody ;
– Protéger la princesse à tout prix, Decken le coriace!
Vous comprendrez le prix, ou non. La grande majorité de mes amis ont apprécié le parcours. Cela ne fait pas l’humanité quand on n’est logiquement pas fan de la série. Mais nous ne sommes pas à One Piece Land (ne cherchez pas sur internet, un tel lieu n’existe (toujours) pas). Mais bien à l’Aquarium pour découvrir des milliers d’espèces, en addition logique à un anime qui le représente à sa juste valeur! À vous de décider si le prix en vaut la chandelle avec les photos que j’ai prises.

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©NipponActif

Partez à la découverte des êtres vivants de l’océan, bon vent!

PS : et non, je n’ai pas trouvé le One Piece à l’Aquarium de Paris… vous aurez peut-être plus de chance!

Lieu : L’Aquarium de Paris – 5 avenue Albert de Mun 75016 Paris
Tarifs :13€ à 20,5€
Billetterie : http://cineaqua.com/nos-tarifs/
Dates : du 7 octobre au 30 novembre 2018

 

Festival Samurai Japon 2018

Le 13ème festival culturel japonais en France a eu lieu le dimanche 4 novembre aux Pavillons de Bercy dans le 12ème arrondissement. Un événement caritatif au bénéfice des victimes du séisme au Japon.

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©NipponActif   Musée des Arts Forains

En allant à la Maison de la Culture du Japon à Paris il y a quelques jours, j’ai vu un prospectus. Celui du festival Samurai Japon 2018. Je ne connaissais pas du tout ce festival, alors qu’il en est à sa 13ème édition. Rien qu’au nom du festival, j’ai été interpellé, et j’ai voulu m’y rendre. Le festival avait lieu dans une cour du Musée des Arts Forains. Une magnifique bâtisse qu’est ce musée, que j’avais déjà la chance de visiter il y a deux ans.

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©NipponActif     Entrée de la salle Magic Mirror

J’y suis allée de 16h… à 19h! L’espace est assez petit, mais en terme d’animations, nous avons été servis. On y circulait très facilement, les stands offraient diverses choses.
Mes amis et moi-même avons vite été invités à entrer dans le bâtiment nommé Magic Mirror, à gauche de l’entrée. Une salle circulaire des années 20, très chic et festive, avec de nombreuses activités. En plein milieu de la salle, nous avons pu participer à la cérémonie du thé japonais en mode… express! J’avais déjà participé à la cérémonie du thé japonais du musée Guimet qui était plus complet. Cependant lors de ce festival, la cérémonie était gratuite, et montre en gros les usages basiques. Nous avons eu une traduction lorsque les hôtesses de cérémonie nous offraient les bonbons japonais et le thé vert. Je vous donnerai les termes techniques dans un prochain article que je ferai sur cette cérémonie bien particulière.

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©NipponActif    Salle Magic Mirror

La place centrale était entourée des calligraphies de l’artiste Fuyoh Kobayashi. Une personne était là pour présenter ses tableaux, par chance, j’ai pu comprendre ce qu’elle me contait. Je remercie de son temps pour m’avoir expliqué ce que chaque kanji signifiait, à une allure qui me permettait de le comprendre et de traduire pour mes amis.
Il y avait aussi des stands qui mettaient en vente des accessoires du Japon. Nous sommes ensuite sortis dans la cour principale, et on y a trouvé un stand pour dégustation de sake. Les vendeurs n’y sont pas allés de main morte. Nous avons très vite eu chaud! On remercie pour leur accueil chaleureux, et pour leur délicieux sake, dont la marque est mentionnée sur le tonneau : Hakutsuru Sake.

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©NipponActif 

Enfin, nous avons été jusqu’à la salle vénitienne. Sur le chemin, des stands de nourriture  à prix compétitifs ! Des onigiri à 1€, des maki en forme de ninja ou de Père Noël à 3€, des plats chauds (soba aux légumes et viandes) ou encore des bento. Et un shooting photo d’une modèle… en robe de mariée occidentale. Oui, mais pas qu’une simple et jolie robe de mariée, mais avec une technologie incrustée, je vous laisse l’admirer en photo ci-dessous. Il y avait aussi de « fausses » demoiselles d’honneur, habillées en vêtements traditionnels… la beauté des tissus, des motifs et des accessoires révélaient beaucoup sur sa qualité, et nous faisait rêver en prime.
À savoir que pour la robe occidentale, il faut absolument mettre le flash quand on prend la photo, si non, nous ne voyons qu’une robe basique sans effet de lumière. Car elles sont différentes des robes de mariée à LED. Même de nuit, il n’est pas possible de voir à l’oeil nu.

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©NipponActif 

Les exposants qui étaient à l’intérieur vendaient entre autres des accessoires, des services de tables, des kimono, des ombrelles japonaises et un stand de jeux pour enfants. Les animations se succédaient sur scène, dans la salle annexe. Je n’ai malheureusement pas été présente toute la journée, mais de ce que j’ai vu, c’était varié : la bénédiction d’un moine pour des mariés japonais (de vrais mariés s’il vous plaît!), une idole, des démonstrations d’arts martiaux… de quoi rester toute une journée, sans voir l’heure tourner!

Merci à ce super festival de nous avoir fait passer un de nos meilleurs week-end de l’année. Nous serons sûrement présents lors du prochain festival en 2019. En espérant revoir les mêmes exposants, et voir plus!

Tarif : entrée libre
Site de l’événement : http://www.samuraijapon.net/

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©NipponActif   La mariée, les demoiselles d’honneur et la présidente de Samurai Japon

Pour voir ses photos en taille normale, voici l’album que j’ai créé sur la Page Facebook de Nippon Actif : https://www.facebook.com/pg/nipponactif/photos/

 

Le Géant Furoshiki de Paris ~ 風呂敷

Après le furoshiki devant la Fondation Louis Vuitton, nous avons eu la chance de voir un autre furoshiki à taille non modeste, sur le Parvis de l’Hôtel de Ville. Organisé par le Gouvernement Métropolitain de Tokyo à l’occasion du Tandem Paris-Tokyo 2018. Un bref retour sur cette exposition s’impose, l’eco-bag est parmi nous!

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©NipponActif   Vu d’ensemble

Avant cette année, je ne savais pas du tout ce qu’était un furoshiki. Le mot ne m’était pas familier, bien que j’ai vu le résultat de cette technique dans quelques drama japonais.
Alors, grossièrement dit, c’est un carré de chiffon qui emballe des produits quotidiens de la vie. Du moins, c’était mon explication avant que je n’entre dans l’énorme furoshiki, conçu par Tsuyoshi Tane qui en est l’architecte.

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©NipponActif    Mes furoshiki préférés! 

Tout d’abord, qu’est-ce que le furoshiki? Et bien, c’est plus qu’un simple emballage, c’est une technique qui permet d’emballer correctement chaque produits : vêtement, cadeau, bentō, nourriture, etc… qui date du 8ème siècle! Ce tissu carré permet une réutilisation à vie si l’on prend bien soin. Car comme énoncé au début, c’est un excellent système de l’eco-bag. Les motifs d’un tissu varient autant que notre imagination. Un tissu robuste, et à la fois doux au touché, très joli, qui permet de l’utiliser à plusieurs reprises, et qui est pragmatique.
En face de la Mairie de Paris, l’inratable boîte en rouge et blanc impose sa présence. J’ai fait vingt minutes de queue avant de pouvoir entrer dedans après avoir passé le sas de sécurité. Le succès était tel.

Comment plier un furoshiki? La réponse en photo, c’est beaucoup plus parlant qu’en détaillant par écrit.

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©NipponActif   Comment plier un furoshiki

Simple non?
Dans cet énorme pavillon éphémère, nous étions dans un autre monde. Certes, nous voyons bien l’espace que cette conception prend de l’extérieur, mais à l’intérieur, c’est encore plus grandiose. Du sol au plafond, le motif d’un furoshiki peint le lieu du sol au plafond. Nous commençons la visite par l’histoire de ces fameux tissus, avec une vidéo de présentation. S’ensuit une multitude de furoshiki pendus, qui nous permettent d’apprécier les motifs et les couleurs, nous montrant l’inspiration de chacun. Car il faut savoir que les diverses formes d’exposées, ont été toutes conçues par de célèbres designers : Kohei Nawa, Yayoi Kusama, Takeshi Kitano, Jean Paul Gaultier, agnès b., et bien d’autres encore!

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©NipponActif 

Après l’exposition de ces célèbres designers français et japonais, nous pouvons participer à un atelier qui nous explique et montre comment plier les furoshiki. Pour emballer une baguette ou une bouteille de vin par exemple, diverses techniques traditionnelles sont appréciées. M’étant déjà rendu plusieurs fois au Japon, et avoir regardé énormément de drama japonais, je n’ai pas toujours vu ces furoshiki… Mais ils sont loin d’être en déclin dans la société japonaise, apparemment on l’utiliserait plus couramment aujourd’hui pour offrir des cadeaux.
Ceux qui ont eu l’oeil, vous avez sûrement dû remarquer que certaines des statuts qui tapissent les murs de la mairie avaient eux aussi leur cadeau emballé!

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©NipponActif   Fluctuat nec mergitur

L’un des furoshiki faisait un clin d’oeil à notre cher Itō Jakuchū. Yuriko Koike qui travaillait au Ministère de l’Environnement, était dans une optique de sauvetage de la planète. Et étant fascinée par les oeuvres du célèbre peintre, elle n’a pas hésité à utiliser ses motifs afin de nous expliquer ce qu’était le concept du mottainai. C’est un mot exprimant le dégoût face au gaspillage.
Se conférer à la photo ci-dessous pour en voir les motifs!

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©NipponActif   Inspiré d’Itō Jakuchū

Je vous laisse voir quelques-uns de ces carrés en photo, notamment avec les carrés que j’ai le plus apprécié! J’étais parti avec des amis, et malheureusement nous n’avons pas eu de cadeau comme écrit sur un prospectus qu’ils nous avaient donné. Sûrement en quantité limité… nous avons grandement apprécié nous balader dans ce joli pavillon.
Une déclinaison de furoshiki qu’il ne fallait absolument pas rater, entre tissu tendance et artisanal, le Japon a beaucoup à nous faire découvrir.

Lieu : Place de l’Hôtel de ville 75004 Paris
Tarif : entrée libre
Dates : du 1er au 6 novembre 2018

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©NipponActif   Mairie de Paris avec les furoshiki

 

Akita Exquise #1 – Mets et Sake ~ 株式会社

La société Japan Exquise a organisé un salon ouvert pour les professionnels autour de leur thème de prédilection : le sake (お酒). Accompagné de mets, les différents stands ont proposé des dégustations. Les produits viennent tous d’Akita pour cette session, avec la réelle découverte de produits d’exceptions!

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©NipponActif   Salle de réception de l’Hôtel Le Bristol Paris

Le fondateur de cette société n’est autre que le fils du célèbre et récemment défunt Joël Robuchon : Louis Robuchon-Abe. D’origine franco-japonaise et seulement âgé de 30 ans, il importe des sake de qualité, tout droit venu du Japon. Inversement, il exporte aussi des vins de Bordeaux au Japon. C’est alors que l’idée lui vient de présenter des produits méconnus aux professionnels français, et de chercher par la même occasion des distributeurs. Le lieu colle parfaitement aux sake de prestige que l’on a pu déguster : l’hôtel Le Bristol à Paris. La salle luxueuse comptera douze stands, auxquels nous allons à la découverte des produits locaux d’Akita, une ville du Japon.

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©NipponActif  Exposante du salon

Le sake est techniquement que de l’alcool de riz. Mais il a plus d’une particularité! La première et celle qui me correspond parfaitement : cette boisson ne contient aucun sulfite! Ce qui veut dire, qu’il est impossible d’avoir un mal de tête le jour même, ou les suivants. J’ai pu tester une trentaine de sake ce jour-là, je valide cette particularité.
La deuxième particularité de cette boisson alcoolisée venant d’Akita : la qualité du riz. Cette ville possède une terre fertile, des pluies abondantes et des températures marquées entre le jour et la nuit. Les riziculteurs ont ainsi pu lancer une nouvelle espèce de riz à sake appelé Akitasake Komachi. Il développe une saveur raffinée et laisse un goût très léger en bouche.
Troisième particularité : l’eau. Pour élaborer un sake haut de gamme, ils utilisent une eau naturelle de trois grandes rivières de la ville : Omono-gawa, Yoneshiro-gawa et Koyoshi-gawa.

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©NipponActif 

J’ai commencé par le premier stand d’udon froid de la société d’Inaniwa Udon Ogawa (étant donné que je testerai un restaurant de udon sur Paris, je préfère vous expliquer ce que c’est dans un prochain article). Les fabricants ont prit quatre jours pour le faire. Un délice en bouche, surtout avec la sauce daurade ou huître d’Akita. Accompagné par un excellent verre d’umeshu (ma boisson préférée!).

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©NipponActif  Udon froid, fabrication de 4 jours

Dans le stand suivant, j’ai pu goûter à la gelée d’alcool… Surprenant! Tape à l’oeil pour son originalité, et très bon en goût. Je le conseille même fortement pour ceux qui n’apprécient pas l’alcool. En plus de cela, des douceurs japonaises étaient aussi proposées. En continuant notre parcours dégustation, je tombe sur de l’edamame. C’est une légumineuse issue du soja, fabriquée en septembre autour d’une montagne d’Akita. Précisément dans cette ville car c’est là où il y en a le plus, contrairement aux autres régions. De plus, l’edamame est récolté le matin, et traité le jour même pour plus de fraîcheur, et sans additifs. Il peut être utilisé comme collation. Sur le même stand, j’ai goûté au soja à tartiner. Un crémeux au soja d’Akita, façon margarine, avec de l’huile de tournesol riche en acide oléique et sans additifs ou cholestérol. Ou encore à la mayonnaise de soja, sans oeufs, sans additifs, sans gluten ou cholestérol.

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©NipponActif   Edamame

Les meilleurs pour la fin : une atypique brochette de pâte de riz écrasé, qu’on nomme le kiritampo. Ce produit savoureux est né à Akita, et sa consistance moelleuse et élastique est sans gluten. On peut le cuire à la poêle ou au barbecue. On me l’a fait goûter avec une sauce fromagère, et j’ai été conquise par cette découverte!
Autre découverte, le radis blanc, fumé aux bois de cerisiers, macérer dans du sake et du sucre. On le nomme en japonais iburi gakko. Ce condiment prend des années à être préparé car Akita est une région hivernale. Donc il n’est pas possible de le fabriquer à toutes les saisons.

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©NipponActif  Iburi gakko

Après les divers mets expérimentés, place aux trentaines de sake! Ce qui était fort dommage, c’est qu’on ne pouvait pas acheter les produits lors de cet événement. C’était juste pour découvrir et ensuite l’acheter en gros, en prenant les contacts nécessaires.
De base, j’aime deux genres / types de sake : l’umeshu et le sake pétillant. Il y en a un qui m’a interpellé, c’est celui de la marque La Chamte. Un nom qui sonne français… mais qui ne l’est pas du tout. J’ai tout de même demandé l’origine de ce nom, et il y en a pas… Mais c’était délicieux, revigorant et très frais! Des produits exceptionnels, parfois même limités comme le junmai muroka genshu nama nakadori de la société Azakura Tokubetsu. C’est un peu la cuvée n°1 de leur Maison. Le fabricant n’a embouteillé que la seconde partie de la filtration, ce qui lui confère un excellent équilibre entre l’umami et le parfum. Une autre bouteille que j’ai apprécié a gagné un prix au Kura Master 2018 : le junmai ginjo fukukomachi. Il a un goût fruité et il est très frais. Un dernier pour la route, le junmai ginjo – Land of Water – Nama. Ce sake est tellement limpide qu’on dirait presque de l’eau, et sa fraîcheur est sans pareil.

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©NipponActif

Une délicieuse découverte culinaire! Je ne m’attendais pas à ne pas connaître autant de bons produits… Le tir est rectifié grâce à Louis Robuchon-Abe, et les informations données par les exposants! Un autre article suivra, la deuxième session sera sur Kagoshima!

Site Japan Exquise (pour le moment il ne fonctionne qu’en version japonaise) : http://japan-exquise.com/
*Date de cet événement : 17 septembre 2018
*Tarif : entrée libre en échange d’une carte de visite.
*Lieu : Hôtel Le Bristol Paris – 112 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

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©NipponActif  Gelée de sake

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©NipponActif  Kiritampo

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