Concert : Le monde du soupir japonais

 

English version

L’Association des Amitiés Asiatiques (AAA) ont accueilli le Vendredi 20 Juin un groupe éphémère d’origine japonaise dans le hall principal. Plusieurs mélodies ont été joués ce soir-là, poétiques et traditionnelles.

37858898_10216495329354905_7814483319063576576_n
©NipponActif     Une partie du groupe

Les musiques interprétées sont celles de l’ère Taishō à nos jours. Ils interprétaient des musiques très connues, mais son unicité tenait à l’accompagnement d’un mélodrame contemporain. C’était Yuji KAGEYAMA qui dialoguait, soutenu par la musique. Les textes narrés et joués étaient de différents artistes tel que Kino Tsurayuki, Yosano Akiko, Murai Saisei, Anzai Fuyue et Yagi Jukichi. Inspiré aussi celui d’un autre dramaturge qu’est le célèbre Paul Claudel.

Ce dernier avait une passion pour le Japon, et écrit des haïku, autrement dit aussi des haï-kaï, qui sont des poèmes extrêmement brefs. Paul Claudel est aussi adulé au Japon, donc le choix de quelques-uns de ses poèmes était une évidence. Le groupe a fait un clin d’oeil aux français, dans ce savant mélange de l’art théâtral et de l’orchestre.

37797052_10216495328994896_2001602369372028928_n.jpg
©NipponActif    Yuji KAGEYAMA

Paul Claudel a composé de juin 1926 à janvier 1927 le recueil « Cent Phrases pour éventails ». Le groupe a choisi de prendre quelques extraits, et de le faire traduire dans un feuillet qu’on nous remettra afin de comprendre ce qui est narré.

Le chant lyrique d’Asuka MASUDA était mélodieux. Elle avait un timbre de voix unique qui nous laissait pas indifférent. L’acteur quant à lui était d’un dynamisme sans précédent, qu’on oubliait presque qu’il n’était pas si présent que cela. Une présence puissante, des émotions véhiculées aisément, qu’on n’avait pas besoin de comprendre la langue pour deviner le thème de la musique suivante. Un excellent jeu d’acteur, cumulé aux merveilleux musiciens à la clarinette et au piano. Malgré quelques fausses notes (rien qui pourrait gâcher l’ensemble de la soirée, car ils ont sans aucun doute du talent), j’attends impatiemment un prochain concert, encore plus développer que lors de cette soirée.

Pour ce concert, nous avions :
Yuji KAGEYAMA : acteur narrateur
– Asuka MASUDA : soprano
– Yuka WATANABE : pianiste
– Maki SATO : clarinette
– Kenta IIZUKA : clarinette
– Kaori TUSTSUI : compositrice et clarinette

Lieu : Association des Amitiés Asiatiques – 21 rue d’Antin 75002 Paris
Date et horaire : Vendredi 20 Juillet 2018 à 19H30
Entrée libre et gratuite

English Version

Association des Amitiés Asiatiques (AAA) – that we translate as Asians Friendship Association – welcomed on Friday, June 20, an ephemeral group oh Japanese origin in the main hall.  Several melodies were played that night, poetic and traditional.

The music performed is from the Taishō era to these days. They interpreted some know music, but its uniqueness was the support of a contemporary melodrama. It was Yuji KAGEYAMA who used to dialogue, sustained by music. Texts narrated and played by differents artists : Kino Tsurayuki, Yosano Akiko, Murai Saisei, Anzai Fuyue et Yagi Jukichi. Inspired by another well-known playwright : Paul Claudel.

Paul Claudel had a passion for Japanese culture, and wrote haïku, in other words haï-kaï, which are poems extremly short. Paul Claudel is also admired in Japan, so the choise of a few poems created by him was obvious. The group has made a wink for the French, in this clever mix of theatrical art and orchestra.

Paul Claudel wrote from June 1926 to January 1927 the collection « Cent Phrases pour éventails » – translated by « Hundred Sentences for fans ». The group choose to take some extracts, and translated it in papers that they will give us to understand the meaning of what it was told.

Asuka MASUDA’s lyrical song was melodious. She has a very unique and captivating timber of voice, that did not leave one indifferent. The storyteller, about him, was unprecedented dynamism, that we almost forgot that he was not be all the time on stage. A powerful presence, the emotions conveyed easily, that we did not need to understand language to guess theme of the next song. A brillant acting abilities, combined to marvellous musicians who played the clarinet and the piano.  In spite of few wrong notes (but nothing could not ruin this evening, because they have a real talent), I wait patiently their next concert and develop further.

For this concert, we had :
Yuji KAGEYAMA : actor
– Asuka MASUDA : soprano
– Yuka WATANABE : pianist
– Maki SATO : clarinet
– Kenta IIZUKA : clarinet
– Kaori TUSTSUI : songwriter and clarinet

Place : Association des Amitiés Asiatiques – 21 rue d’Antin 75002 Paris
Date and hours : Friday, 20 July, 2018 at 7.30 p.m
Free admission

Throne de Kohei Nawa

Dès l’entrée du Musée du Louvre, il prône fièrement une sculpture majestueuse : le « Throne ». Un trône créé par l’artiste japonais Kohei Nawa, qui sera présent lors de l’interview presse du jeudi 12 juillet 2018, afin de nous conter l’histoire de sa création.

37616144_10216480774911053_4361742071673913344_n.jpg
©NipponActif     « Throne » de Kohei Nawa

Le coup d’envoie pour Japonismes 2018 a été officiellement annoncé ce mois-ci, même si  nous avons eu un avant-goût bien avant! Nous avons eu le plaisir de pouvoir interviewer l’artiste Kohei Nawa, mais avant cela, nous avons aussi écouté le conseiller du Président du Louvre, Alberto Vial. Ce dernier nous a annoncé qu’en 2017, le Louvre a accueilli environ 160.000 visiteurs d’origine japonaise. C’est alors naturellement que le trône avait sa place dans le Louvre. Il estime par la même occasion  que 5 millions de visiteurs verront son oeuvre dès leur entrée au musée, et que l’oeuvre permet même de les accueillir promptement.

37678338_10216480775591070_5670164610989162496_n
©NipponActif    Conseiller du Président du Louvre, Alberto Vial

Kohei Nawa est un artiste contemporain, qui vit désormais à Kyoto. Il est le directeur de SANDWICH Inc., et également professeur à l’université d’art et de design de Kyoto. Quand il était étudiant, il avait visité le Musée du Louvre. Pour lui, le Louvre est une entrée par son gouffre en verre, vers le monde humain, caractérisée par une présence à l’intérieur de la pyramide, mais un regard qui peut s’étendre au monde extérieur. La pyramide est selon lui, elle même la représentation du pouvoir que l’histoire nous lègue. Aujourd’hui on se pose encore la question concernant l’autorité du pouvoir qu’il pouvait avoir à l’époque. Dans la continuité de ce questionnement, il a trouvé que c’était LA place qui correspondait à une sculpture de cet ampleur.

L’artiste a pris un an pour le projet et la conception. Il n’était pas à sa première fois pour l’idée d’un trône. Il en avait déjà créé d’autres auparavant. Tout a été conceptualisé en 3D, avant de construire le trône. Le Louvre interdit les oeuvres de plus de 3 tonnes. L’artiste a donc respecté cette limite de poids. Car cet oeuvre a été uniquement construit pour ce musée. Après la fin officielle de l’exposition sur le « Throne », Kohei Nawa espère donc que son oeuvre restera dans le musée. L’oeuvre fait 10,4 mètres de longueur, un peu plus de 4 mètres en largeur, et est posée sur une colonne à 12 mètres du sol. La structure métallique est en inox, et en résine, caché par des feuilles d’or, travaillées par des artisans traditionnels de Kyoto. Quant à l’or, il vient de Kanazawa, région spécialisée dans ce matériel. Il faudra deux couches d’or pour avoir une harmonie dans la couleur.

37608797_10216480775911078_1932076070144573440_n
©NipponActif    Kohei Nawa et la traductrice

En japonais, « Throne » signifiera plutôt « siège vaquant ». Mais en anglais, cela donne le mot « trône » tout simplement, donnant aux visiteurs, le libre choix de penser. En face de la sculpture, on y verra un siège de petite échelle. On questionne justement la valeur du pouvoir par sa présence, cependant, telle une question sans réponse, le siège sera sans gouverneur. Il n’est pas sculpté pour qu’on s’y place. Il y a aussi la présence de deux boules, en forme d’oeil : une boule devant représente l’avenir, et celle de derrière le monde et le passé.
Nous sommes en droit de s’interroger sur l’avenir technologique, tel qu’il y est déjà présentement, et qui évoluera très rapidement. C’est alors que l’artiste répondra qu’effectivement, une intelligence artificielle pourrait peut-être s’asseoir sur ce trône, de par son aspect physique modulable, et par son pouvoir croissant sur le présent et l’avenir. Il mise lui aussi sur l’informatique et le digital qui ont déjà tout chamboulé.

Son inspiration vient aussi de la route de la soie liant les histoires de l’Asie et de l’Égypte. Lors des fêtes religieuses, il y a des chars qui défilent, de nouveau représentatif de son oeuvre. La dorure de la feuille est née en Égypte, mais la dédicace ne s’arrête pas à là. Le Louvre possède aussi son laboratoire concernant cette matière. Les oeuvres qui y sont exposées aussi, et c’est pour cela que ce trône colle à tous les niveaux à ses inspirations.

37609872_10216480772670997_881454411581227008_n
©NipponActif    Le trône vu de l’arrière et d’en bas

*Dates : du 13 Juillet 2018 au 14 Janvier 2019
*Lieu : Musée du Louvre – Rue de Rivoli 75001 Paris
*Tarif : gratuit. Si vous prenez le métro, arrivé sur le quai, ne suivez pas l’indication sur le panneau du musée du Louvre! Prenez la première sortie qui vous mènera dehors, et rejoignez l’entrée de la pyramide. Si vous passez par l’intérieur du musée, l’accès en haut vous sera interdit!
*Site : https://www.louvre.fr/

Space Create, manga kissa à Tokyo

Lors de mon voyage au Japon, précisément dans la ville de Tokyo, j’ai voulu essayer l’un des logements les plus atypiques du pays : le manga kissa. J’ai donc tenté ma première expérience au Space Create du quartier d’Asakusa.

gera_gera_japon_manga_kissa_cafe_2
©NA    Employée dans un manga kissa

Précédemment, j’avais écrit une partie des explications sur le manga kissa dans cet article : Manga Café. Autrement dit, le manga kissa est un mélange entre un cybercafé et une bibliothèque de milliers de manga. La différence est tout de même notable entre l’inspiration japonaise qu’a eu le Manga Café de Paris, et le manga café au Japon. Je vais donc raconter mon expérience d’une nuit au Space Create.

Avant mon départ pour Tokyo, j’avais eu l’idée de dormir dedans. J’y suis allée sans réservation préalable, que ce soit en France ou sur le terrain. J’ai trouvé une enseigne grâce à la gentillesse d’un policier et d’un tokyoïte qui m’avaient déniché le lieu à minuit passé (vous l’aurez compris, je n’avais vraiment rien prévu, juste pour l’aventure!). Il me semble qu’il n’est pas possible de réserver d’avance une « chambre ». Tout simplement car la fonction de base est de lire une multitude de manga, et d’utiliser internet, dans un des petits box que nous offre le lieu. Les manga kissa d’il y a quelques années ne connaissaient que ce fonctionnement, et voulait se comporter comme un cybercafé. Mais au fur et à mesure des années, certains tokyoïtes ont commencé à rester toute la nuit dans ces boîtes (surtout pour les personnes qui avaient loupé leur dernier train pour rentrer). C’est alors que ces enseignes ont eu l’idée de mettre à disposition des clients plus qu’une salle de lecture, et l’ont transformé en une « chambre ». Ou du moins, un box. Avec le même espace qu’un capsule hôtel, regardez la photo ci-dessous.

11137133_10206767445723894_4967090355238878447_n
©NipponActif   Le box où j’ai dormi

Dès l’accueil, on nous invite à s’inscrire sur des bornes (enregistrement en japonais ou en anglais) : nom, prénom, adresse, email et validation des conditions. On nous offre une carte de fidélité, où nos informations faciliteront les futurs réservations. Étant un manga café, on peut y aller en journée, pour 30 minutes par exemple. Mais comme je souhaite y passer la nuit, j’ai pris le maximum, à savoir le forfait 12H, pour environ 20€ (à l’époque) au Space Create. Sachez que c’est le « logement » le moins chère sur Tokyo. Certains tokyoïtes y habitent pendant plusieurs mois! Car ils coûtent moins chère qu’un appartement dans l’archipel…
[D’autres chaînes connues coûtent encore moins chères, exemple : Manboo! qui coûte environ 14€ pour le même service.]
On nous explique en anglais le fonctionnement. Que nous pouvons profiter des manga, d’internet en illimité, que l’on peut choisir le box que l’on souhaite du moment qu’il soit logiquement libre. Inclus aussi pour ce prix, des boissons chaudes et froides à volonté, d’un peignoir, d’un wabaki (わばき) qui signifie les chaussures d’intérieur, mais aussi d’une douche! Attention, tous les manga kissa n’en sont pas forcément dotés, mais cela continue à se généraliser.

1509792_10206767447043927_9147428847824687714_n.jpg
©NipponActif    Équipement et douche au manga kissa

Le lieu est très propre, à l’image des autres lieux que j’ai essayé. Un plaid nous est fournit pour se couvrir. Cependant, le confort n’est pas au rendez-vous. Même si le sol est matelassé, la lumière du manga kissa impacte sur nos box, et donc sur nos nuits car il est difficile pour beaucoup d’entre nous de dormir la lumière allumée. Il faut savoir que le box n’est pas totalement fermé : il n’y a pas de plafond! Je n’en connais pas la raison, mais probablement pour ne pas y être à deux dedans et surveiller au loin ce qui se passe ? Je déconseille donc ce lieu pour plus d’une nuit. Mais l’expérience est bien évidemment utile car inédite.

Ces chaînes sont installées un peu comme pour la distance de nos McDonald’s sur Paris. Il y en a dans tous les coins de rue, il faut souvent lever ses yeux pour voir ces enseignes, car ils se situent dans les étages.

Tarif pour l’enseigne avec des kanjis rouge et noire Space Create :
– 1 heure : 550¥ (~4,2€)
– 3 heures : 1200¥ (~9,1€)
– 6 heures : 1800¥ (~13,7€)
– 12 heures : 3000¥ (~22€)

Tarif pour l’enseigne avec une grenouille Gera Gera :
– 30 minutes : 200¥ (~1,5€)
– 3 heures : 750¥ (~5,7€)
– 8 heures : 1480¥ (~11,3€)

Tarif pour l’enseigne avec un poisson Manboo! (le plus connu) :
– *30 minutes pour les femmes : 100¥ (~0.7cts€)
*30 minutes pour les hommes : 200¥ (~1,5€)
– 3 heures : 1000¥ (~7,6€)
– 5 heures : 1300¥ (~9,9€)
– 8 heures : 1800¥ (~13,7€)
– 10 heures : 1900¥ (~14,5€) – tarif de nuit
– 
12 heures : 2200¥ (~16,8€)

Kyoto et son élégance éternelle

Source des événements japonais à Paris, la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) a accueilli le Vendredi 15 Juin, les membres du spectacle intitulé « Kyoto et son élégance éternelle ».

37277790_10216438499774201_2978754527823396864_n
©NipponActif     Entrée avant le spectacle

Paris et Kyoto fêtent les 60 ans du pacte d’amitié qui les lient. Des kyotoïtes sont venus nous montrer un art traditionnel local, pour la découverte d’une facette de leur culture.
On plonge directement dans une ambiance raffinée, avec le port des vêtements culturels. Des vêtements comme nous n’en voyons nulle part ailleurs, atypique (se conférer aux photos).
Ils sont venus nous présenter le festival qui a lieu chaque année pendant le Gion Matsuri. C’est le festival du sanctuaire Yasaka, et il dure tout le mois de juillet. C’est l’une des trois grandes fêtes de la région, et il est initié par le Yamaboko junkô, qui est la procession de chars.

37276625_10216438497094134_9156208545165737984_n
©NipponActif    Le yamaboko junkô

Lors de cette soirée, nous avons eu le droit à l’imayo : des chants et des danses qui étaient pratiqués à l’époque Heian (VIIIe – XIIe siècle). Musique et chants traditionnels parlant de palais, de montagne, de cérémonies, mais aussi de Paris (Imayo – Awase).

Un voyage lyrique à travers une région et Paris. Des poèmes écrits à la main avant d’être chantés. Les poèmes nous étaient déjà donnés en avance, mais cela ne les a pas empêché de faire une démonstration d’écriture en quelques minutes. Les danseuses quant à elles étaient exceptionnelles. Elles m’ont rappelé la danse cambodgienne de par leur dextérité et mouvement au ralenti. Ce spectacle ne pourrait intéressé que les amoureux de la tradition.

37347259_10216438496494119_3477870598527385600_n
©NipponActif    Membres du spectacle

Extrait d’Iwayo – Awase (version française)
par Mme Keiko NAKAGAWA

En se promenant dans les rues de Paris
Ici et là dans le jardin des roses sauvages fleurissent 
Ses souvenirs se transforment en sentiments
Et subsistent toujours sur le bout des feuilles après la séparation

Ce groupe est une association qui existent depuis quelques décennies. Leur but est de propager la culture d’époque de leur région, à tout le monde. Ils participent à la fête tout le mois de juillet à Kyoto, afin de présenter ce qu’ils nous ont montré. Nous avons eu l’honneur de pouvoir être présent à cette exclusivité mondiale.

Ce programme présenté à la MCJP était gratuit et n’avait qu’une date unique.

Site : https://www.mcjp.fr/

L’Attaque des Titans Film 3 – 進撃の巨人 ~覚醒の咆哮

Le troisième film de l’Attaque des Titans revient sur nos écrans parisiens, et en exclusivité européenne ! Cette avant-première a été projeté dans la mythique salle du Grand Rex le mercredi 11 juillet 2018.

37282138_10216437582991282_6159372819206504448_n.jpg
©NipponActif    Photo prise du balcon

Le Grand Rex fait partie des monuments historiques depuis 1981, en vue de sa salle et de son ensemble architecturale. Il peut accueillir 2702 personnes dans sa grande salle (sans compter la salle annexe).
Le film a donc été projeté sur l’écran large du Grand Rex, cependant nous avons occupé que le balcon (1300 places), pour le confort visuel. Car en effet, l’écran est le plus grand de France : 24,9 mètres de largeurs, et 11,35 mètres de longueurs. Il se déroule uniquement lors des séances de film dite au « Grand Large ».

37261516_10216437933440043_1131379439003762688_n.jpg
©NipponActif       Goodies offert lors de la séance

Dès l’entrée du cinéma, un goodies a été offert, ainsi qu’un flyer sur le film. L’installation a été rapide, il y avait une très bonne ambiance dans la salle, et certains spectateurs ont fait l’immense honneur d’être cosplayés (habillés comme les personnages de l’anime). Ce n’est pas la première fois que le film de la même série est projetée au Grand Rex. Et cette fois encore, il a eu autant de succès. Quasiment tous les sièges étaient occupés, et d’autres personnes sans billet attendaient dehors patiemment afin de pouvoir en acheter en cas de désistement des détenteurs du billet. Le succès était tel!

visual_01_pc.png
©http://shingeki.tv/movie_season2/  Affiche du film

Je ne souhaite pas spoil le film, mais sachez qu’il était aussi trépident que les précédents. On ne se contente pas uniquement de regarder un film, mais on profite de l’acoustique que nous offre la salle, et surtout de l’ambiance de tous les spectateurs. S’en est suivi le premier épisode de la saison 3 de l’anime, pour finir cette belle soirée! Nous attendons avec impatience le reste des épisodes et le futur film!

Tarif : 15€ – inclus billet d’entrée et un goodies (dessous de verre Attack on Titans)
Site : https://www.parislovesanime.com/

Documentaire : Yakuza et Constitution

155532-893_sub1-1
©MCJP

Les yakuza (ヤクザ) sont des membres d’un groupe de crime organisé, autrement dit de la mafia japonaise ici. Ils sont officiellement reconnus au Japon, et même si leurs activités restent cachées, leurs présences non. Le samedi 7 juillet 2018, la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) a projeté un documentaire sur la base de la constitution dans la mafia japonaise.

L’État japonais vote une loi « Antigang » (Boryokudan Ho ou Botaiho) en 1992, complété plus tard par plusieurs décrets qui mettent à mal le business des différents gangs. On peut expliquer la présence acceptable des yakuza pendant tous ces siècles, mais leurs activités ont évolué au fur et à mesure du temps. Comment expliquer que ces clans étaient acceptés par tous, État et civils, sans qu’il n’y ait aucune forme de répressions contre eux? Un sujet bien long à développer, mais si nous restons dans l’époque contemporaine, la mafia est mise à l’épreuve. On ne peut ignorer un groupe de personnes capables de fluctuer sur l’économie du pays. Le quotidien des yakuza se résume aux rackets, aux trafics de drogue, à la prostitution, aux trafics d’armes et aussi aux paris clandestins (exemple : les matchs arrangés de sumo).

Le documentaire zoom sur un groupe qui se trouve à Osaka. Un membre de Tokai Television va suivre pendant plusieurs jours le quotidien des yakuza qui ont bien voulu s’exprimer sur le fonctionnement de la hiérarchie.

155532-893_sub3-1.jpg
©MCJP       La police en perquisition dans une maison de yakuza

Parler de l’illégalité au Japon est fortement déconseillé, même raconté à la presse. Il fallait donc s’attendre à ce que tout ne soit pas explicitement raconté lors de ce visionnage. Cependant, on en apprend grandement sur le fonctionnement du clan. L’un des oyabun (chef de famille dans les clans de yakuza) avait 61 ans (un âge pas du tout perceptible le concernant). Il raconte le nombre de fois qu’il est parti en prison, avec une certaine fierté. Un yakuza est capable d’être envoyé plus de 1.000 fois en prison lors de sa vie. Ce laxisme pénitencier fait naître de plus en plus de délits et crimes au Japon. Mais rarement sur les civils. C’est plutôt des règlements de compte entre gang. La population quant à elle se sent souvent protéger (surtout les commerçants et entreprises). Les clans les protègent, alors que la police semble inefficace sur ce terrain.

155532-893_sub4-1.jpg
©MCJP   Tatouage courant chez les yakuza

Le documentaire nous permet donc de comprendre les notions de base du fonctionnement, rituel et usages des clans yakuza. Mais pas que. Aussi les dangers, et comment les leçons sont administrées aux nouveaux membres. Et si ce n’est pas entre membres le problème, c’est la société qui en créée. Ils sont exclus de toute forme sociale et administrative. Là où des droits fondamentaux devraient s’exercer à tout homme et femme sans distinction, les clans subissent toute une ribambelle d’interdictions. On l’aura compris, même la justice est dans l’illégalité. Mais pas beaucoup de professionnels sont présents pour les défendre, comme par exemple les avocats, qui eux aussi peuvent être ciblé par la justice. Encore plus difficile, quand même la famille entière est exclue de la société (exemple : un enfant d’un yakuza peut se voir refuser son entrée à l’école… Pour le seul motif du ‘travail’ du géniteur qui n’est pas en adéquation avec l’éducation).

À la fin du documentaire, le journaliste lui a demandé pourquoi ne pas laisser tomber ses activités si c’est beaucoup trop dangereux, et si cela n’offre pas de travail fixe, ni à eux, ni à leurs familles. Question à laquelle il répondra : « Si jamais nous ne sommes plus yakuza, qui nous acceptera? ».

155532-893_sub2-1.jpg
©MCJP   L’oyabun de 61 ans

Diffusion exceptionnelle à la Maison de la Culture du Japon à Paris, pour 5€ la séance.

Japan Expo 19ème Impact

Japan Expo est le deuxième salon le plus connu au monde, après le fameux Comiket qui se déroule sur l’île artificielle d’Odaiba, à Tokyo. Des salons dédiés aux manga, jeux vidéos, science-fictions et aux cosplays. Un retour sur la convention qui a eu lieu en banlieue parisienne, au Parc des Expositions.

36902164_10216375771766040_6891406950647463936_n
©NipponActif        Cosplayeuse

Un salon qui a une reconnaissance majeure d’année en année, diffuseur de la pop-culture et d’une spécificité unique lié au Japon jonglant entre animations, ventes, avant-premières, dédicaces, rencontres, cosplays, etc… Après sept années de travail à Japan Expo, je voulais revivre l’expérience en tant que visiteur. Ayant été sous contrat, je ne peux pas dévoiler tous les backstages, mais peut-être que je parlerai de mon expérience dans un prochain article. Mais c’est en toute objectivité que je vais le plus brièvement possible, raconter mon passage à Japan Expo Paris, le Dimanche 8 Juillet 2018.

Pour éviter la foule immense qui peut remplir jusqu’à deux hangars du Parc des Expositions, je m’y suis rendue à midi. Un chemin sans arrêt du début de la file jusqu’à l’entrée du salon. Comparé aux années précédentes, il n’y avait pas de chaleur écrasante dans le salon même. Je remarque aussi qu’il y avait moins de foule qu’habituellement. On circulait très aisément, sans trottiner. Il y a toujours autant de stands exposants qui vendent leurs produits à des prix excessifs, sans aucune surprise. Certains avec qui j’ai pu discuter me confieront sans trop de mal qu’ils aient eu moins de chiffres qu’habituellement, que l’emplacement leur coûtait trop cher, donc inévitablement les exposants augmentaient à leur tour le tarif des produits qu’ils vendaient.

Mais la programmation reste tout de même très intéressant, comme chaque année. En dehors du salon, Japan Expo organise aussi des films d’animations en avant-premières, des soirées, des concerts, etc…

36868171_10216375774126099_921096667665530880_n.jpg
©NipponActif   Préparation pour la démonstration de taiko

Pour ce dimanche, il y avait l’ECG (European Cosplay Gathering) pour la sélection française, permettant au meilleur cosplayer de gagner un lot. Japan Expo est l’occasion d’apercevoir beaucoup de visiteurs costumés en des personnages de manga ou science-fiction. Impressionnant est leur travail, et indispensable est leur présence. J’ai aussi pu voir certains crossplay. Le principe du crossplay est que les femmes s’habillent en personnages de manga masculin, et les hommes, en personnage féminin.
Nous avons aussi eu en showcase la chanteuse des génériques de l’Attaque des Titans et Blue Exorcist, Mika KOBAYASHI. Les sorties des anime 2018 et 2019 ont été annoncés, suivit d’un karaoké géant. Des masterclass ont été tenus comme par exemple ceux de Kimitoshi YAMANE et Toshihiro KAWAMOTO. Sans compter les ateliers, des démonstrations de sport, de musique, de danse, d’instruments, etc…

La conférence de clôture tenue par les fondateurs de Japan Expo, Jean-François DUFOUR et Thomas SIRDEY, s’est déroulée en deux parties. En première partie, la présentation et le travail de cette année. S’ensuit des questions / réponses avec le spectateur. Beaucoup de réclamations sous forme de questions ont été posés. Questions à laquelle il y a eu des réponses, mais qui ne satisfaisaient pas forcément le public. Que cela soit sur les prix des billets / badges, des badges qui ne fonctionnent plus arrivé au point dédicace, et où l’on envoie le visiteur à l’autre bout du hall afin d’activer formellement son badge, les problèmes d’accès pour les personnes à mobilité réduite, les exposants qui sont mécontents des services qu’on leur offrent lors des quatre jours du festival, etc… Les fondateurs ont eux-même soulevés quelques problèmes techniques lors du salon (comme l’ascenseur qui ne fonctionnait pas). Mais les réponses apportées aux questions, visées plutôt le STAFF festivaliers. À savoir que Japan Expo recrute 450 personnes chaque année. Selon les fondateurs, le staff saisonnier peut aussi être inefficace, du fait de leur jeune expérience. Tous les anciens membres ne sont pas forcément rappelés, et aucun motif n’est donné. Les fondateurs avouent sans peine que si certains problèmes soulevés sont consolidés, de nouveaux arriveront, car ils veulent tenter de nouvelles choses. On oserait se demander si justement la valeur sûre n’est pas de (re)travailler les systèmes mises en place pour atteindre la perfection. Mais nous aurons compris que ce n’est pas le but de ces derniers.

36869956_10216375767645937_5144837737857155072_n.jpg
©NipponActif   Jean-François DUFOUR et Thomas SIRDEY

Dans la deuxième partie de la conférence, on nous a prédit une surprise pour l’année prochaine, une exclusivité. Car effectivement, juillet 2019 sera le 20ème anniversaire du salon! Nous aurons toujours les mêmes programmes, avec d’autres artistes qui viendront, des dédicaces, des rencontres, un concert gratuit qui aura lieu en soirée (sans nous dévoiler les artistes étant donné que les contrats n’ont toujours pas été signés), ET! Ils ont aussi précisés que cela fait cinq ans que les tarifs des billets d’entrées n’avaient augmentés… Chose qui changera dès l’année prochaine! Car ils augmenteront le prix des billets de 2€ tous les jours (voir les tarifs en fin d’article). Tarifs augmentés pour l’anniversaire? Nomenclature économique? Les raisons apportées étaient floues. Les prix des badges augmenteront aussi, et un nouveau badge unique fera son entrée juste pour 2019 : un pass anniversaire à 300€. Qu’est-ce que ce badge apporte de plus que les badges déjà existant? Une visite dans les coulisses de Japan Expo, un jour avant l’ouverture publique, accompagné des fondateurs pour commenter la visite. Plus de goodies (ou de meilleurs goodies que le badge Zen et Zen+?), accès à l’espace lounge, permettant d’avoir un en-cas, et un confort optimal pour se reposer à l’écart du bruit, et bien d’autres privilèges. Attention, ce badge 20ème anniversaire sera limité,  seulement 6 personnes auront ce « privilège »! Dans quelques jours, ces informations seront mises à jour sur leur site. C’est donc avec impatience que nous verrons l’expérience de ceux qui ont voulu en profiter. Quelque chose me dit que dès son apparition en vente, ces 6 billets vont rapidement partir malgré son prix.

À l’année prochaine Japan Expo! Pour ses réussites et ses déboires…

Message personnel de fin : merci aux visiteurs qui m’ont reconnu alors que je ne portais pas mon gilet Japan Expo, un grand plaisir d’avoir revu une partie du staff, ainsi que les exposants. À l’année prochaine sûrement!

Tarifs 2019

Prévente :
Jeudi 4 Juillet 2019 : 17€
Vendredi 5 Juillet 2019 : 14€
Samedi 6 Juillet 2019 : 24€
Dimanche 7 Juillet 2019 : 19€

Pass 4 jours : 60€

Billet Zen : 104€
Billet Zen + ECG : 134€
Billet Zen + Confort : 200€

Pass Spécial 20 Ans : 300€

Lien pour l’achat des billets : https://www.japan-expo-paris.com/fr/ticketing/JEP2019

 

Aki Café

On connaît le Aki Boulanger, célèbre pour les pâtisseries franco-japonaise qu’elle nous offre. Mais connaissiez-vous plus loin sur la même rue le Aki Café? À l’instar du premier du nom, le Aki Café offre des plats, desserts et boissons, sur place ou à emporter.

36698237_10216342617977216_7508390315661721600_n
©NipponActif    Plateau goûter

Cette annexe comporte un cadre beaucoup plus spacieux que le Aki Boulanger. En effet, l’espace peut accueillir trois fois plus de monde, et l’où peut s’asseoir confortablement, dans un cadre beaucoup plus classe que l’autre. Les produits diffèrent, car il y a moins de pâtisseries. Mais étant plutôt dans le cadre de boire un café, on ne blâmera pas cette différence, loin de là, car elle nous invite à découvrir d’autres plats.

36718744_10216342716779686_8425600892622864384_n.jpg
©NipponActif     Cliquez sur la photo pour zoomer

Je n’ai testé que la pâtisserie, ayant déjà mangé au Aki restaurant juste avant. Le principe reste donc le même : si vous mangez sur place, le prix est plus élevé que si vous commandez à emporter. La carte est non-exhaustive, il y a parfois des produits en plus à la vente.

J’ai acheté un mille-crêpes au matcha, un éclair au matcha (la version yuzu existe pour les deux), un flan au matcha et deux tasses de thé genmaicha. Un plateau presque 100% matcha, pour un succulent goûté gourmand, pour un total d’environ 20€.
Et pourquoi presque 100% matcha et pas totalement? Car le genmaicha n’est pas du matcha. En effet, ce thé était autrefois bu par la population pauvre au Japon. Le thé vert était mélangé avec du riz grillé, car moins onéreux. Aujourd’hui, ce thé est bu par n’importe quelle classe, sans distinction. Hautement apprécié pour une meilleure digestion après un repas, comme ce que j’ai pris.

36711395_10216342618457228_2365353225663545344_n.jpg
©NipponActif    Mille-crêpes au matcha

Les pâtisseries quant à eux étaient d’une légèreté qu’on ne voit pas souvent ailleurs. Amoindri en sucre, j’ai beaucoup apprécié qu’ils mettent en avant la texture, la couleur, et le goût du matcha. Seul hic, la pâte à choux qui elle, était trop sucré à mon goût, mais cela se discute en fonction du palais de chacun. De plus, je ne suis absolument pas déçue de l’esthétisme des produits vendus. On retrouve la même prestance qu’au Aki Boulanger, dynamisé par un personnel serviable et chaleureux. Le qualité / prix / quantité est respecté, même en voulant mangeant sur place avec les frais supplémentaires que cela incombe. À savoir qu’ils vendent aussi le daïfuku, qui n’est ni plus ni moins que du mochis, à prix très raisonnable comparé à ce que j’ai pu voir ailleurs.

Prix de mon plateau : environ 20€
Lieu : Aki Café – 75 rue Sainte-Anne, 75002 Paris
Page Facebook : https://www.facebook.com/akicafeparis/

Encore un jour banane pour le poisson-rêve

Une exposition qui nous replonge dans nos souvenirs d’enfance, avec des jeux d’enfants mais aussi dans nos rêves. « Encore un jour banane pour le poisson-rêve » est une exposition qui a lieu au Palais de Tokyo à Paris dans le cadre du Japonisme 2018.

36188956_10156746155587780_5937250811603058688_n.jpg
©NipponActif    L’entrée de l’exposition

Notre enfance n’a pas toujours été rose, et cette exposition retrace à sa façon les rêves et cauchemars des enfants, avec des tableaux et sculptures imaginés et hallucinés. On touche à la féerie, à l’utopie, les mythes mais aussi la dystopie, les monstres et les personnages les plus farfelues. Une nostalgie certaine présentée et racontée par Clément Cogitore.

«Ici, comme dans tous les mythes fondateurs, une énigme sera posée, le monde physique se verra déréglé – parfois hanté -, un monstre sera à affronter, des disparus à pleurer, et comme tous les personnages ayant traversé un tissu problématique, le spectateur en sortira transformé et, avec lui je l’espère, sa perception et son imaginaire.»

L’art, c’est du délire

Une tendance artistique flou et en même temps esthétique est mesuré. Représenté par des tableaux, vidéos d’animations et sculptures, l’exposition est faite pour les adultes qui repartent dans leur mélancolie, mais aussi pour les enfants. Attention tout de même aux salles et tableaux qui peuvent parfois décrire les angoisses que nous, adultes, aurions pu connaître dans notre enfance.

Certains artistes ont utilisés des objets trouvés, des moteurs, des pièces mécaniques et de circuits électroniques, permettant de mettre en route des objets de la vie quotidienne automatiquement. Procédé quasi invisible à l’oeil nu, on aura tout de même de la composition musicale bien assimilée aux oeuvres.

36114171_10156746154577780_1541198483879362560_n.jpg
©NipponActif   Entrances de Takashi KURIBAYASHI

Ma partie préférée de l’exposition était l’oeuvre de Takashi KURIBAYASHI, nommée « Entrances », crée en 2018 (voir la photo ci-dessus).

«Les frontières sont partout. Dans les sociétés humaines, mais aussi dans la nature. Ce sont les lieux qui concentrent le plus d’énergie.»

Une installation constituée de trois arbres en lamelle de miroir sans tain. Sa prouesse d’installation met en avant l’écologie. Car effectivement l’idée lui est venue après le désastre causé par la centrale nucléaire de Fukushima survenu en 2011 à la suite du tsunami provoqué par un violent séisme. L’effet kaléidoscopique est merveilleux. On entre dans cette tour de miroir, aux couleurs industriels, et on finit par lever ses yeux au plafond, ou autrement dit, dans le ciel.

Toutes les informations (adresse, horaires, dates et billetterie) dans le lien suivant : https://nipponactif.com/evenements-a-venir/

Salon : C’est Bon! le Japon 2018

En 2014, la gastronomie japonaise s’inscrit à la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco, appelé washoku (和食), qui n’a cessé d’intéresser les français. De là, Euro Japan Crossing a créé le salon dédié à la culture japonaise, et cette année, nous sommes à sa 5ème édition du salon C’est Bon! le Japon à Paris! C’est la deuxième fois que j’y retourne, ayant eu une bonne impression lors de l’édition précédente.

36473129_10216316600166787_4504358973293461504_n.jpg
©NipponActif       Services de table vendus lors du salon

L’espace était plus grand, mieux agencé, et il y avait beaucoup plus d’exposants qui vendaient leurs produits venant tout droit du Japon. A l’entrée, un marché aux légumes directement importé du Japon : daikon (大根) qui est un radis blanc, patate douce du Japon qui est sucré à souhait et délicieux (nous avions le droit à une dégustation), grande bardane, néflier du Japon, gombôs, la tige du wasabi (山葵), etc… Sachant que ce sont des produits qui coûtent de base extrêmement chère, le prix exercé au salon ne m’a pas paru exorbitant, contrairement à ce qu’une partie des visiteurs pensent.

36512443_10216316601926831_3743483337595944960_n.jpg
©NipponActif  Tige de wasabi

Prenons l’exemple de la tige de wasabi. Nous avons lors de ce salon le véritable wasabi, qui n’a en goût, en  texture et couleur, rien à avoir avec nos fameux tubes vendus par nos lobbyistes. Pour 1 cm, comptez quand même 10€. C’est cher? Sachez que c’est le plus bas prix! Car effectivement, cette plante est rare et est cueillie dans les montagnes au Japon. Il y a encore plus chère, car il y a de meilleures qualités que celui que j’ai pris en photo.

36474431_10216316601086810_6422673203717472256_n.jpg
©NipponActif   Patate douce japonaise

Un autre exemple, la patate douce japonaise, appelé le Yaki-Imo. Explication sur la photo ci-dessus. Je rajouterai qu’au Japon, ce mode de cuisson pour les patates douces est très prisé là-bas. L’une des phrases favorites des japonaises : « Imo, Tako, Nankin« . Imo signifie ‘patate douce’, Tako signifie ‘pieuvre’, et Nankin signifie ‘courge’. 3€ le morceaux de patate douce pour son temps de cuisson et sa popularité d’un autre continent… Je valide!

36525260_10216316600046784_5882152265300574208_n.jpg
©NipponActif   Des sandales relaxantes

N’oublions pas les stands divers qui portent tout autant de l’intérêt : art de table, artisanat, nourriture japonaise (comme le mochi, dommage que je n’ai pas pu en trouver de mochi glacé), etc… Cette année, une nouveauté, le salon a mis en avant les produits japonais… bio. Je trouve que c’est une bonne initiative, bien que l’on risque de retrouver des critiques au niveau des prix (ou des clichés?). Pour immortaliser la journée, un stand photo ambiance nippone avec des accessoires étaient mis à disposition des visiteurs.

Un voyage culinaire à porter de main

Hors, nous avons la scène. Celle qui nous dirige vers des performances musicales et démonstrations. Même le bloggeur « Un Gaijin au Japon » à présenter une conférence exclusive! On aurait préféré beaucoup plus de scène pour ce genre de programmation.
Le 1er Juillet 2018 avait lieu le concours de thé japonais avec 6 catégories ( sencha, genmaicha, hôjicha, matcha, bio et autre ). Des professionnels de la gastronomie ont évalués les différents thés, et le public avait aussi pu y goûter.

Malgré la chaleur écrasante du salon (pas de clim, pas même pour les professionnels), les visiteurs étaient bien présents. On les remercie pour leur travail, et rendez-vous l’année prochaine pour la 6ème édition.

*Lieu : Halle des Blancs Manteaux  – 48 rue Vieille du Temple 75004 Paris
*Prix d’entrée : 1€

%d blogueurs aiment cette page :