Concert solo de taiko d’Ichitarô

Le taiko (太鼓) est un art de jouer du tambour japonais, très exploité lors des cérémonies et événements traditionnels à l’époque, mais uniquement pour accompagner les fêtes. Après la seconde guerre mondiale, le taiko est devenu indépendant, permettant de jouer sans grande occasion, afin de cultiver sa propre identité.

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©NipponActif             Ichitarô en solo

Venant tout droit du Japon la veille du spectacle, un artiste méconnu est venu faire vibrer la salle du centre Mandapa à Paris! Cet artiste se nomme Ichitarô. Là où nous avons l’habitude de voir minimum de deux personnes lors d’une représentation de taiko, ici Ichitarô se dévoue seul à la tâche.

La résonance du coeur

Personnellement, c’est la première fois que je vois une performance en live de taiko (appelé aussi wadaiko, j’ai pu lire à gauche et à droite sur la toile qu’il était même préféré au mot taiko. Mais ce dernier est le plus populaire). Et c’était SENSATIONNEL! Je pèse mes mots. Ichitarô a su nous offrir un spectacle unique en son genre avec une force remarquable et maîtrisée. Toute la salle vibrée dans tous les sens du terme : le tambour apporte un son puissant, avec un brouhaha d’échos, tout en étant mélodieux. Même néophyte en la matière, je me sens capable de dire que c’était un sans faute lors de son tambourinage. Une frénésie régulière pendant ses tours de bras, et c’est bien à ces moments-là que nous avions le souffle coupé.

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©NipponActif     Ichitarô lors des vitesses de battements

Son endurance est sans faille, même en tambourinant crescendo, sûrement grâce à sa dextérité. Le son reste fluide, peu importe l’intensité qu’il y met. Ce qui est intriguant, c’est que nous avons même l’impression qu’il y a toute une équipe qui joue derrière, alors que non. C’est toute une équipe en un seul homme. Son endurance est remarquable. On voit lors de sa performance d’une heure, qu’il va puiser l’énergie bien au-delà de sa propre limite. Et même arrivé à un point où l’on se dit qu’il est arrivé à son maximum, il nous détrompe, et joue de plus belle. Tout aussi remarquable est son ingéniosité : car effectivement, il nous expliquera pendant ses moments de pause qu’il s’était rendu aux États-Unis, pour s’entraîner à jouer du taiko. Et à ce moment-là, il a commencé à jouer avec plusieurs « bâtons », ou du moins qui y ressemblent, pour avoir des sons différents. Puis il en a trouvé un de robuste, l’impensable, un bâton japonais qui sert de base à épousseter les futon. Aujourd’hui même dans l’archipel nippon, il est peu utilisé. Comme le bâton est bien robuste, il a continué à jouer avec. Donnant une tonalité bien particulière, très appréciable et impressionnante (confère la photo ci-dessous).

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©NipponActif     Avec le bâton à épousseter le futon

Cette ingéniosité se poursuit aussi au Japon,  précisément à Yokohama, la ville d’origine de l’artiste. Il eut l’idée singulière de couper son chauffe-eau qui ne fonctionnait plus, et d’en faire un instrument de musique qui donne un son aigu.

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©NipponActif     Instrument fabriqué par l’artiste

Tant de raisons d’apprécier ce son, il est dommage qu’il n’est pu faire qu’une seule représentation à Paris. Probablement qu’il reviendra… du moins, pour les macarons qu’il apprécie dans la capitale!

PS : je remercie le centre Mandapa de m’avoir donné l’invitation, et de m’avoir permis la découverte de cet art.
Lieu du concert : http://www.centre-mandapa.fr/

Rencontre avec le Japon : Art en Val de Loing (77)

 

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@NipponActif     L’entrée du petit salon

Grez-sur-Loing, petite commune française dans le département de la Seine-et-Marne (77), accueil l’événement « Rencontre avec le Japon », organisé par l’association Les Amis de Grez-sur-Loing.
Pour les 160 ans du pacte amical France – Japon, cette association a mis en exergue les valeurs culturelles et traditionnels japonais, dans un espace convivial. Un programme riche en ce sens, pour leur première édition – car oui, nous espérons d’autres éditions dans le même genre – il n’eut que des découvertes!

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@NipponActif    Affiche à l’entrée

Divers stands sont présents en plein air, accompagné avec chance par un très beau et bon temps. Dans une ambiance sereine, en parcours de stand en stand afin de s’enrichir des connaissances des présentateurs.
Un stand tenu par une créatrice de scénographie végétale et florale, qui nous explique ce qu’est la flore stabilisée, une technique permettant de garder une décoration florale pendant 2 à 3 ans. En effet, cette technique permet aux fleurs d’avoir un processus très lent de vieillissement, un bon rapport qualité / prix, ainsi qu’une dispense d’entretien non négligeable.

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@NipponActif     Melle TINA, Théâtre Naturalys

Le stand suivant fait intervenir un maître dans l’art du bonsaï. Une explication des différentes formes et origines des bonsaï. Avec des astuces et démonstration pour savoir lequel des bonsaïs achetés, comment les entretenir, leurs origines, etc… Une expérience captivante de plusieurs années qu’il nous dévoile lors de cet événement! Une fluidité remarquable lors de sa « conférence », on pourrait l’écouter pendant des heures. La bienvenue aux néophytes aussi !

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@NipponActif       Le maître des bonsaïs

Les autres espaces proposent un atelier de peinture sur bol, une bulle où l’on peut jouer à deux jeux vidéos (One Piece et Dragon Ball), des ventes d’accessoires et de créations personnelles, etc… Un des stands a vendu de la nourriture importée du Japon, et à un prix défiant toute concurrence. Par exemple, je me suis achetée un mochi glacé  à 1,5€ (friandise japonaise fait à base de de riz gluant et riz doux, garni de la saveur que l’on souhaite), ce qu’on trouverait à Paris pour 5€ minimum.

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@NipponActif   Mochi glacé à la vanille 

À l’intérieur du prieuré, un stand d’atelier d’origami, et des ventes de produits divers, à la rencontre d’une infographiste, de vente de livres et tableaux.
Et le meilleur pour la fin (annoncé de manière bien évidemment subjective) : la découverte du kamishibai (紙芝居).

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@NipponActif     Les conteurs

Le kamishibai est une forme théâtrale venu du Japon, présenté par des conteurs qui font défiler des illustrations sur un même support, afin de coller l’histoire et aux jeux des acteurs.
Une belle découverte dans un cadre idyllique ! En effet, je me suis rendue dans l’espace du jardin afin de profiter du spectacle. L’ambiance boisée correspondait parfaitement au thème de l’histoire. Drôle et enchanteur, pendant une quinzaine de minutes, nous avons eu la chance d’interagir dans l’histoire. Leur bonne humeur a convaincu tous les spectateurs. Et en bonus, nous avons eu le plaisir de goûter à une boule faite avec de la farine de millet, et de l’azuki, conté dans cette même histoire.

Il n’y avait pas énormément de monde étant donné que c’est assez excentré, mais le plaisir a été décuplé de ce fait. Dans l’attente d’une floraison de ce genre d’événement, merci à l’association Les Amis de Grez-sur-Loing!

Tarif : gratuit
Site : http://amisdegrezsurloing.fr/?p=666

Conférence : mangaka Leiji MATSUMOTO

Auteur célèbre au monde de mangasLeiji MATSUMOTO a plus d’une quarantaine d’années d’expérience dans le domaine. Ses oeuvres principales telles que « Capitaine Albator », « Galaxy Express 999 » ou encore « Yamato » ont marqué une certaine génération, mais leurs noms ne sont pas méconnus des autres.
Pour les 30 ans du Programme JET (Japan Exchange and Teaching), nous avons eu l’honneur d’avoir une conférence tenue par Leiji MATSUMOTO en personne, ainsi que de l’interprète, Florent Gorges.
La Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) a accueilli sur scène l’un des mangaka les plus renommés afin de nous conter son enfance et ses inspirations.

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@NipponActif     Capitaine Albator par Leiji MATSUMOTO

Lors de cette soirée du jeudi 7 Juin 2018, nous nous sommes plongé dans l’enfance de l’auteur. On a commencé immédiatement par des questions / réponses sur divers sujets, avec des photos projetées sur un écran. De sa tendre enfance à l’adolescence, il nous conte son histoire, à travers des témoignages distincts, et avec des souvenirs précieux. Un tel jeu de mémorisation qu’il a pu remonter à l’âge de 3 – 4 ans.
Lors de la présentation, le directeur de CLAIR Paris, Madame Karine Radtkowsky, ainsi que l’ambassadeur du Japon à Paris ont ouvert l’événement avec la présentation de leur structure.
Juste après, ils ont fait place à la star de la soirée. L’histoire a commencé d’emblée par ses ascendants : ses parents. Il dira que son père était un modèle qui lui inspira toute sa vie niveau carrière. Et sa mère, la droiture et l’assiduité. Des éléments complémentaires qui ont fait toute la vie de Leiji MATSUMOTO ce qu’il était et ce qu’il est devenu. En voici quelques extraits.

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@NipponActif    La mère de Leiji MATSUMOTO

L’histoire d’un homme ordinaire aux rêves extraordinaires

Leiji MATSUMOTO : « Mon père était pilote et a travaillé dans l’aviation d’aussi loin que je m’en souvienne. Mon rêve de le devenir à mon tour a mûri à travers ses anecdotes. La première fois que j’ai voyagé en France, c’était avec Air France (cf. photo ci-dessous). […] Je me souviens avoir un jour conduit un avion, sans permis! Le pilote et moi nous étions très bien entendu lors du vol, qu’il a eu la témérité de me laisser la commande en plein vol. Chose qu’il regretta, même s’il n’y a pas eu d’incident, les passagers devaient fortement se tenir pour ne pas décoller. Une expérience inoubliable! ».

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@NipponActif     Premier avion en direction de la France pour le mangaka

Leiji MATSUMOTO : « Lors d’une des nombreuses invitations dans les festivals de mangas, je m’en souviens avoir loué une voiture et avoir conduit jusqu’au château d’Heiligenstadt, situé en Bavière. »
Florent Gorges : « Pourquoi être allé jusque là-bas? »
Leiji MATSUMOTO : « J’ai tenu à me rendre seul jusqu’au château parce que quand j’étais au lycée, en deuxième année, j’ai eu la possibilité de voir après l’école, un film qui a totalement bouleversé et changé ma vie. Le film s’intitule « Marianne de ma jeunesse« , réalisé par Julien Duvivier, et il a tellement marqué ma vie avec le film « Autant en emporte le vent », qu’il fallait que j’aille à l’une des scènes dessinées sur l’affiche. Puis une fois arrivé, j’ai essayé de prendre une photo avec le même angle que l’affiche. J’étais plutôt content d’avoir pu réaliser mon souhait.  »

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@NipponActif     La photo que Leiji MATSUMOTO a prit du château d’Heiligenstadt

Leiji MATSUMOTO : « Je me suis par ailleurs inspiré de Marianne pour l’un de mes personnages, Maetel de « Galaxy Express 999″, afin de l’a retrouvé dans mon travail et lui rendre hommage ».

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@NipponActif       Maetal inspiré de Marianne

Leiji MATSUMOTO« Enfant je voulais être pilote. J’ai nourri cette idée en grandissant, et me disant par exemple qu’en 2018, je devais me retrouver sur Mars! Cependant, une fois arrivé à l’école, on m’a refusé cet avenir. Tout simplement qu’à cause de ma mauvaise vue, je ne pourrai jamais le devenir. J’ai très vite dû abandonner ce rêve devenant fantasme. Mais l’imagination m’a aidé. J’ai pu étudier les galaxies et tout ce qui le concerne, afin de transférer ces connaissances dans les mangas que j’ai dessinés.  D’ailleurs, le Capitaine Albator, je l’ai dessiné et finit en… primaire ».

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@NipponActif     Le mangaka qui dessine en live

Nous pouvons comprendre lors de cette plongée dans son passé, qu’il est difficile de savoir si sa vocation devait être son fantasme, celui d’être un pilote, ou un mangaka, étant donné qu’il a commencé les dessins dès la primaire. Mais ces deux idées se rejoignent afin de n’en former plus qu’une issue à Leiji MATSUMOTO.
En exclusivité lors de cette soirée, le maître dessinera avec de la peinture à l’eau, l’un de ses célèbres personnages, si ce n’est le plus célèbre! La salle sera plongée pendant une quinzaine de minutes dans un silence olympique, qui permet une concentration extrême du dessinateur. Filmé en live afin d’avoir un visuel sur le grand écran, l’émerveillement se sent à travers chaque pinceau donné sur la feuille.
À noter qu’il y avait un assistant qui passait souvent le sèche-cheveux sur le travail afin que cela sèche rapidement, et pour retravailler le reste.

Leiji MATSUMOTO« Il est marqué : « je vis librement sous mon propre étendard ». C’est la fameuse réplique du capitaine Albator. »

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@NipponActif    « Je vis librement sous mon propre étendard »

La conférence s’est malheureusement finit rapidement, et on espère un de ses prochains passages afin de nous en conter le plus possible de ses aventures.

PS : je remercie personnellement Madame Karine Radtkowsky pour votre invitation à cette conférence très prisée, ainsi que Monsieur Kiyomi Tagawa (田川清美) pour les nombreux échanges.

 

Artiste cosplayeuse : Sheya

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@André Sheya Cosplay

Le Japon a dans son monde du divertissement, un loisir atypique et unique au monde : le cosplay (コスプレ). Un univers particulier qui permet à des personnes de se déguiser en leurs personnages préférés, de manga, films, séries ou encore de jeux vidéos! Que vous soyez dans les rues de Shibuya à Tokyo, ou dans les conventions manga ou de pop culture, vous avez inévitablement croisé bon nombre de cosplayer. Pour notre plus grand bonheur visuel, nos personnages préférés sortent en IRL (= In Real Life). J’ai eu le plaisir de discuter avec l’une des cosplayeuses qui a abouti un travail personnel et complet dans les costumes qu’elle porte, et dont le rêve d’évoluer dans ce monde ne s’arrêtera pas à là.

Quand le virtuel rejoint le monde réel

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@PierreKieffer Sheya Cosplay

Interview

Nippon Actif : peux-tu me faire une présentation générale de qui tu es?
Sheya : je m’appelle Marion et j’ai 23 ans ! Mon pseudo sur internet c’est Sheya. J’habite à Montréal depuis presque 1 an, mais je vis au Québec depuis 4 ans (originaire de France avant déménagement).

Nippon Actif : à quel âge t’es venu l’idée de faire du cosplay? Grâce à qui ou quoi tu as voulu t’initier à faire tes propres costumes fait-main?
Sheya : je me suis intéressée au cosplay à l’âge de 14 ans, lorsque j’ai découvert ça à ma toute première Japan Expo, en 2009. Avant cela, il me semble que je ne savais même pas que ça existait. J’ai sauté le pas à Japan Expo 2010, où j’ai craqué et acheté un cosplay sur place (on fait tous des erreurs !). Il n’était vraiment pas terrible mais à l’époque j’étais super contente. Après ça, je crois qu’il a fallu attendre mes 17 ans pour que je m’y mette réellement. J’ai acheté un autre cosplay, cette fois sur internet et sur mesure, la perruque, et tous les accessoires qui allaient avec.
Ma grand-mère était couturière de métier. Alors un jour je me suis dit que j’aimerais aussi faire par moi-même les costumes. Je lui ai donc demandé de m’aider ! Elle m’a apprise toutes les bases ainsi que l’utilisation de la machine à coudre. Je lui dois beaucoup ! J’ai aussi eu pas mal de conseils de mes amies, et sans toutes ces personnes, je n’en serais sûrement pas là.

Nippon Actif : quel a été ton cosplay préféré jusqu’à présent?
Sheya : mon cosplay préféré… Je dirai pour les costumes achetés que c’est Maki Nishikino ver. Cheongsam Idolized (Love Live! School Idol Project) et pour le fait-main, Lucy Heartfilia ver. Grands Jeux Magiques (Fairy Tail) ! J’ai tout de suite flashé sur le design de Maki ! Mais le faire moi-même me serait revenu 3 fois plus chère que de l’acheter…. Alors je n’ai pas hésité longtemps. Pour Lucy, je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours adoré sa tenue. C’est avec elle que j’ai appris le plus de choses en couture ! Faire un patron, des covers boots, un bustier, etc… C’était très enrichissant, et je pense que c’est mon plus beau cosplay à ce jour !

Nippon Actif : as-tu eu une mauvaise et / ou bonne anecdote avec le monde du cosplay?
Sheya : en positif – J’ai pas mal d’anecdotes reliées au cosplay ! Les deux meilleures sont celles-ci : à Japan Expo 2017, j’étais en train de faire un shooting avec les filles de mon groupe à l’extérieur. Un cosplayeur s’est arrêté pour nous regarder. Mais plus je le voyais, plus je me disais qu’il avait l’air d’attendre quelque chose, parce que ça faisait un moment qu’il était là. Peut-être qu’il voulait parler aux photographes? Je lui ai sourit, et là, il s’est avancé vers moi pour me demander un selfie. J’étais super choquée ! Je me souviens lui avoir dit : « Attends, tu es là depuis 10 minutes juste pour avoir un selfie avec moi ? ». Ça arrive qu’on me reconnaisse, mais c’était la première fois que quelqu’un attendait pour me voir, et j’avais vraiment été très touché ! Surtout qu’il m’a dit qu’il aimait beaucoup ce que je faisais, et que mes cosplays lui plaisaient beaucoup ! J’étais très flattée, surtout que son cosplay à lui était tellement parfait ! Encore maintenant quand j’en parle j’ai les larmes aux yeux (oui je suis émotive…) ! La deuxième anecdote, c’est quand j’ai gagné mon premier concours cosplay avec 2 amies à une convention cette année (2018). Je n’avais jamais participé à un concours avant. Je suis quelqu’un qui me met énormément de pression, et les concours étaient une source d’angoisse terrible pour moi. Monter sur scène ? Je n’y pensais même pas ! Mais mes 2 amies m’ont encouragés à venir avec elles, et je me suis dit que tant qu’à tenter, autant le faire avec d’autres personnes ! Au final, c’était super ! J’ai eu beaucoup de stress pendant la confection du costume, mais le reste s’est très bien passé ! J’avais aussi très peur car les filles n’avaient encore jamais perdu de concours, et étaient déjà rendu à la catégorie artisan (catégorie au Québec, l’avant-dernière alors le niveau est quand même relativement élevé). Très sincèrement, au début je n’y croyais pas. Nos cosplays étaient relativement simples pour notre catégorie, et j’ai tentée de créer une prestation d’un type que je n’avais jamais vu au Québec (mais beaucoup en France). Finalement, nous avons gagné 2 prix ! Le prix couture ET le prix prestation ! Encore maintenant, je n’en reviens pas. Mais c’était une super expérience ! Merci à Kapsoou et Chat-Ly pour m’avoir poussé à le faire !
En négatif – De manière toujours aussi sincère, j’ai eu la chance de ne jamais avoir eu de problème comme j’en entends souvent chez les autres… Fausses rumeurs, body shaming, etc… Ou alors, je ne suis simplement pas au courant. En tout cas, je n’ai jamais soufferte de ça. Je pense que la seule chose négative qui est arrivée venait de moi. Au début, j’avais un peu « des rêves de grandeur », du genre que j’aurai vraiment voulu être connue. Donc je me mettais la pression pour en faire le plus possible, et surtout je me comparais à tout le monde. Évidemment, ça ne marchait pas… C’est souvent les gens qui sont à la « course aux likes » qui marchent le moins ! Et j’ai finalement réalisé que tout ça n’en valait pas la peine. Que le but du cosplay, c’était d’avoir du fun et de faire quelque chose qu’on aime. Depuis je vis ma passion beaucoup mieux et sans pression ! Je me compare toujours aux autres, mais bon ça je pense qu’au fond on le fait tous. Et au final, c’est quand j’ai fait le cosplay pour moi-même et non les autres, que j’ai commencé à avoir beaucoup plus de followers et de réactions sur mes réseaux. Quand j’y repense, je me dis que j’étais vraiment stupide. Je pense que les gens qui nous suivent le ressentent quand on est « faux », et que ça n’attire pas les autres. Heureusement cette période n’avait pas duré longtemps, et c’est vraiment loin derrière aujourd’hui !

Nippon Actif : au final, qu’est-ce le cosplay t’a apporté dans la vie de tous les jours?
Sheya : le cosplay m’a apporté beaucoup de choses dans la vie. Notamment au niveau de ma timidité qui était maladive à l’époque. Aujourd’hui, je suis capable de parler à des gens sans rougir, et de faire des présentations devant des salles pleines. Je sais que sans le cosplay, je n’aurai sûrement jamais été capable de faire le moindre pas ! Hormis le fait que j’ai appris à coudre, et qu’au quotidien ça se révèle très utile ! Je me suis aussi faite beaucoup de bons amis, notamment au Canada. On a beau dire, mais c’est quand même difficile de se faire des amis à l’étranger quand on ne vient pas pour étudier, j’en ai parlé avec beaucoup de français expatriés, et nous sommes tous d’accord sur ce point. Je suis arrivée pour étudier, mais en déménageant à Montréal, je partais à 6h de ma ville d’étude. Sans le cosplay, je sais que je n’aurai clairement pas eu autant d’amis ici.

Nippon Actif : peux-tu nous dévoiler tes futurs projets cosplay?
Sheya : j’ai ÉNORMEMENT de projets cosplay. En fait, les anime et jeux vidéos sont un véritable gouffre à projet ! J’essaye de ne pas m’en ajouter mais c’est difficile. Surtout quand on a sombré dans la folie Love Live! Mais je n’aime pas avoir des cosplay adopté par la majorité. J’aime faire des cosplay de personnage peu connus ou oubliés (comme Louise dans Zero no Tsukaima) ou à la rigueur des personnages connus avec des tenues peu faites ! Évidemment, j’en fais quand même mais j’aime avoir un peu d’originalité. Je vais maintenant dévoiler certains de mes projets que je pense faire dans un avenir proche :
Colette de Tales of Symphonia. Je n’ai jamais joué au jeu (ne me tapez pas svp !), mais j’avais lu les mangas quand j’étais au collège, et je l’ai réellement apprécié ! Qui plus est, c’est un personnage oublié, comme je les aime tant !
Kanan Matsuura ver. Maple Leaf de Love Live! Sunshine!!. J’ai tout de suite adoré le design quand la carte est sortie, il FALLAIT que je l’ajoute (quand je vous disais que Love Live! est un gouffre à projets….). J’ai d’ailleurs encore 5 tenues d’elles que je prévois de faire / acheter, mais je vais laisser planer le mystère sur tout ça ! Si tout va bien, normalement je prévois de faire 3 autres cosplays en plus des 2 que j’ai citée, avant la fin de l’année.
– Pour mes « dream cosplay » je dirai que ce seront Mew Ichigo (Tokyo Mew Mew) et Ariel (La Petite Sirène) dans sa robe rose ! Je me demandais si je n’allai pas sauter le pas l’année prochaine ! Voilà, pas de grande révélation, mais j’ai beaucoup trop de projets et je suis assez lucide pour savoir que je ne les ferai jamais tous !
En somme, pas mal de projets à venir ! Je n’en ai pas encore fini avec le cosplay, que je prévois d’en faire d’autres dans le futur, qui deviennent de plus en plus complexes à faire, alors j’espère être à la hauteur de mes attentes !

Nippon Actif : quelles sont les futurs conventions où l’on pourra te rencontrer?
Sheya : cette année je serai présente pour sûr à Otakuthon (Montréal) en août et au Mini Comic Con (Montréal) en décembre. J’hésite encore à venir une journée à Animara Con (Sherbrooke) en septembre. J’ai pas mal de projets personnels dispendieux dans le futur, et malheureusement le cosplay en prendra un coup. L’année prochaine, j’aimerais vraiment tenter de nouvelles conventions comme Anime North (Toronto) et Colossal Con (USA) ! Peut-être aussi KatsuCon (USA), mais c’est tout de suite un budget plus élevé, alors à voir ! Probablement aussi le G-Anime d’été (Gatineau) ou le SagGeek (Saguenay).

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@PaulK.Vong Sheya Cosplay

Merci à Marion, alias Sheya, pour ce touchant interview et la sincérité que t’y déploies. Nous espérons que tes projets aboutiront tous. Cette interview sert à comprendre à travers les acteurs que ce sont les cosplayers, un peu plus cet univers partagé de plus en plus à travers le monde, et principalement la France. Ce que nous voyons en quelques minutes, et un travail de longues haleines et de réflexions.

Si vous souhaitez voir d’autres photos de son travail, suivez sa page Facebook : https://www.facebook.com/SheyaCosplay/

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@WateryCosplay Sheya Cosplay
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@EliasZakzuk Sheya Cosplay
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@MrJechgo Sheya Cosplay
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@DavidVuong Sheya Cosplay
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@PolNado Sheya Cosplay

Restaurant RYô

 

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@NipponActif         Un roulé au matcha et une boule de glace vanille

Le restaurant RYô est tenu par le chef Toyofumi Ôzuru, et se substitue à l’authentique cuisine japonaise transmise par son père au Japon. Le restaurant se caractérise comme l’un des restaurants les moins chères dans la gamme gastronomique sur Paris. C’est pour cela que j’ai voulu tester ce restaurant, non loin d’avoir entendue de bonnes critiques. Installé dans le « quartier japonais » à Pyramides, il est tout de même conseillé de faire une réservation, le restaurant est prisé.

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@NipponActif      Couteaux à l’ail et persil

Un restaurant style blanc et boisé, une élégance autant marqué sur les lieux que dans nos assiettes. J’ai pris un pané de porc ibérique qui était très bon (les prix sont à la fin de cet article). Mais un peu plus gras que d’autres tonkatsu (とんかつ) que j’ai déjà pu manger. La sauce Worcestershire était excellente, et accompagné bien le tonkatsu. Le plat était plus copieux que ce dont à quoi je m’attendais. En entrée j’ai voulu essayer les fameux et basique california maki. C’était vraiment sans plus, on peut très bien l’enlever de la carte sans que cela dérange. Et au vu du prix, on s’attend vraiment à manger quelque chose d’exceptionnelle.
Les desserts que j’ai pu goûter dans les autres assiettes étaient excellentes! Un sans faute pour ces pâtisseries!

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@NipponActif     Tonkatsu et sa sauce Worcestershire

J’ai aussi vu d’autres plats sur le tableau du jour qui donnaient envie de déguster. Une partie de la carte propose aussi des plats végétariens, à des prix attractifs.

Le service est quant à lui irréprochable. L’ambiance au restaurant est calme, parfait pour des groupes de 10. Attention tout de même au prix, que je trouve légèrement déraisonné, même si on voit et on sent bien qu’il y a des produits de qualités et originaux de proposé.
Le prix de ce que j’ai consommée :
Tonkatsu (porc pané ibérique frit) + salade de choux : 24€
California maki : 7€
Gohan (riz nature) : 3€
Total : 34€

Adresse :  7 Rue des Moulins, 75001 Paris
Site : https://ryoparis.wordpress.com/

 

Retour sur Geek Days à Lille 3ème édition

Geek Days est un salon mêlant la passion des geek et des otaku (merci de ne pas confondre ces deux notions). C’est l’un des salons représentatifs des conventions à « succès » en France. Ils se déroulent dans trois lieux : à Lille, et nouvellement à Rennes et Rouen.

C’est ma première visite de ce salon, je suis parti à la découverte du Geek Days à Lille!

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@NipponActif      Prise gratuitement par un photomaton lors du salon

J’avais eu un coup de coeur pour Japan Tours Festival, et je me suis dit qu’en dehors de Paris, je pourrai toujours trouver des choses nouvelles (avec un peu moins de monde, telle était mon espérance). Mais la comparaison devient compliquée quand le salon porte dans son titre la notion « GEEK ». Et oui! On a tous, plus ou moins notre définition de ce fameux mot, mais cela n’enlève pas l’une de ses notions incontestables : une personne passionnée par la technologie et l’informatique. J’oserai dire que c’est la base. S’ajoute à celui-ci, toutes les cultures liées à l’imaginaire.  Et c’est bien pour estimer le pourcentage de ce qui a été respecté que je me suis rendue là-bas.

Plus de visiteurs : plus de qualité?

Mon avis général est tout bonnement mitigé. Le nombre de visiteurs les positionnent en très bonne place. Il a dépassé le seuil espérer par le salon même. Cependant, des divers forums et commentaires que nous pouvons trouver sur la toile, ces visiteurs sont quasiment du même avis que moi. Les raisons sont différentes, mais convergent, et cela va s’en dire qu’il y a bien des choses à retravailler au final.

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@NipponActif     L’une des scènes du salon

Le manque cruel de scènes avec des programmations sont décelés lors du salon. Nous avons eu trois scènes : la scène cosplay, la scène pour divers passages d’animations et la scène des jeux sur PC en live, avec des commentateurs. L’espace n’y manque pourtant pas!  Nous avons eu une facilité de circulation inespérée malgré le monde présent, c’est un point positif aussi… Côté exposants (stands), il y a ce qu’il faut, sans pour autant que cela dépasse ce que Paris Manga propose. Mais que cela soit stand nourriture, achat de manga, espace création et science-fiction, tout y est! À vue d’oeil, l’espace geek a été respecté. Donc en dehors des cosplays et animations, nous avons bien des exposants qui nous informent sur les produits technologiques et informatiques (l’exemple des imprimantes 3D, avec explications, démo et achat possible lors du salon!). Il y avait une bonne quantité de bornes afin de profiter des derniers jeux sur PC et consoles.

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@NipponActif    Cosplayers

On ressort malheureusement rapidement des lieux, même en traînant des pattes. Peut-être qu’une amélioration sera apportée au niveau de la programmation sur scène, et aussi une présence accrue d’invités lors des prochains salons leur permettraient de redresser le résultat? En tous les cas, un merci aux cosplayers! On est subjugué par leurs magnifiques costumes et créations, et rien que pour cela, les salons de ce genre devraient continuer à exister un peu partout en France. On attendra tout de même la 4ème édition de Lille pour se faire un avis peut-être plus favorable!

Le tarif était de 11€, et le salon a eu lieu au Lille Grand Palais.

Site : https://www.geek-days.com/

Claude Monet et le Japon

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@NipponActif        La maison de Claude Monet

La Maison de Claude Monet et son Jardin d’eau sont les lieux les plus visités de la Normandie après le Mont-Saint-Michel.
Les éloges sur le travail de Claude Monet n’en tarissent pas. Reconnu dans le monde, ce fameux peintre est l’un des fondateurs de l’impressionnisme. Et aujourd’hui, je pars à la découverte de l’une de ses passions : son amour porté pour le Japon.

La balade florale

Des pointes de toutes les couleurs partout où l’on pose ses yeux. Des fleurs et plantes divers à n’en plus compter.
Claude Monet s’inspire de la nature, et nous, nous vivons dans ses tableaux. Une sensation magique de voir à travers les oeuvres de l’artiste, une émanation d’un endroit paisible.
Le parcours est soigné et logique. Il faudrait tout de même privilégié le parcours Jardin d’eau en premier, avant de visiter la maison. Car la sortie définitive se trouve près de la maison. Les allers – retours ne sont pas si dérangeant en vue de la beauté du paysage. Cependant, étant un lieu prisé par les touristes, il y avait beaucoup de monde. Je conseillerai fortement de visiter la Maison de Claude Monet sur un étage entre midi et 14h si vous passez le week-end. Au-delà de ces horaires, une longue file apparaît.

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@NipponActif     Dans la maison de Claude Monet

La maison champêtre arborant des estampes japonaises dans toutes les pièces ne comportent qu’un étage. Par moment cela devient étroit avec la foule présente, chaque pièce sollicitant néanmoins notre attention. Car en effet, la maison compte d’innombrables estampes japonaises, suivant un mouvement de l’époque d’Edo ( 1603 – 1868 ) : des ukiyo-e ( 浮世絵 ). Un mouvement artistique japonais, qui a eu beaucoup plus de succès en Occident qu’en Asie. Touchant majoritairement les Impressionnistes, Claude Monet a été conquis, même s’il n’a jamais pu aller au Japon. Une façon de voyager s’offre à nous lors de cette exposition. L’intérêt majeur de l’artiste est plafonné à quasiment tous les murs de la maison. Ma pièce préférée était la salle à manger, pour sa couleur jaune pastel. Un éclairage qui mettait toute la pièce en lumière, sans compter les nombreuses estampes japonaises.

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@NipponActif      Le Chat Japonais offert par M. HIDEYUKI WADA

Après une visite de sa maison, direction le Jardin d’eau. Une parfaite harmonie le long du parcours, créé de toute pièce par Claude Monet. Mais tout le jardin ne s’identifie pas comme étant un jardin japonais, mais normand (une floraison de divers types de fleurs et de plantes). Certaines choses nous permettent de revenir vers le Japon : le jardin d’eau orientale. Des bambous, des ponts japonais, des ginkgos, et le fameux étang couvert de nymphéas qui inspireront l’une de ses toiles les plus connues au monde. Y règne le calme absolu dans cet espace, agréable à regarder, ou le temps n’est plus à compter.

Lieu : 84 rue Claude Monet – 27620 Giverny
Tarif : 9,5€ tarif plein (voir conditions de réductions sur leur site)
Site : http://fondation-monet.com/

Vernissage teamLab : « Au-delà des limites »

Cet article a une version française, et une version anglaise à la fin. // This article has French version, and English version in the end.

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@NipponActif Exposition teamLab à la Villette

J’ai été invitée par le collectif à visiter en avant-première l’exposition « Au-delà des limites », à la Villette le lundi 14 mai 2018. A la découverte de l’exposition, l’immersion est impressionnante. Un retour sur cette soirée s’impose.

Le collectif teamLab venu du Japon, se compose d’artistes, de programmateurs, d’ingénieurs, d’animateurs 3D, de mathématiciens et d’architectes. Des membres créatifs et productif cumulent l’art et le digital, pour un résultat détonnant.

Le pouvoir du digital

Les différents espaces dans le noir offrent une diversité de paysages et de thèmes. Demandant patience et temps, le spectateur erre avec admiration, à la découverte d’un multivers.
Personnages enjoués et des dimensions qui ne connaissent aucune limite. Une bande d’animation géante est installée, avec des animaux qui parcourent un chemin n’ayant ni début, ni fin. L’immersion est parfaitement esthétique. Un cadre idyllique jonché de fleurs éparses. Nous nageons dans une tornade de couleurs avec amusement.
Un autre espace est une salle picturalisée du sol au plafond, offre une vision sombre et esthétique.
Les pôles invitent petits et grands à emprunter des voies différentes représentant la destruction, l’espoir et le renouveau. L’une des grandes salles présentent en une heure, les quatre saisons de l’année. L’équilibre entre les ténèbres et le monde magnifique est bien existant, le renouvellement d’un monde visuel est permanent grâce à la 3D. Rien est fixe, mais nous permet d’être immobile, le paradoxe est plaisant. On ne voit pas le temps passé dans cet espace.
Un autre espace en dimension technique représente les montagnes et vallées. Des graffitis sur certains murs, des calligraphies sur d’autres, il n’y a pas d’ordre à suivre lors de cette exposition. Tout est fait pour être dispersé et en même temps réuni.

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@NipponActif L’interactivité

L’interactivité en continu

Un pari réussi, la nouvelle technologie influence la création artistique de ce collectif, sollicitant à quelque moment du parcours, des gestes du public. Le digital est tout de même connu pour créer un monde où nous sommes hyper-connecté. Cette connexion est visible lors de cette exposition, confortant même les néophytes à y prendre part.
En juin 2018, teamLab va ouvrir leur futur musée à Tokyo. L’immersion en plus démesurée! Pour ceux qui ne peuvent pas attendre aussi longtemps, ci-dessous les informations pour visiter l’exposition à Paris.

Lieu : 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris
Date : du 15 mai au 9 septembre 2018
Tarif : 14,9€ (voir conditions de réduction sur le site)
Billetterie : https://lavillette.com/evenement/teamlab/
Site teamLab : https://www.teamlab.art/

English Version

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@NipponActif The fauna and flora

I was invited by the collective teamLab to visit the grand premiere of the exhibition « Au-delà des limites », at La Villette on Monday , May 14th, 2018. Discovery of the exhibition, the immersion is impressive. A feedback of this night is necessary.

The collective teamLab arrived from Japan, is composed of artists, programmers, engineers, 3D’s facilitators, mathematician and architects. Creative and productive members combine art and digital, for a jarring result.

Digital’s power

Differences spaces in the dark give us a diversity of landscapes and themes. Requiring patience and time, spectator is drifting with awe, discovery of a multiverse.
Playful characters and dimensions which are boundless.
A giant animated production is installed, with animals which tour a path that has neither beginning nor end. Immersion is perfectly aesthetic. An idyllic setting strewn with flowers scattered. We plunge into a whirlwind of colors with some amusement.
Another area is a pictorial room from floor to ceiling, offers a dark vision and aesthetic.
The poles welcome big and small to take separate pathways representing destruction, hope and renewal. One of the largest room present in one hour, the four seasons of the year. The balance between darkness and wonderful world does exist, the renewal of a visual world is permanent thanks to 3D. Nothing is set, but that leaves us motionless, the paradox is pleasant. We had not been aware of time flying in these rooms.

Another space in technical dimension represent mountains and valleys. The graffiti on some walls, calligraphy on others, there is no precise order to follow during the exhibition. All is done to be dispersed and in the same time gathered.

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@NipponActif Wall of flowers

The continuously interactivity

A successful bet, the new technology influence artistic creation of this collective, requesting somewhere along the path, public gestural. The digital is known to create a world where we are hyper-connected. This connection is visible throughout exhibition, consolidating even novices to take part.
In June 2018, teamLab will open a future museum at Tokyo. The immersion is more oversized! For who cannot wait no longer, below information to visit exhibition in Paris.

Place : 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris
Date : from 15 may to 9 september 2018
Price: 14,9€ (see conditions of reduction in the website)
Ticketing : https://lavillette.com/evenement/teamlab/
teamLab’s website : https://www.teamlab.art/

Special thanks to Takashi KUDO, Mayu and Kaori : どうもありがとうございました。

Takashi Murakami à la Fondation Louis Vuitton

La dernière exposition de Takashi Murakami que j’ai faite était en 2010, où son art a occupé le Château de Versailles. Aujourd’hui, il côtoie l’un des lieux les plus représentatifs de l’art contemporain au monde : la Fondation Louis Vuitton (Paris 16ème).

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@NipponActif     L’entrée de la fondation Louis Vuitton

Takashi Murakami est un tokyoïte peintre, sculpteur et réalisateur. Sa première exposition en dehors du Japon s’est passée à Paris en 1995. Depuis, il y est revenu 6 fois. Et aujourd’hui pour sa septième apparition, il continue à représenter le monde moderne à travers ses tableaux et sculptures, touchant les sujets les plus en vogue au Japon : les otaku, les mangas, les personnages mi-hommes, mi-animaux, les religions, les thèmes kawaii mais aussi les sujets sensibles comme le tsunami de 2011, ou la bombe atomique.

La fantaisie japonaise

La galerie kawaii dédiée à ses œuvres, offrent une multitude de couleurs, mêlant les animaux, comme les pandas, aux êtres vivants. Mais aussi la présence de créatures et de la flore, pour apaiser les sujets sensibles ou historiques. La parfaite homogénéité permet aux visiteurs de tout âge d’apprécier son travail. Voici les photos que j’ai prise lors de ma visite.

L’exposition s’articule sur 3 axes : l’iconique personnage de Mr. DOB, l’espace kawaii, et le cycle pictural monumental dédié aux victimes du tsunami de 2011 : The Octopus Eats Its Own Leg.

Dans ses motifs, on retrouvera souvent des touches chinoises, tels que les lions chinois, et on parlera de la religion bouddhiste.
On peut aussi voir de nouveau ses personnages Kaikai Kiki qui datent de 2000, en sculpture et un épisode est même en diffusion lors de l’exposition. Ce nom fait suite à la bizarrerie et au surnaturel de ses œuvres, qui est bien représentatif de la majorité de l’exposition. Le parcours n’en reste pas moins enchanteresse, bien au contraire!
Takashi Murakami est très attaché à la culture manga, et s’imprègne de l’esthétisme kawaii qui est très populaire au Japon. Son terme signifie ‘mignon’. Est qualifié ce qu’est mignon : un humain, un animal, un objet, un paysage, mais aussi une situation ou une idée. Tous les thèmes y sont mêlés, dans de multitudes de supports!

La Fondation Louis Vuitton a aussi mis en avant d’autres expositions sur plusieurs étages, il faut compter deux à trois heures pour profiter de tout l’espace. Le bâtiment est lui même un art, de l’extérieur, comme de l’intérieur, avec son allure futuriste, que je vous invite à découvrir avec quelques photos.

Adresse : 8 Avenue du Mahatma Gandhi, 75116 Paris
Tarif : 14€ plein tarif (voir conditions sur le site pour les réductions).
Site : http://www.fondationlouisvuitton.fr/

 

 

EKŌ-House : jardin japonais à Düsseldorf (Allemagne)

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@NipponActif   L’entrée du jardin

L’échange et l’apprentissage de la culture japonaise ne s’arrête pas que dans le territoire français. C’est pour cela que mon site ne peut pas être dédié qu’aux événements ayant lieu sur Paris. En 2016, j’étais de voyage à Düsseldorf en Allemagne. En listant les choses à voir, je me suis aperçue qu’il y avait un temple bouddhiste, nommé EKŌ-House . C’est alors sans hésiter, et avec curiosité, que je me dirige vers son jardin. [ATTENTION : ne pas confondre EKŌ-House avec Japanese Garden qui est dans la même ville, mais à des adresses différentes, et qui ne sont pas liés].

Équilibre et sérénité 

Düsseldorf est classé cette année (2018) comme l’une des villes ayant une qualité de vie des plus agréables au monde selon le classement Mercer. Le jardin EKŌ-House concorde parfaitement avec ce résultat.
Il se compose d’un temple bouddhiste, d’un jardin japonais, d’une maison de style traditionnelle et d’un salon de thé. Au sous-sol du bâtiment principal, il présente un espace d’exposition ou de conférence. Le Kyosei kan , achevé en 1999, abrite un jardin d’enfants, une bibliothèque publique, une salle de lecture et des chambres d’hôtes.

Pour traverser le jardin japonais, on emprunte la « Porte de la Montagne », qui est le pont offert par Jusha Tsumura en 1995. Juste en dessous, on peut admirer le bassin de purification avec un cours de ruisseau, une petit chute d’eau et des plantes et fleurs éparses. Sur un rocher sous un pavillon, on peut voir la statue du prince Shōtoku Taishi (574 – 622). C’est sous son règne que le bouddhisme est arrivé au Japon, c’est donc à cet effet qu’il est présenté dans le jardin.
On peut aussi voir une lourde cloche en bronze. Le dernier jour de l’année, il y a le rituel du joya no kane, où la cloche est frappée 108 fois, à intervalles d’une minute, pour chasser et disperser les 108 souffrances fondamentales de l’humanité. Sur le côté ouest du temple, s’y présente un site de mémoire pour les morts où il y a une inscription en kanji. En rōmaji« Kue issho« , ce qui signifie, « Tous se rassemblent à un seul endroit ».

 

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@NipponActif  La cloche qu’on fait sonner 108 fois

Au loin, on entre enfin dans la maison japonaise. Tatami au sol dans toutes les pièces, portes coulissantes et salon de thé typiquement japonais. Les différentes pièces de la maison sont asymétriques, la même asymétrie côté jardin qui unifie ces deux espaces.  Place au final au temple. Au milieu de la salle de l’autel, est présenté la sculpture en bois du Bouddha Amida. On y voit des rouleaux et un hommage aux 7 patriarches du Shin Bouddhisme, de l’Inde, de la Chine et du Japon. Au dessus de l’entrée de la salle d’autel, est écrit E KŌ. Ces deux caractères sont tirés dans les louanges de la Lumière d’Amida, l’un des trois textes fondateurs de la Terre Pure Bouddhiste.
Une forte invitation à visiter les lieux si vous êtes de passage à Düsseldorf. De plus, l’entrée pour ce voyage est pour un prix dérisoire!

Adresse : EKŌ-Haus der Japanischen Kultur e.V. – Brüggener Weg 6, 40547 Düsseldorf GERMANY
Tarif : 3,50 € (pour les réductions, voir les conditions tarifaires sur leur site).
Site : http://www.eko-haus.de/

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