Taiko : Kodo Next Generation

Le taiko (太鼓) est l’art de jouer du tambour au Japon. Les Japonais préfèrent l’appeler plus traditionnellement le wadaiko (和太鼓). Le 22 juillet 2018, j’ai été à l’une des représentations de cet art traditionnel, présenté par le groupe « Kodo Next Generation » dans un prestigieux cadre oriental, au Théâtre du Soleil (ou La Cartoucherie) de Paris.

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©KodoNextGeneration

Kodo signifie le battement de coeur. Dans ce contexte, il est semblable au battement d’un tambour. On ne fait pas que de l’entendre, on le sent littéralement grâce aux vibrations que le son émet, tel un écho qui connecte les ondes musicales aux coeurs. Kodo peut aussi vouloir dire « les enfants du tambour ». Ils sont en effet aussi spontanés, créatifs et énergiques que des enfants. Une signification qui n’enlève pas de la technicité à leur représentation.
Le groupe de 34 membres existe depuis 1981, donc 37 ans. Vous l’aurez deviné que nous n’avons pas sur la photo ci-dessus et lors de leur représentation, tous les membres du groupe. D’où la mention « Next Generation », rappelant que ces jeunes ‘performistes’ sont les héritiers de cet art.

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©KodoNextGeneration

Kodo Next Generation ne revendique pas que les côtés art et spectacle du wadaiko. Mais aussi traditionnel et représentatif de l’endroit où ils vivent : l’île Sado. En effet, en dehors du spectacle, ils sont présents dans de nombreux festivals au Japon, vendant les mérites peu connus de leur village. L’expansion de leur culture locale et du programme de développement a commencé depuis des années dans le monde entier. Ils sont actuellement à plus de 6.000 représentations dans 50 pays de cinq continents. Ils ont aussi crée une fondation afin de nous donner plus d’explication sur la valeur culturelle du village (se référer au lien que je donne à la fin de l’article, site en japonais et anglais). Kodo est né dans la nature, et s’en inspire fortement.

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©NipponActif

Avec toute cette expérience, la génération d’aujourd’hui compte évoluer en mélangeant la valeur traditionnelle et le côté moderne pour amorcer leur début . C’est avec beaucoup de fierté qu’ils ont joués sur la scène française, dans une salle comble. Les musiciens avaient aussi un bon jeu d’acteur. Ils quittaient et revenaient sur la scène tel des robots, machinalement, avec tout leur air sérieux, sans même esquisser un sourire. Sauf quand ils s’attelaient à leurs performances, le masque tombait du visage pour accueillir un sourire de bienvenu. Entre les tambourinements, les jeux d’instruments et de chants, le groupe ne nous laissait pas de répit.
La seule chose de tout le spectacle qui m’embêtait était le jeu de lumière : beaucoup trop tamisé par moment, rester éveiller n’était pas une mince affaire. Il va de soi que ce jeu de lumière scénarisé le tempo des musiciens. J’ai personnellement beaucoup plus apprécié les moments énergiques! Et incontestablement, les chants : captivants et enchanteresses! Avec des timbres de voix exceptionnels qui rappellent les chants anciens.

Tarif : de 15 à 25€
Lieu : Théâtre du Soleil – 2 Route du Champ de Manoeuvre, 75012 Paris
Page du groupe Kodo : https://www.kodo.or.jp/en/

 

Artistes Cosplay : Nantoka Cosplay

Je vous avais déjà défini ce qu’était le cosplay dans un précédent article : Interview de la cosplayeuse Sheya. Cette même cosplayeuse qui a souhaité que j’interview un duo de cosplayers, qui se nomme Nantoka Cosplay. Et c’est avec une immense joie qu’ils ont acceptés de nous parler de leur passion, sans restriction!

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©Marie

Une équipe soudée au-delà de l’imaginaire

Interview 

Nippon Actif : pouvez-vous me faire une présentation générale de qui vous êtes ?
Laura 
: alors, moi c’est Laura, j’ai tout juste 25 ans, je vis à Paris depuis toujours et je suis illustratrice de formation. Par simplicité, j’ai gardé mon nom dans le monde du cosplay.
Kenny : Et moi du coup je m’appelle Eliott, j’ai 26 ans, je vis à Paris également mais je suis originaire de Martinique. Dans « la vie réelle » je suis animateur sur les films 3D. Mon pseudo est Kenny dans le monde du cosplay. Avec Laura, on s’est connu au lycée, on est amis de longue date.

Nippon Actif : à quel âge vous est-il venu l’idée de faire du cosplay ? 
Laura 
: ma première Japan Expo était avec ma mère en 2007. J’y ai découvert les cosplays et les concours, puis j’ai commencé à m’y intéresser petit à petit. Mon premier cosplay a été acheté 2 ans plus tard sur place. Il était très bien mais je me trouvais horrible dedans ! Après ça, j’ai voulu continuer en prenant mon temps. Plus tard, je me suis lancée dans le fait-main, parce que je ne voulais plus acheter de costumes : trop chers pour moi (enfin, pour ma mère surtout) à l’époque.
Kenny : j’ai toujours aimé les anime, les mangas et le Japon en général, alors quand j’ai vu une convention spécialement dédiée sur ce thème, j’y suis allé sans hésiter. C’était en 2008, à Chibi Japan Expo de Montreuil. J’ai vu plein de cosplayers, j’ai trouvé ça génial. Alors dès ma deuxième convention (la Japan Expo suivante), je portais déjà mon premier cosplay fait-main. C’est ma mamie qui m’a initié à l’art de la couture [haha].

Nippon Actif : qu’est-ce qui vous a donné l’envie de vous initier aux fait-mains dans les costumes?
Laura : alors déjà , la déception d’avoir porté un cosplay acheté dans lequel je ne me sentais pas à l’aise, parce que pas ajusté à ma morphologie. Ensuite, le fait d’avoir vu plein de concours et de cosplayers en chair et en os qui semblaient s’amuser en faisant ça, ça m’a vraiment motivé à me lancer dans le fait-main ! C’est très gratifiant de se dire qu’on a réussi à reproduire le costume d’un personnage qu’on aime, mais aussi réussi à l’incarner. Ce n’est pas forcément la solution la moins chère au final [haha], mais on peut vraiment créer son costume comme on l’entend, ajouter des détails, etc… Encore aujourd’hui, je suis toujours dans le défi personnel, je veux toujours faire mieux que précédemment. De surcroît, c’est un bon moyen d’améliorer plein de compétences et j’aime être polyvalente.
Kenny : contrairement à Laura, je n’ai jamais acheté de costume quand j’ai débuté le cosplay. Je pense que oui, je peux vraiment parler de passion pour la couture. Ma mamie m’a beaucoup aidé pour les premiers cosplays, et très vite j’ai pris le coup de main. Je préfère le fait-main, on garde une maîtrise sur son costume, il est forcément ajusté pour notre taille, on a le choix des tissus que l’on veut travailler, et quand je vois certains prix pour des cosplays, je me dis qu’on y gagne clairement à les faire soi-même. J’ai quand même acheté quelques cosplays depuis, en les réajustant à ma morphologie. Mais c’est moins amusant ! Et personnellement j’en retire moins de satisfaction qu’avec un cosplay entièrement fait-main.

Nippon Actif : quand est-ce que vous avez commencé à être en binôme pour le cosplay? Pensez-vous continuer à être une équipe dans les années à venir?
Laura et Kenny : alors ! Cela nous fait creuser loin dans les souvenirs !
Notre premier duo remonte en 2011. C’était à Paris Manga, en Rin et Shiemi (de Blue Exorcist).
En terminal, on est devenu des amis très proches, et on s’est découvert cette passion commune pour le cosplay. Nous avons décidé de tester le cosplay en duo. On a bien accroché, 7 ans que ça dure ! Les études nous ont géographiquement bien éloignés, mais on a continué d’avoir des projets en commun pour se retrouver lors des conventions. Même maintenant que l’on travaille, on continuera ensemble encore un long moment.

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©Gilsandcosplay

Nippon Actif : quel est votre cosplay préféré jusqu’à présent ?
Laura : c’est dur de devoir en choisir qu’un seul. J’aime toujours le dernier que je suis entrain de faire ! Mais je me rends compte en parallèle de tous les défauts, et paradoxalement, je ne les aime plus au fur et à mesure des points négatifs que j’y décèle… Mais bon, je dirais : Agnès Oblige (Bravely Default) ! Parce qu’il reste un des mieux réalisés en date, et aussi parce qu’Agnès est un personnage qui me ressemble beaucoup au niveau de ma personnalité.
Kenny : mon costume préféré c’est depuis peu, celui de Deku ! C’est celui dont je suis le plus fier et sur lequel j’ai passé le plus de temps (entre la couture, les props,..). J’adore incarner ce personnage ! Cependant, j’ai toujours un petit attachement sentimental pour mon cosplay de Rin Okumura (Blue exorcist), le premier duo avec ma Laura !

Nippon Actif : avez-vous une bonne et / ou mauvaise anecdote à raconter dans le monde du cosplay?
Laura : heureusement plus de bonnes que de mauvaises anecdotes ! Je ne pourrais pas en citer une en particulière, mais ce qui est génial, c’est quand on rencontre des fans de cet univers que nous « cosplayons« , qui sont carrément émus de nous voir. Je me souviens d’une fille qui avait même pleuré en nous voyant en Rin et Shiemi (Blue Exorcist). C’était touchant, mais aussi très déconcertant ! Sinon, mes meilleurs souvenirs restent avec les personnes que j’ai pu rencontrer dernièrement et bien évidemment Kenny.
En mauvaise anecdote, rien de grave, mais j’ai remarqué que beaucoup de photographes se disant passionnés et qui d’après leur dire ne sont pas là pour « draguer », étaient justement là… pour draguer. Vous savez, c’est la fin de journée, votre make-up coule, votre perruque gratte, vous remettez constamment votre costume en place, vous êtes fatigué, et là, vous en entendez un photographe vous bombarder de compliments de façon exagérer… c’est démoralisant. Par là je veux dire que beaucoup de photographes sont très insistants. On sent que leurs compliments sont plus intéressés qu’honnêtes. Heureusement cela reste une minorité…
Kenny : niveau bonne expérience, je dirais que cela concerne mon premier groupe il y a quatre ans. J’étais hyper timide et c’était dur d’aller vers les gens. On se demandait tout le temps comment les personnes faisaient pour avoir un grand nombre de groupe, où tout le monde se connait. Alors un jour, on a décidé de faire partie d’un groupe. On a rencontré des personnes formidables avec qui nous sommes toujours amis. C’était le déclic! Depuis, on a rencontré beaucoup de monde et nous sommes plus à l’aise qu’avant !
En points négatifs : *lors de la dernière convention à Paris Manga où je suis allé, je me suis fait voler un katana! Qui en plus était mon cadeau d’anniversaire… je l’ai encore en travers de la gorge. Ce dernier fait m’a rendu parano avec mes affaires !
*à une autre convention, je devais faire parti d’un groupe qui n’accepte pas les « doublons ». Un jour quand je les ai rejoint, le personnage que j’incarnais, était aussi présent dans de ce rendez-vous… le groupe n’a donc pas voulut de moi, étant un doublon! Alors qu’on discutait de l’organisation ensemble depuis plusieurs mois et même une semaine avant l’événement.  D’une impolitesse rare!
Heureusement que ce genre de mésaventures n’arrivent que très rarement. J’ai connu largement plus de positifs que des événements négatifs.

Nippon Actif : avez-vous un quelconque message fort à passer aux cosplayers et / ou aux futurs cosplayers?
Laura et Kenny : en message fort, on a envie de dire aux gens (qu’ils soient cosplayers ou pas encore), que le cosplay c’est avant tout fait pour s’amuser, rencontrer des gens, passer et partager de bons moments entre passionnés. Mais c’est un univers qui a aussi ses aspects négatifs dont il faut en prendre conscience (comme l’histoire avec les photographes qui ne sélectionnent quasiment que des modèles féminins aux tenues légères…), des cosplayers faisant le tri des personnes qui les entourent, les gens qui jugent à mal lorsqu’un cosplayer n’a pas la même morphologie, taille, âge, sexe, couleur de peau que le personnage qu’ils incarnent, etc… On ne le répétera jamais assez, le cosplay c’est pour tout le monde !!! Néanmoins ces points négatifs ne doivent pas être un frein. Il faut passer au-dessus et tout simplement faire ce qu’il nous plait, c’est le secret de la motivation !

Nippon Actif : pouvez-vous nous dévoiler vos futurs projets cosplays?
Laura et Kenny : comme tout bon cosplayer qui se respecte, on a beaucoup trop de futurs projets en duo. En parallèle, deux listes encore plus longues de projets en solo [haha] ! Pour les duo qui sont sûrs à 100%, nous avons : Pidge et Shiro Paladin (Voltron) et Lelouch et Suzaku (Code Geass) qui sont de gros projets qui vont nous prendre un moment, pour être bien réalisé.
En solo, nous avons pour Laura : Himari Princesse (Mawaru-penguindrum), Asuka (Evangelion), Starfire (Teen Titans). Pour Kenny : Mysterion (South Park), Keith Blade of Marmora (Voltron), Miguel (Coco). Rien que d’écrire tout cela, ça nous donne le vertige !

Nippon Actif : quelles sont les futurs conventions où nous pourrions vous rencontrer?
Laura et Kenny : on sera présent à Harajuku à Paris en septembre, à Paris Manga en octobre, à la Y/Ycon à Villejuif en décembre. Puis Paris manga de février 2019, Japan Party à Nanterre en avril, bien sûr à Japan Expo 2019 et cette année on aimerait aussi tenter une convention sur Lyon. Des amis nous on dit que du bien des conventions qui se déroulent là-bas.

Nippon Actif :  qui souhaiteriez-vous que j’interview pour un prochain article dans le monde du cosplay?
Laura et Kenny 
: on pense à deux cosplayeuses qui sont soeurs jumelles : Sadae Cosplay  et Snips Cosplay.

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©OkaneHana

Sacré travail qu’ils ont effectués jusqu’à présent. Leurs futurs projets sont tout autant ambitieux, mais je suis confiante quant à la finalisation de leurs projets! Je remercie l’équipe Nantoka Cosplay d’avoir accordé beaucoup de votre temps afin de répondre à l’interview. Votre dynamisme se lit, votre expérience feront rêver plus d’un! Et au passage vous soulevez un point intéressant qui mérite d’être discuté.

IMPORTANT

Le dangereux problème d’une minorité de fâcheux photographes qui ne sont pas là qu’à titre « professionnel ». On en rencontre peu de ce genre lors des conventions, mais ils ne passent pas du tout inaperçus malheureusement. Sachez que pendant plusieurs années, travaillant aussi à Japan Expo, on m’a certifié que beaucoup de photographes étaient blacklistés du salon… Mais il en né de nouveaux. Lors de la dernière convention de juillet 2018, une jeune cosplayeuse est parti portée plainte contre un photographe qui prenait des clichés obscènes… elle a eu gain de cause. Le photographe a été placé en garde à vue.
Si comme elle vous observez ou vivez des choses peu recommandables avec ce milieu lors des salons : adressez-vous aux vigiles du salon qui se trouvent près des sorties! Ou un STAFF qui trouve une solution immédiate! Ne laissez pas passer, et n’allez pas vous plaindre (uniquement) sur les réseaux sociaux s’il vous plaît. La sécurité et l’intégrité de plusieurs d’entre vous est mis en danger. On ne relèvera pas énormément de ce cas chaque année, mais il y en a tout de même.

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©Japactu

Si vous souhaitez voir d’autres photos de leur travail, suivez leur page Facebook : Nantoka Cosplay

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©Mai
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©Kenny
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©SamuelDemeleumeester
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©Maikiyo
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©Pepin

LOL

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©CosplayUnivers
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©Kenny
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©HervéWolfer

L’Attaque des Titans Film 3 – 進撃の巨人 ~覚醒の咆哮

Le troisième film de l’Attaque des Titans revient sur nos écrans parisiens, et en exclusivité européenne ! Cette avant-première a été projeté dans la mythique salle du Grand Rex le mercredi 11 juillet 2018.

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©NipponActif    Photo prise du balcon

Le Grand Rex fait partie des monuments historiques depuis 1981, en vue de sa salle et de son ensemble architecturale. Il peut accueillir 2702 personnes dans sa grande salle (sans compter la salle annexe).
Le film a donc été projeté sur l’écran large du Grand Rex, cependant nous avons occupé que le balcon (1300 places), pour le confort visuel. Car en effet, l’écran est le plus grand de France : 24,9 mètres de largeurs, et 11,35 mètres de longueurs. Il se déroule uniquement lors des séances de film dite au « Grand Large ».

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©NipponActif       Goodies offert lors de la séance

Dès l’entrée du cinéma, un goodies a été offert, ainsi qu’un flyer sur le film. L’installation a été rapide, il y avait une très bonne ambiance dans la salle, et certains spectateurs ont fait l’immense honneur d’être cosplayés (habillés comme les personnages de l’anime). Ce n’est pas la première fois que le film de la même série est projetée au Grand Rex. Et cette fois encore, il a eu autant de succès. Quasiment tous les sièges étaient occupés, et d’autres personnes sans billet attendaient dehors patiemment afin de pouvoir en acheter en cas de désistement des détenteurs du billet. Le succès était tel!

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©http://shingeki.tv/movie_season2/  Affiche du film

Je ne souhaite pas spoil le film, mais sachez qu’il était aussi trépident que les précédents. On ne se contente pas uniquement de regarder un film, mais on profite de l’acoustique que nous offre la salle, et surtout de l’ambiance de tous les spectateurs. S’en est suivi le premier épisode de la saison 3 de l’anime, pour finir cette belle soirée! Nous attendons avec impatience le reste des épisodes et le futur film!

Tarif : 15€ – inclus billet d’entrée et un goodies (dessous de verre Attack on Titans)
Site : https://www.parislovesanime.com/

Japan Expo 19ème Impact

Japan Expo est le deuxième salon le plus connu au monde, après le fameux Comiket qui se déroule sur l’île artificielle d’Odaiba, à Tokyo. Des salons dédiés aux manga, jeux vidéos, science-fictions et aux cosplays. Un retour sur la convention qui a eu lieu en banlieue parisienne, au Parc des Expositions.

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©NipponActif        Cosplayeuse

Un salon qui a une reconnaissance majeure d’année en année, diffuseur de la pop-culture et d’une spécificité unique lié au Japon jonglant entre animations, ventes, avant-premières, dédicaces, rencontres, cosplays, etc… Après sept années de travail à Japan Expo, je voulais revivre l’expérience en tant que visiteur. Ayant été sous contrat, je ne peux pas dévoiler tous les backstages, mais peut-être que je parlerai de mon expérience dans un prochain article. Mais c’est en toute objectivité que je vais le plus brièvement possible, raconter mon passage à Japan Expo Paris, le Dimanche 8 Juillet 2018.

Pour éviter la foule immense qui peut remplir jusqu’à deux hangars du Parc des Expositions, je m’y suis rendue à midi. Un chemin sans arrêt du début de la file jusqu’à l’entrée du salon. Comparé aux années précédentes, il n’y avait pas de chaleur écrasante dans le salon même. Je remarque aussi qu’il y avait moins de foule qu’habituellement. On circulait très aisément, sans trottiner. Il y a toujours autant de stands exposants qui vendent leurs produits à des prix excessifs, sans aucune surprise. Certains avec qui j’ai pu discuter me confieront sans trop de mal qu’ils aient eu moins de chiffres qu’habituellement, que l’emplacement leur coûtait trop cher, donc inévitablement les exposants augmentaient à leur tour le tarif des produits qu’ils vendaient.

Mais la programmation reste tout de même très intéressant, comme chaque année. En dehors du salon, Japan Expo organise aussi des films d’animations en avant-premières, des soirées, des concerts, etc…

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©NipponActif   Préparation pour la démonstration de taiko

Pour ce dimanche, il y avait l’ECG (European Cosplay Gathering) pour la sélection française, permettant au meilleur cosplayer de gagner un lot. Japan Expo est l’occasion d’apercevoir beaucoup de visiteurs costumés en des personnages de manga ou science-fiction. Impressionnant est leur travail, et indispensable est leur présence. J’ai aussi pu voir certains crossplay. Le principe du crossplay est que les femmes s’habillent en personnages de manga masculin, et les hommes, en personnage féminin.
Nous avons aussi eu en showcase la chanteuse des génériques de l’Attaque des Titans et Blue Exorcist, Mika KOBAYASHI. Les sorties des anime 2018 et 2019 ont été annoncés, suivit d’un karaoké géant. Des masterclass ont été tenus comme par exemple ceux de Kimitoshi YAMANE et Toshihiro KAWAMOTO. Sans compter les ateliers, des démonstrations de sport, de musique, de danse, d’instruments, etc…

La conférence de clôture tenue par les fondateurs de Japan Expo, Jean-François DUFOUR et Thomas SIRDEY, s’est déroulée en deux parties. En première partie, la présentation et le travail de cette année. S’ensuit des questions / réponses avec le spectateur. Beaucoup de réclamations sous forme de questions ont été posés. Questions à laquelle il y a eu des réponses, mais qui ne satisfaisaient pas forcément le public. Que cela soit sur les prix des billets / badges, des badges qui ne fonctionnent plus arrivé au point dédicace, et où l’on envoie le visiteur à l’autre bout du hall afin d’activer formellement son badge, les problèmes d’accès pour les personnes à mobilité réduite, les exposants qui sont mécontents des services qu’on leur offrent lors des quatre jours du festival, etc… Les fondateurs ont eux-même soulevés quelques problèmes techniques lors du salon (comme l’ascenseur qui ne fonctionnait pas). Mais les réponses apportées aux questions, visées plutôt le STAFF festivaliers. À savoir que Japan Expo recrute 450 personnes chaque année. Selon les fondateurs, le staff saisonnier peut aussi être inefficace, du fait de leur jeune expérience. Tous les anciens membres ne sont pas forcément rappelés, et aucun motif n’est donné. Les fondateurs avouent sans peine que si certains problèmes soulevés sont consolidés, de nouveaux arriveront, car ils veulent tenter de nouvelles choses. On oserait se demander si justement la valeur sûre n’est pas de (re)travailler les systèmes mises en place pour atteindre la perfection. Mais nous aurons compris que ce n’est pas le but de ces derniers.

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©NipponActif   Jean-François DUFOUR et Thomas SIRDEY

Dans la deuxième partie de la conférence, on nous a prédit une surprise pour l’année prochaine, une exclusivité. Car effectivement, juillet 2019 sera le 20ème anniversaire du salon! Nous aurons toujours les mêmes programmes, avec d’autres artistes qui viendront, des dédicaces, des rencontres, un concert gratuit qui aura lieu en soirée (sans nous dévoiler les artistes étant donné que les contrats n’ont toujours pas été signés), ET! Ils ont aussi précisés que cela fait cinq ans que les tarifs des billets d’entrées n’avaient augmentés… Chose qui changera dès l’année prochaine! Car ils augmenteront le prix des billets de 2€ tous les jours (voir les tarifs en fin d’article). Tarifs augmentés pour l’anniversaire? Nomenclature économique? Les raisons apportées étaient floues. Les prix des badges augmenteront aussi, et un nouveau badge unique fera son entrée juste pour 2019 : un pass anniversaire à 300€. Qu’est-ce que ce badge apporte de plus que les badges déjà existant? Une visite dans les coulisses de Japan Expo, un jour avant l’ouverture publique, accompagné des fondateurs pour commenter la visite. Plus de goodies (ou de meilleurs goodies que le badge Zen et Zen+?), accès à l’espace lounge, permettant d’avoir un en-cas, et un confort optimal pour se reposer à l’écart du bruit, et bien d’autres privilèges. Attention, ce badge 20ème anniversaire sera limité,  seulement 6 personnes auront ce « privilège »! Dans quelques jours, ces informations seront mises à jour sur leur site. C’est donc avec impatience que nous verrons l’expérience de ceux qui ont voulu en profiter. Quelque chose me dit que dès son apparition en vente, ces 6 billets vont rapidement partir malgré son prix.

À l’année prochaine Japan Expo! Pour ses réussites et ses déboires…

Message personnel de fin : merci aux visiteurs qui m’ont reconnu alors que je ne portais pas mon gilet Japan Expo, un grand plaisir d’avoir revu une partie du staff, ainsi que les exposants. À l’année prochaine sûrement!

Tarifs 2019

Prévente :
Jeudi 4 Juillet 2019 : 17€
Vendredi 5 Juillet 2019 : 14€
Samedi 6 Juillet 2019 : 24€
Dimanche 7 Juillet 2019 : 19€

Pass 4 jours : 60€

Billet Zen : 104€
Billet Zen + ECG : 134€
Billet Zen + Confort : 200€

Pass Spécial 20 Ans : 300€

Lien pour l’achat des billets : https://www.japan-expo-paris.com/fr/ticketing/JEP2019

 

Salon : C’est Bon! le Japon 2018

En 2014, la gastronomie japonaise s’inscrit à la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco, appelé washoku (和食), qui n’a cessé d’intéresser les français. De là, Euro Japan Crossing a créé le salon dédié à la culture japonaise, et cette année, nous sommes à sa 5ème édition du salon C’est Bon! le Japon à Paris! C’est la deuxième fois que j’y retourne, ayant eu une bonne impression lors de l’édition précédente.

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©NipponActif       Services de table vendus lors du salon

L’espace était plus grand, mieux agencé, et il y avait beaucoup plus d’exposants qui vendaient leurs produits venant tout droit du Japon. A l’entrée, un marché aux légumes directement importé du Japon : daikon (大根) qui est un radis blanc, patate douce du Japon qui est sucré à souhait et délicieux (nous avions le droit à une dégustation), grande bardane, néflier du Japon, gombôs, la tige du wasabi (山葵), etc… Sachant que ce sont des produits qui coûtent de base extrêmement chère, le prix exercé au salon ne m’a pas paru exorbitant, contrairement à ce qu’une partie des visiteurs pensent.

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©NipponActif  Tige de wasabi

Prenons l’exemple de la tige de wasabi. Nous avons lors de ce salon le véritable wasabi, qui n’a en goût, en  texture et couleur, rien à avoir avec nos fameux tubes vendus par nos lobbyistes. Pour 1 cm, comptez quand même 10€. C’est cher? Sachez que c’est le plus bas prix! Car effectivement, cette plante est rare et est cueillie dans les montagnes au Japon. Il y a encore plus chère, car il y a de meilleures qualités que celui que j’ai pris en photo.

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©NipponActif   Patate douce japonaise

Un autre exemple, la patate douce japonaise, appelé le Yaki-Imo. Explication sur la photo ci-dessus. Je rajouterai qu’au Japon, ce mode de cuisson pour les patates douces est très prisé là-bas. L’une des phrases favorites des japonaises : « Imo, Tako, Nankin« . Imo signifie ‘patate douce’, Tako signifie ‘pieuvre’, et Nankin signifie ‘courge’. 3€ le morceaux de patate douce pour son temps de cuisson et sa popularité d’un autre continent… Je valide!

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©NipponActif   Des sandales relaxantes

N’oublions pas les stands divers qui portent tout autant de l’intérêt : art de table, artisanat, nourriture japonaise (comme le mochi, dommage que je n’ai pas pu en trouver de mochi glacé), etc… Cette année, une nouveauté, le salon a mis en avant les produits japonais… bio. Je trouve que c’est une bonne initiative, bien que l’on risque de retrouver des critiques au niveau des prix (ou des clichés?). Pour immortaliser la journée, un stand photo ambiance nippone avec des accessoires étaient mis à disposition des visiteurs.

Un voyage culinaire à porter de main

Hors, nous avons la scène. Celle qui nous dirige vers des performances musicales et démonstrations. Même le bloggeur « Un Gaijin au Japon » à présenter une conférence exclusive! On aurait préféré beaucoup plus de scène pour ce genre de programmation.
Le 1er Juillet 2018 avait lieu le concours de thé japonais avec 6 catégories ( sencha, genmaicha, hôjicha, matcha, bio et autre ). Des professionnels de la gastronomie ont évalués les différents thés, et le public avait aussi pu y goûter.

Malgré la chaleur écrasante du salon (pas de clim, pas même pour les professionnels), les visiteurs étaient bien présents. On les remercie pour leur travail, et rendez-vous l’année prochaine pour la 6ème édition.

*Lieu : Halle des Blancs Manteaux  – 48 rue Vieille du Temple 75004 Paris
*Prix d’entrée : 1€

Concert solo de taiko d’Ichitarô

Le taiko (太鼓) est un art de jouer du tambour japonais, très exploité lors des cérémonies et événements traditionnels à l’époque, mais uniquement pour accompagner les fêtes. Après la seconde guerre mondiale, le taiko est devenu indépendant, permettant de jouer sans grande occasion, afin de cultiver sa propre identité.

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©NipponActif             Ichitarô en solo

Venant tout droit du Japon la veille du spectacle, un artiste méconnu est venu faire vibrer la salle du centre Mandapa à Paris! Cet artiste se nomme Ichitarô. Là où nous avons l’habitude de voir minimum de deux personnes lors d’une représentation de taiko, ici Ichitarô se dévoue seul à la tâche.

La résonance du coeur

Personnellement, c’est la première fois que je vois une performance en live de taiko (appelé aussi wadaiko, j’ai pu lire à gauche et à droite sur la toile qu’il était même préféré au mot taiko. Mais ce dernier est le plus populaire). Et c’était SENSATIONNEL! Je pèse mes mots. Ichitarô a su nous offrir un spectacle unique en son genre avec une force remarquable et maîtrisée. Toute la salle vibrée dans tous les sens du terme : le tambour apporte un son puissant, avec un brouhaha d’échos, tout en étant mélodieux. Même néophyte en la matière, je me sens capable de dire que c’était un sans faute lors de son tambourinage. Une frénésie régulière pendant ses tours de bras, et c’est bien à ces moments-là que nous avions le souffle coupé.

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©NipponActif     Ichitarô lors des vitesses de battements

Son endurance est sans faille, même en tambourinant crescendo, sûrement grâce à sa dextérité. Le son reste fluide, peu importe l’intensité qu’il y met. Ce qui est intriguant, c’est que nous avons même l’impression qu’il y a toute une équipe qui joue derrière, alors que non. C’est toute une équipe en un seul homme. Son endurance est remarquable. On voit lors de sa performance d’une heure, qu’il va puiser l’énergie bien au-delà de sa propre limite. Et même arrivé à un point où l’on se dit qu’il est arrivé à son maximum, il nous détrompe, et joue de plus belle. Tout aussi remarquable est son ingéniosité : car effectivement, il nous expliquera pendant ses moments de pause qu’il s’était rendu aux États-Unis, pour s’entraîner à jouer du taiko. Et à ce moment-là, il a commencé à jouer avec plusieurs « bâtons », ou du moins qui y ressemblent, pour avoir des sons différents. Puis il en a trouvé un de robuste, l’impensable, un bâton japonais qui sert de base à épousseter les futon. Aujourd’hui même dans l’archipel nippon, il est peu utilisé. Comme le bâton est bien robuste, il a continué à jouer avec. Donnant une tonalité bien particulière, très appréciable et impressionnante (confère la photo ci-dessous).

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©NipponActif     Avec le bâton à épousseter le futon

Cette ingéniosité se poursuit aussi au Japon,  précisément à Yokohama, la ville d’origine de l’artiste. Il eut l’idée singulière de couper son chauffe-eau qui ne fonctionnait plus, et d’en faire un instrument de musique qui donne un son aigu.

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©NipponActif     Instrument fabriqué par l’artiste

Tant de raisons d’apprécier ce son, il est dommage qu’il n’est pu faire qu’une seule représentation à Paris. Probablement qu’il reviendra… du moins, pour les macarons qu’il apprécie dans la capitale!

PS : je remercie le centre Mandapa de m’avoir donné l’invitation, et de m’avoir permis la découverte de cet art.
Lieu du concert : http://www.centre-mandapa.fr/

Rencontre avec le Japon : Art en Val de Loing (77)

 

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@NipponActif     L’entrée du petit salon

Grez-sur-Loing, petite commune française dans le département de la Seine-et-Marne (77), accueil l’événement « Rencontre avec le Japon », organisé par l’association Les Amis de Grez-sur-Loing.
Pour les 160 ans du pacte amical France – Japon, cette association a mis en exergue les valeurs culturelles et traditionnels japonais, dans un espace convivial. Un programme riche en ce sens, pour leur première édition – car oui, nous espérons d’autres éditions dans le même genre – il n’eut que des découvertes!

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@NipponActif    Affiche à l’entrée

Divers stands sont présents en plein air, accompagné avec chance par un très beau et bon temps. Dans une ambiance sereine, en parcours de stand en stand afin de s’enrichir des connaissances des présentateurs.
Un stand tenu par une créatrice de scénographie végétale et florale, qui nous explique ce qu’est la flore stabilisée, une technique permettant de garder une décoration florale pendant 2 à 3 ans. En effet, cette technique permet aux fleurs d’avoir un processus très lent de vieillissement, un bon rapport qualité / prix, ainsi qu’une dispense d’entretien non négligeable.

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@NipponActif     Melle TINA, Théâtre Naturalys

Le stand suivant fait intervenir un maître dans l’art du bonsaï. Une explication des différentes formes et origines des bonsaï. Avec des astuces et démonstration pour savoir lequel des bonsaïs achetés, comment les entretenir, leurs origines, etc… Une expérience captivante de plusieurs années qu’il nous dévoile lors de cet événement! Une fluidité remarquable lors de sa « conférence », on pourrait l’écouter pendant des heures. La bienvenue aux néophytes aussi !

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@NipponActif       Le maître des bonsaïs

Les autres espaces proposent un atelier de peinture sur bol, une bulle où l’on peut jouer à deux jeux vidéos (One Piece et Dragon Ball), des ventes d’accessoires et de créations personnelles, etc… Un des stands a vendu de la nourriture importée du Japon, et à un prix défiant toute concurrence. Par exemple, je me suis achetée un mochi glacé  à 1,5€ (friandise japonaise fait à base de de riz gluant et riz doux, garni de la saveur que l’on souhaite), ce qu’on trouverait à Paris pour 5€ minimum.

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@NipponActif   Mochi glacé à la vanille 

À l’intérieur du prieuré, un stand d’atelier d’origami, et des ventes de produits divers, à la rencontre d’une infographiste, de vente de livres et tableaux.
Et le meilleur pour la fin (annoncé de manière bien évidemment subjective) : la découverte du kamishibai (紙芝居).

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@NipponActif     Les conteurs

Le kamishibai est une forme théâtrale venu du Japon, présenté par des conteurs qui font défiler des illustrations sur un même support, afin de coller l’histoire et aux jeux des acteurs.
Une belle découverte dans un cadre idyllique ! En effet, je me suis rendue dans l’espace du jardin afin de profiter du spectacle. L’ambiance boisée correspondait parfaitement au thème de l’histoire. Drôle et enchanteur, pendant une quinzaine de minutes, nous avons eu la chance d’interagir dans l’histoire. Leur bonne humeur a convaincu tous les spectateurs. Et en bonus, nous avons eu le plaisir de goûter à une boule faite avec de la farine de millet, et de l’azuki, conté dans cette même histoire.

Il n’y avait pas énormément de monde étant donné que c’est assez excentré, mais le plaisir a été décuplé de ce fait. Dans l’attente d’une floraison de ce genre d’événement, merci à l’association Les Amis de Grez-sur-Loing!

Tarif : gratuit
Site : http://amisdegrezsurloing.fr/?p=666

Restaurant RYô

 

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@NipponActif         Un roulé au matcha et une boule de glace vanille

Le restaurant RYô est tenu par le chef Toyofumi Ôzuru, et se substitue à l’authentique cuisine japonaise transmise par son père au Japon. Le restaurant se caractérise comme l’un des restaurants les moins chères dans la gamme gastronomique sur Paris. C’est pour cela que j’ai voulu tester ce restaurant, non loin d’avoir entendue de bonnes critiques. Installé dans le « quartier japonais » à Pyramides, il est tout de même conseillé de faire une réservation, le restaurant est prisé.

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@NipponActif      Couteaux à l’ail et persil

Un restaurant style blanc et boisé, une élégance autant marqué sur les lieux que dans nos assiettes. J’ai pris un pané de porc ibérique qui était très bon (les prix sont à la fin de cet article). Mais un peu plus gras que d’autres tonkatsu (とんかつ) que j’ai déjà pu manger. La sauce Worcestershire était excellente, et accompagné bien le tonkatsu. Le plat était plus copieux que ce dont à quoi je m’attendais. En entrée j’ai voulu essayer les fameux et basique california maki. C’était vraiment sans plus, on peut très bien l’enlever de la carte sans que cela dérange. Et au vu du prix, on s’attend vraiment à manger quelque chose d’exceptionnelle.
Les desserts que j’ai pu goûter dans les autres assiettes étaient excellentes! Un sans faute pour ces pâtisseries!

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@NipponActif     Tonkatsu et sa sauce Worcestershire

J’ai aussi vu d’autres plats sur le tableau du jour qui donnaient envie de déguster. Une partie de la carte propose aussi des plats végétariens, à des prix attractifs.

Le service est quant à lui irréprochable. L’ambiance au restaurant est calme, parfait pour des groupes de 10. Attention tout de même au prix, que je trouve légèrement déraisonné, même si on voit et on sent bien qu’il y a des produits de qualités et originaux de proposé.
Le prix de ce que j’ai consommée :
Tonkatsu (porc pané ibérique frit) + salade de choux : 24€
California maki : 7€
Gohan (riz nature) : 3€
Total : 34€

Adresse :  7 Rue des Moulins, 75001 Paris
Site : https://ryoparis.wordpress.com/

 

Retour sur Geek Days à Lille 3ème édition

Geek Days est un salon mêlant la passion des geek et des otaku (merci de ne pas confondre ces deux notions). C’est l’un des salons représentatifs des conventions à « succès » en France. Ils se déroulent dans trois lieux : à Lille, et nouvellement à Rennes et Rouen.

C’est ma première visite de ce salon, je suis parti à la découverte du Geek Days à Lille!

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@NipponActif      Prise gratuitement par un photomaton lors du salon

J’avais eu un coup de coeur pour Japan Tours Festival, et je me suis dit qu’en dehors de Paris, je pourrai toujours trouver des choses nouvelles (avec un peu moins de monde, telle était mon espérance). Mais la comparaison devient compliquée quand le salon porte dans son titre la notion « GEEK ». Et oui! On a tous, plus ou moins notre définition de ce fameux mot, mais cela n’enlève pas l’une de ses notions incontestables : une personne passionnée par la technologie et l’informatique. J’oserai dire que c’est la base. S’ajoute à celui-ci, toutes les cultures liées à l’imaginaire.  Et c’est bien pour estimer le pourcentage de ce qui a été respecté que je me suis rendue là-bas.

Plus de visiteurs : plus de qualité?

Mon avis général est tout bonnement mitigé. Le nombre de visiteurs les positionnent en très bonne place. Il a dépassé le seuil espérer par le salon même. Cependant, des divers forums et commentaires que nous pouvons trouver sur la toile, ces visiteurs sont quasiment du même avis que moi. Les raisons sont différentes, mais convergent, et cela va s’en dire qu’il y a bien des choses à retravailler au final.

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@NipponActif     L’une des scènes du salon

Le manque cruel de scènes avec des programmations sont décelés lors du salon. Nous avons eu trois scènes : la scène cosplay, la scène pour divers passages d’animations et la scène des jeux sur PC en live, avec des commentateurs. L’espace n’y manque pourtant pas!  Nous avons eu une facilité de circulation inespérée malgré le monde présent, c’est un point positif aussi… Côté exposants (stands), il y a ce qu’il faut, sans pour autant que cela dépasse ce que Paris Manga propose. Mais que cela soit stand nourriture, achat de manga, espace création et science-fiction, tout y est! À vue d’oeil, l’espace geek a été respecté. Donc en dehors des cosplays et animations, nous avons bien des exposants qui nous informent sur les produits technologiques et informatiques (l’exemple des imprimantes 3D, avec explications, démo et achat possible lors du salon!). Il y avait une bonne quantité de bornes afin de profiter des derniers jeux sur PC et consoles.

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@NipponActif    Cosplayers

On ressort malheureusement rapidement des lieux, même en traînant des pattes. Peut-être qu’une amélioration sera apportée au niveau de la programmation sur scène, et aussi une présence accrue d’invités lors des prochains salons leur permettraient de redresser le résultat? En tous les cas, un merci aux cosplayers! On est subjugué par leurs magnifiques costumes et créations, et rien que pour cela, les salons de ce genre devraient continuer à exister un peu partout en France. On attendra tout de même la 4ème édition de Lille pour se faire un avis peut-être plus favorable!

Le tarif était de 11€, et le salon a eu lieu au Lille Grand Palais.

Site : https://www.geek-days.com/

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