Vernissage : l’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent

Une exposition au coeur des pensées du grand couturier Yves Saint Laurent. À l’instar de son travail méticuleux, l’Asie rêvée d’Yves Saint Laurent retrace sa curiosité pour le continent asiatique, et plus précisément pour l’Inde, la Chine et le Japon. Il fallait s’attendre à ce que cela ne soit pas qu’une simple exposition, mais aussi une révélation des procédés de l’artiste. C’est parti pour la découverte de la toute première exposition temporaire thématique du musée!

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©NipponActif

Attention, l’exposition est ouverte qu’à partir de demain (2 octobre 2018). J’ai pris les photos suivantes lors de la conférence presse, avant l’ouverture aux publics. Si vous souhaitez garder la surprise de ce qu’il y aura lors de votre visite au musée, je vous conseille de ne pas continuer la lecture de cet article.

La grande renommée du personnage me conforte dans l’inutilité de vous le présenter. C’est donc pour cela que je vais rentrer dans le vif du sujet ! Une exposition que j’avais hâte de découvrir depuis au moins trois longs mois. Est-ce que l’attente en a valu la chandelle? OUI! Bien plus que ce que j’espérais. À partir de cette année, donc en 2018, il y aura quatre mois d’exposition thématique chaque année, en dehors de l’exposition permanente. On y verra 7.000 pièces textiles avec son processus en 81 collections.
En entrant dans la salle du hall principal, le thème est très rapidement imposé : trois murs sur quatre nous proposent une brève introduction quant au choix des pays et à son explication. Le directeur du Musée Yves Saint Laurent, Olivier Flaviano, et la commissaire de l’exposition, Aurélie Samuel nous accueillent durant les quelques heures de la visite guidée.

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©NipponActif Aurélie Samuel et Olivier Flaviano

Comme Olivier Flaviano l’a si bien expliqué, le titre porte à confusion. Effectivement, nous savons ce qu’est le rêve endormi. Cependant, le travail du créateur s’est plutôt immortalisé dans un rêvé éveillé. Celui s’imprégnant des dynamismes culturelles d’un continent vaste et regroupant des pays avec des identités propres. Yves Saint Laurent se nourrit de littératures, de musiques, de théâtres et de cinémas. Il va au-delà de la démarche purement professionnelle, et se rapproche de la démarche artistique, culturelle et sociale. En 1983, au milieu de sa carrière, une exposition sur Yves Saint Laurent s’ouvre au Metropolitan de New York, il dit lors d’une interview avec le journal Le Monde : « L’imagination, comme un fleuve, charrie toute la peinture, la littérature, la sculpture, la musique que je porte en moi pour s’incarner dans mes collections ». Choses dites, choses faites!
Le directeur du musée est aussi inspiré par une autre citation de Jean Cocteau : « Pour les artistes, il ne faut pas finalement parler d’inspiration, mais d’expiration. Puisque ces choses ne nous tombent pas de quelque ciel, mais sortent de nos profondeurs ». Olivier Flaviano trouve que cette phrase accroche à merveille au travail d’Yves Saint Laurent.

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©NipponActif

La commissaire de l’exposition, Aurélie Samuel prend à son tour la parole, pour nous donner son avis. Pour elle, le travail d’Yves Saint Laurent va au-delà du cadre du travail, il a une démarche qui est intellectuelle et historique. Et l’on commence le sujet avec l’Asie pour la toute première exposition temporaire du musée. Un thème qui n’a donc pas été choisi au hasard. Le but de l’exposition est aussi d’expliquer et de contextualiser en essayant de comprendre ses sources d’inspiration mais aussi la façon dont il a digéré les influences et les différentes pensées de ces cultures auxquelles il s’est intéressé. Le fait d’avoir choisi que ces trois pays, au lieu de l’Asie du Sud-Est ou de la Corée, est justifié par le fait que l’Inde, la Chine et le Japon sont les plus connus en Europe. Mais surtout qu’à travers leur vêtement, un certain nombre de coutumes y sont véhiculées. Yves Saint Laurent essaie d’en comprendre la forme, la technique et surtout son usage. Ce sont des pays où le vêtement raconte une histoire : le statut social, le statut religieux et la place qu’ils ont en société. L’artiste va essayer de comprendre, reprendre et réinterpréter à sa manière, sans pour autant complètement déformer la base. Certains objets sont empruntés au Musée Guimet pour cette collaboration, afin de mettre en concordance le travail d’Yves Saint Laurent aux objets d’arts asiatiques.

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Mon site communiquant sur les richesses japonaises, et voulant me soustraire à cette condition, je ne vous parlerai que de la collection japonaise. Je mettrai tout de même les photos de l’ensemble des collections que j’ai pu prendre. Sachez qu’Yves Saint Laurent a été en visite que dans un seul pays, le Japon. Pour l’Inde et la Chine, il s’est inspiré de beaucoup d’éléments cités plus haut, mais il les a réinterprétés. Alors que pour le Japon, il n’y a pas eu de réinterprétation. Vous verrez aussi beaucoup plus de pièces de collection pour l’Inde et la Chine que pour le Japon.

Il était fasciné par l’époque Edo (1600 – 1868), notamment par l’histoire du pouvoir impérial et du théâtre kabuki. Il va dans cette exposition revisiter le kimono. Ce sont des vêtements qui contraignent les mouvements, cela peut aller aux personnes d’influences qui ont un travail dans les hauts rangs. Il va garder la fluidité des lignes, mais va accompagner les mouvements au lieu de les contraindre. Pierre Bergé (compagnon de l’artiste) et Yves Saint Laurent avaient arpenté les rues de Gion, une ville de Kyōto, là où déambulent des courtisanes. Ils adorent le kabuki, et iront plusieurs fois regarder ces pièces de théâtre. Comme Yves Saint Laurent a un profond respect pour le Japon, son harmonie avec la nature, des habits qui ne peuvent que correspondre à ce pays, et qu’il connaît bien le pays, il n’arrive pas à s’extraire d’une restitution fidèle. Le kimono que nous pouvons voir lors de l’exposition peut se porter pour une soirée, et a été occidentalisé qu’en enlevant le obi, qui est la ceinture car il n’est pas toujours simple de le porter, par de la passementerie mais ça reste un kimono japonais hormis ce détail. Derrière, il y a une estampe de courtisanes pour rappeler le fait qu’il est allé à Gion. Contrairement à l’Inde et la Chine, c’est une Asie qu’il a vu, et qu’il a digéré et recréé le plus fidèlement possible. Même Kenzo admet que c’est sans doute le couturier qui a le mieux comprit la culture japonaise et le vêtement japonais.

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La veste Iris de 1988 est inspirée de Vincent Van Gogh, qui a son tour est inspiré de Katsushika Hokusai. Yves Saint Laurent a le tableau devant ses yeux pour redessiner cette estampe, avec même ses contours noirs typique des estampes japonaises. Avec ce rendu de la 3D en provenant de la 2D, le rendu s’approche plus de l’estampe d’Hokusai, que de la peinture de Van Gogh. La pièce concernant le Japon a une lumière beaucoup plus tamisée, Une collection riche en couleur, en histoire, un parcours idyllique dans les rêves du créateur, qui nous fait rêver à notre tour. Cette passation visuelle créée une empathie avec le couturier, qui nous emmène en voyage. Découvrez sans plus tarder une cinquantaine de pièces de collection lors de cette exposition, et il n’y a pas à appréhender cet héritage. J’ai moi-même appréhendé cette exposition de peur que l’essence de son inspiration n’en soit déstructuré, mais la très grande majorité de ce qui est exposé reste fidèle aux vêtements traditionnels que je connais, et que vous connaissez peut-être.

*Événement Facebook : https://www.facebook.com/events/431135614081772/
*Dates : du 2 octobre 2018 au 27 janvier 2019
*Lieu : Musée Yves Saint Laurent – 5 Avenue Marceau, 75116 Paris
*Billetterie et tarifs : https://billetterie.museeyslparis.com/

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Encore un jour banane pour le poisson-rêve

Une exposition qui nous replonge dans nos souvenirs d’enfance, avec des jeux d’enfants mais aussi dans nos rêves. « Encore un jour banane pour le poisson-rêve » est une exposition qui a lieu au Palais de Tokyo à Paris dans le cadre du Japonisme 2018.

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©NipponActif    L’entrée de l’exposition

Notre enfance n’a pas toujours été rose, et cette exposition retrace à sa façon les rêves et cauchemars des enfants, avec des tableaux et sculptures imaginés et hallucinés. On touche à la féerie, à l’utopie, les mythes mais aussi la dystopie, les monstres et les personnages les plus farfelues. Une nostalgie certaine présentée et racontée par Clément Cogitore.

«Ici, comme dans tous les mythes fondateurs, une énigme sera posée, le monde physique se verra déréglé – parfois hanté -, un monstre sera à affronter, des disparus à pleurer, et comme tous les personnages ayant traversé un tissu problématique, le spectateur en sortira transformé et, avec lui je l’espère, sa perception et son imaginaire.»

L’art, c’est du délire

Une tendance artistique flou et en même temps esthétique est mesuré. Représenté par des tableaux, vidéos d’animations et sculptures, l’exposition est faite pour les adultes qui repartent dans leur mélancolie, mais aussi pour les enfants. Attention tout de même aux salles et tableaux qui peuvent parfois décrire les angoisses que nous, adultes, aurions pu connaître dans notre enfance.

Certains artistes ont utilisés des objets trouvés, des moteurs, des pièces mécaniques et de circuits électroniques, permettant de mettre en route des objets de la vie quotidienne automatiquement. Procédé quasi invisible à l’oeil nu, on aura tout de même de la composition musicale bien assimilée aux oeuvres.

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©NipponActif   Entrances de Takashi KURIBAYASHI

Ma partie préférée de l’exposition était l’oeuvre de Takashi KURIBAYASHI, nommée « Entrances », crée en 2018 (voir la photo ci-dessus).

«Les frontières sont partout. Dans les sociétés humaines, mais aussi dans la nature. Ce sont les lieux qui concentrent le plus d’énergie.»

Une installation constituée de trois arbres en lamelle de miroir sans tain. Sa prouesse d’installation met en avant l’écologie. Car effectivement l’idée lui est venue après le désastre causé par la centrale nucléaire de Fukushima survenu en 2011 à la suite du tsunami provoqué par un violent séisme. L’effet kaléidoscopique est merveilleux. On entre dans cette tour de miroir, aux couleurs industriels, et on finit par lever ses yeux au plafond, ou autrement dit, dans le ciel.

Toutes les informations (adresse, horaires, dates et billetterie) dans le lien suivant : https://nipponactif.com/evenements-a-venir/

Rencontre avec le Japon : Art en Val de Loing (77)

 

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@NipponActif     L’entrée du petit salon

Grez-sur-Loing, petite commune française dans le département de la Seine-et-Marne (77), accueil l’événement « Rencontre avec le Japon », organisé par l’association Les Amis de Grez-sur-Loing.
Pour les 160 ans du pacte amical France – Japon, cette association a mis en exergue les valeurs culturelles et traditionnels japonais, dans un espace convivial. Un programme riche en ce sens, pour leur première édition – car oui, nous espérons d’autres éditions dans le même genre – il n’eut que des découvertes!

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@NipponActif    Affiche à l’entrée

Divers stands sont présents en plein air, accompagné avec chance par un très beau et bon temps. Dans une ambiance sereine, en parcours de stand en stand afin de s’enrichir des connaissances des présentateurs.
Un stand tenu par une créatrice de scénographie végétale et florale, qui nous explique ce qu’est la flore stabilisée, une technique permettant de garder une décoration florale pendant 2 à 3 ans. En effet, cette technique permet aux fleurs d’avoir un processus très lent de vieillissement, un bon rapport qualité / prix, ainsi qu’une dispense d’entretien non négligeable.

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@NipponActif     Melle TINA, Théâtre Naturalys

Le stand suivant fait intervenir un maître dans l’art du bonsaï. Une explication des différentes formes et origines des bonsaï. Avec des astuces et démonstration pour savoir lequel des bonsaïs achetés, comment les entretenir, leurs origines, etc… Une expérience captivante de plusieurs années qu’il nous dévoile lors de cet événement! Une fluidité remarquable lors de sa « conférence », on pourrait l’écouter pendant des heures. La bienvenue aux néophytes aussi !

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@NipponActif       Le maître des bonsaïs

Les autres espaces proposent un atelier de peinture sur bol, une bulle où l’on peut jouer à deux jeux vidéos (One Piece et Dragon Ball), des ventes d’accessoires et de créations personnelles, etc… Un des stands a vendu de la nourriture importée du Japon, et à un prix défiant toute concurrence. Par exemple, je me suis achetée un mochi glacé  à 1,5€ (friandise japonaise fait à base de de riz gluant et riz doux, garni de la saveur que l’on souhaite), ce qu’on trouverait à Paris pour 5€ minimum.

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@NipponActif   Mochi glacé à la vanille 

À l’intérieur du prieuré, un stand d’atelier d’origami, et des ventes de produits divers, à la rencontre d’une infographiste, de vente de livres et tableaux.
Et le meilleur pour la fin (annoncé de manière bien évidemment subjective) : la découverte du kamishibai (紙芝居).

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@NipponActif     Les conteurs

Le kamishibai est une forme théâtrale venu du Japon, présenté par des conteurs qui font défiler des illustrations sur un même support, afin de coller l’histoire et aux jeux des acteurs.
Une belle découverte dans un cadre idyllique ! En effet, je me suis rendue dans l’espace du jardin afin de profiter du spectacle. L’ambiance boisée correspondait parfaitement au thème de l’histoire. Drôle et enchanteur, pendant une quinzaine de minutes, nous avons eu la chance d’interagir dans l’histoire. Leur bonne humeur a convaincu tous les spectateurs. Et en bonus, nous avons eu le plaisir de goûter à une boule faite avec de la farine de millet, et de l’azuki, conté dans cette même histoire.

Il n’y avait pas énormément de monde étant donné que c’est assez excentré, mais le plaisir a été décuplé de ce fait. Dans l’attente d’une floraison de ce genre d’événement, merci à l’association Les Amis de Grez-sur-Loing!

Tarif : gratuit
Site : http://amisdegrezsurloing.fr/?p=666

Claude Monet et le Japon

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@NipponActif        La maison de Claude Monet

La Maison de Claude Monet et son Jardin d’eau sont les lieux les plus visités de la Normandie après le Mont-Saint-Michel.
Les éloges sur le travail de Claude Monet n’en tarissent pas. Reconnu dans le monde, ce fameux peintre est l’un des fondateurs de l’impressionnisme. Et aujourd’hui, je pars à la découverte de l’une de ses passions : son amour porté pour le Japon.

La balade florale

Des pointes de toutes les couleurs partout où l’on pose ses yeux. Des fleurs et plantes divers à n’en plus compter.
Claude Monet s’inspire de la nature, et nous, nous vivons dans ses tableaux. Une sensation magique de voir à travers les oeuvres de l’artiste, une émanation d’un endroit paisible.
Le parcours est soigné et logique. Il faudrait tout de même privilégié le parcours Jardin d’eau en premier, avant de visiter la maison. Car la sortie définitive se trouve près de la maison. Les allers – retours ne sont pas si dérangeant en vue de la beauté du paysage. Cependant, étant un lieu prisé par les touristes, il y avait beaucoup de monde. Je conseillerai fortement de visiter la Maison de Claude Monet sur un étage entre midi et 14h si vous passez le week-end. Au-delà de ces horaires, une longue file apparaît.

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@NipponActif     Dans la maison de Claude Monet

La maison champêtre arborant des estampes japonaises dans toutes les pièces ne comportent qu’un étage. Par moment cela devient étroit avec la foule présente, chaque pièce sollicitant néanmoins notre attention. Car en effet, la maison compte d’innombrables estampes japonaises, suivant un mouvement de l’époque d’Edo ( 1603 – 1868 ) : des ukiyo-e ( 浮世絵 ). Un mouvement artistique japonais, qui a eu beaucoup plus de succès en Occident qu’en Asie. Touchant majoritairement les Impressionnistes, Claude Monet a été conquis, même s’il n’a jamais pu aller au Japon. Une façon de voyager s’offre à nous lors de cette exposition. L’intérêt majeur de l’artiste est plafonné à quasiment tous les murs de la maison. Ma pièce préférée était la salle à manger, pour sa couleur jaune pastel. Un éclairage qui mettait toute la pièce en lumière, sans compter les nombreuses estampes japonaises.

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@NipponActif      Le Chat Japonais offert par M. HIDEYUKI WADA

Après une visite de sa maison, direction le Jardin d’eau. Une parfaite harmonie le long du parcours, créé de toute pièce par Claude Monet. Mais tout le jardin ne s’identifie pas comme étant un jardin japonais, mais normand (une floraison de divers types de fleurs et de plantes). Certaines choses nous permettent de revenir vers le Japon : le jardin d’eau orientale. Des bambous, des ponts japonais, des ginkgos, et le fameux étang couvert de nymphéas qui inspireront l’une de ses toiles les plus connues au monde. Y règne le calme absolu dans cet espace, agréable à regarder, ou le temps n’est plus à compter.

Lieu : 84 rue Claude Monet – 27620 Giverny
Tarif : 9,5€ tarif plein (voir conditions de réductions sur leur site)
Site : http://fondation-monet.com/

Vernissage teamLab : « Au-delà des limites »

Cet article a une version française, et une version anglaise à la fin. // This article has French version, and English version in the end.

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@NipponActif Exposition teamLab à la Villette

J’ai été invitée par le collectif à visiter en avant-première l’exposition « Au-delà des limites », à la Villette le lundi 14 mai 2018. A la découverte de l’exposition, l’immersion est impressionnante. Un retour sur cette soirée s’impose.

Le collectif teamLab venu du Japon, se compose d’artistes, de programmateurs, d’ingénieurs, d’animateurs 3D, de mathématiciens et d’architectes. Des membres créatifs et productif cumulent l’art et le digital, pour un résultat détonnant.

Le pouvoir du digital

Les différents espaces dans le noir offrent une diversité de paysages et de thèmes. Demandant patience et temps, le spectateur erre avec admiration, à la découverte d’un multivers.
Personnages enjoués et des dimensions qui ne connaissent aucune limite. Une bande d’animation géante est installée, avec des animaux qui parcourent un chemin n’ayant ni début, ni fin. L’immersion est parfaitement esthétique. Un cadre idyllique jonché de fleurs éparses. Nous nageons dans une tornade de couleurs avec amusement.
Un autre espace est une salle picturalisée du sol au plafond, offre une vision sombre et esthétique.
Les pôles invitent petits et grands à emprunter des voies différentes représentant la destruction, l’espoir et le renouveau. L’une des grandes salles présentent en une heure, les quatre saisons de l’année. L’équilibre entre les ténèbres et le monde magnifique est bien existant, le renouvellement d’un monde visuel est permanent grâce à la 3D. Rien est fixe, mais nous permet d’être immobile, le paradoxe est plaisant. On ne voit pas le temps passé dans cet espace.
Un autre espace en dimension technique représente les montagnes et vallées. Des graffitis sur certains murs, des calligraphies sur d’autres, il n’y a pas d’ordre à suivre lors de cette exposition. Tout est fait pour être dispersé et en même temps réuni.

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@NipponActif L’interactivité

L’interactivité en continu

Un pari réussi, la nouvelle technologie influence la création artistique de ce collectif, sollicitant à quelque moment du parcours, des gestes du public. Le digital est tout de même connu pour créer un monde où nous sommes hyper-connecté. Cette connexion est visible lors de cette exposition, confortant même les néophytes à y prendre part.
En juin 2018, teamLab va ouvrir leur futur musée à Tokyo. L’immersion en plus démesurée! Pour ceux qui ne peuvent pas attendre aussi longtemps, ci-dessous les informations pour visiter l’exposition à Paris.

Lieu : 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris
Date : du 15 mai au 9 septembre 2018
Tarif : 14,9€ (voir conditions de réduction sur le site)
Billetterie : https://lavillette.com/evenement/teamlab/
Site teamLab : https://www.teamlab.art/

English Version

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@NipponActif The fauna and flora

I was invited by the collective teamLab to visit the grand premiere of the exhibition « Au-delà des limites », at La Villette on Monday , May 14th, 2018. Discovery of the exhibition, the immersion is impressive. A feedback of this night is necessary.

The collective teamLab arrived from Japan, is composed of artists, programmers, engineers, 3D’s facilitators, mathematician and architects. Creative and productive members combine art and digital, for a jarring result.

Digital’s power

Differences spaces in the dark give us a diversity of landscapes and themes. Requiring patience and time, spectator is drifting with awe, discovery of a multiverse.
Playful characters and dimensions which are boundless.
A giant animated production is installed, with animals which tour a path that has neither beginning nor end. Immersion is perfectly aesthetic. An idyllic setting strewn with flowers scattered. We plunge into a whirlwind of colors with some amusement.
Another area is a pictorial room from floor to ceiling, offers a dark vision and aesthetic.
The poles welcome big and small to take separate pathways representing destruction, hope and renewal. One of the largest room present in one hour, the four seasons of the year. The balance between darkness and wonderful world does exist, the renewal of a visual world is permanent thanks to 3D. Nothing is set, but that leaves us motionless, the paradox is pleasant. We had not been aware of time flying in these rooms.

Another space in technical dimension represent mountains and valleys. The graffiti on some walls, calligraphy on others, there is no precise order to follow during the exhibition. All is done to be dispersed and in the same time gathered.

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@NipponActif Wall of flowers

The continuously interactivity

A successful bet, the new technology influence artistic creation of this collective, requesting somewhere along the path, public gestural. The digital is known to create a world where we are hyper-connected. This connection is visible throughout exhibition, consolidating even novices to take part.
In June 2018, teamLab will open a future museum at Tokyo. The immersion is more oversized! For who cannot wait no longer, below information to visit exhibition in Paris.

Place : 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris
Date : from 15 may to 9 september 2018
Price: 14,9€ (see conditions of reduction in the website)
Ticketing : https://lavillette.com/evenement/teamlab/
teamLab’s website : https://www.teamlab.art/

Special thanks to Takashi KUDO, Mayu and Kaori : どうもありがとうございました。

Takashi Murakami à la Fondation Louis Vuitton

La dernière exposition de Takashi Murakami que j’ai faite était en 2010, où son art a occupé le Château de Versailles. Aujourd’hui, il côtoie l’un des lieux les plus représentatifs de l’art contemporain au monde : la Fondation Louis Vuitton (Paris 16ème).

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@NipponActif     L’entrée de la fondation Louis Vuitton

Takashi Murakami est un tokyoïte peintre, sculpteur et réalisateur. Sa première exposition en dehors du Japon s’est passée à Paris en 1995. Depuis, il y est revenu 6 fois. Et aujourd’hui pour sa septième apparition, il continue à représenter le monde moderne à travers ses tableaux et sculptures, touchant les sujets les plus en vogue au Japon : les otaku, les mangas, les personnages mi-hommes, mi-animaux, les religions, les thèmes kawaii mais aussi les sujets sensibles comme le tsunami de 2011, ou la bombe atomique.

La fantaisie japonaise

La galerie kawaii dédiée à ses œuvres, offrent une multitude de couleurs, mêlant les animaux, comme les pandas, aux êtres vivants. Mais aussi la présence de créatures et de la flore, pour apaiser les sujets sensibles ou historiques. La parfaite homogénéité permet aux visiteurs de tout âge d’apprécier son travail. Voici les photos que j’ai prise lors de ma visite.

L’exposition s’articule sur 3 axes : l’iconique personnage de Mr. DOB, l’espace kawaii, et le cycle pictural monumental dédié aux victimes du tsunami de 2011 : The Octopus Eats Its Own Leg.

Dans ses motifs, on retrouvera souvent des touches chinoises, tels que les lions chinois, et on parlera de la religion bouddhiste.
On peut aussi voir de nouveau ses personnages Kaikai Kiki qui datent de 2000, en sculpture et un épisode est même en diffusion lors de l’exposition. Ce nom fait suite à la bizarrerie et au surnaturel de ses œuvres, qui est bien représentatif de la majorité de l’exposition. Le parcours n’en reste pas moins enchanteresse, bien au contraire!
Takashi Murakami est très attaché à la culture manga, et s’imprègne de l’esthétisme kawaii qui est très populaire au Japon. Son terme signifie ‘mignon’. Est qualifié ce qu’est mignon : un humain, un animal, un objet, un paysage, mais aussi une situation ou une idée. Tous les thèmes y sont mêlés, dans de multitudes de supports!

La Fondation Louis Vuitton a aussi mis en avant d’autres expositions sur plusieurs étages, il faut compter deux à trois heures pour profiter de tout l’espace. Le bâtiment est lui même un art, de l’extérieur, comme de l’intérieur, avec son allure futuriste, que je vous invite à découvrir avec quelques photos.

Adresse : 8 Avenue du Mahatma Gandhi, 75116 Paris
Tarif : 14€ plein tarif (voir conditions sur le site pour les réductions).
Site : http://www.fondationlouisvuitton.fr/

 

 

Expo : Enfers et Fantômes d’Asie

@nipponactif            Les fantômes chinois

Une exposition au Musée du Quai Branly qui a eu un succès en ce dimanche 22 avril. D’un autre genre, une richesse apportée des pays asiatiques, qui animent notre curiosité.

Parce que la Terre n’est pas le seul monde existant

Cette exposition touche à des croyances encore bien ancrées dans certaines cultures. Établissant la règle du bien et du mal, des visages et des histoires ont été créés afin d’expliquer à des générations l’existance de présences mystiques.

@nipponactif                 Expo Enfers et Fantômes d’Asie

Ce parcours de presque 2H nous apportera des récits du Japon, de Chine, de Thaïlande ou encore du Cambodge. On passe des objets, aux estampes, de petites vidéos, aux jeux vidéos, à une ambiance glauque, au plus impressionnant. Un parcours ludique, mais je n’oserai pas dire pour les enfants, étant donné la présence de scènes de torture assez récurrentes.

On ne discute non pas que de monstres et démons, mais aussi du karma, des tribunaux, de la réincarnation, des punitions, etc… On aura une majorité d’estampes japonaises datant du 17ème au 19ème siècle.

Je vous invite à découvrir les photos en bas de page.

*Lieu : Musée du Quai Branly – 37 Quai Branly 75007 Paris
*Prix : 12€ (billet jumelé à la visite des expo permanentes du musée). Condition de gratuité et de réduction à voir sur leur site.
*Dates : du 10 Avril au 15 Juillet 2018
*Site : http://quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/enfers-et-fantomes-dasie-37727/

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