One Piece à l’Aquarium de Paris!

C’est parti pour la deuxième édition de One Piece à l’Aquarium de Paris! Cette année l’aquarium s’est associé dans le cadre du Japonismes 2018 afin de repartir à la découverte des lieux avec Luffy et son équipage. Qu’y-a-t-il à voir? Je vous explique (quasi) tout, suivez le guide!

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©NipponActif

Cela fait des années que je n’ai pas regardé les derniers épisodes de la série… et pourtant, dès qu’on me parle d’une exposition sur One Piece, je fonce sans aucune hésitation, avec tout de suite un générique qui me vient en tête : « We are! ». L’un des opening emblématiques de la série qui a fait un long chemin avec moi au lycée. C’est LA musique qui m’évoque l’aventure et l’importance de l’amitié… Ça y est, la nostalgie des meilleures années de ma vie revient à la charge!

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©NipponActif

Nulle part ailleurs l’exposition de One Piece ne devrait avoir lieu que dans son élément : la mer. Si l’on reste modeste et en vue de la logistique, on peut très aisément se contenter d’un sublime aquarium qui fait voguer les compagnons de Luffy et le capitaine sur tout le parcours. La dernière fois que les personnages étaient présents dans ce lieu, c’était en 2013. Grâce au mouvement Japonisme, nous revoilà dans les entrailles de l’océan. Et toujours dans l’un des QG préférés de mes amis et moi-même : au Trocadéro, tout autour de la majestueuse Tour Eiffel. Je suis partie avec une dizaine d’amis pour avoir des avis divergents. Certains sont encore plus fan de One Piece que moi, d’autres pas du tout.

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©NipponActif

Arrivé dans l’antre de l’Aquarium, quelques marches qui nous séparent du premier décor imposant de One Piece. Une partie du plafond couvert de drapeaux One Piece, Zoro et Chopper qui nous accueillent, et plein de décors rappelant la piraterie de l’anime. Si je m’attaque dorénavant au coeur du sujet, beaucoup d’internautes se sont posés la question de ce qu’on pourrait voir dedans pour la somme de… 20,50€ (tarif plein). Oui, ce n’est pas une modique somme.
Je vous dis d’emblée ce qui n’a pas manqué lors de ce parcours : beaucoup de spot photos. Des photos avec Luffy, Chopper, Zoro, derrière une barque cartonnée, ou encore derrière une barre de gouvernail, on vous laisse vous amuser! Malheureusement, l’éclairage est relativement tamisé… c’est pour le confort de nos petites bêtes, on peut bien sacrifier la qualité d’image pour leur bien-être! Toutes les photos que j’ai prises est à partir de mon portable Samsung S7 Edge, et je trouve qu’on s’en est bien sorti. J’ai lu sur l’événement que j’ai créé avec l’accord de l’Aquarium, que certains internautes avaient eu l’idée de se cosplayer… honnêtement, c’est une excellente idée! Faire un shooting dedans est totalement possible. Je suis allée un samedi à 16h, où nous avions le temps et l’espace pour profiter un maximum de ces spots. Silhouettes, statues imposantes et stickers des divers personnages, l’équipage vous suit tout le parcours.

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©NipponActif

Les enfants de 3 à 12 ans pouvaient participer à divers ateliers : cours d’origami, réalisation de set de table ou de coffre de pirates, avec lesquels ils pouvaient repartir! Il est fort dommage qu’il y en est pas eu pour les grands enfants, tels que mes amis et moi-même. Nous nous contenterons pour notre part d’un parcours pédagogique! Certains personnages de One Piece sont identifiés aux poissons qu’on voit nager juste derrière, un système ingénieux, pragmatique et informatif. Il y avait aussi très peu de figurines : une seule était au centre d’un dôme pendant le parcours, et le reste était dans à la boutique. Ces derniers étaient en vente.

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©NipponActif

Enfin pour se reposer, il y avait une salle pour regarder quatre épisodes de One Piece tirés de l’Arc de l’Île des hommes-poissons :
– Débarquement sur l’Île des hommes-poissons, le chant des sirènes ;
– Le roi de l’Île des hommes-poissons, Neptune, Dieu des océans! ;
– La bataille finale du palais Ryugu, Zoro contre Hody ;
– Protéger la princesse à tout prix, Decken le coriace!
Vous comprendrez le prix, ou non. La grande majorité de mes amis ont apprécié le parcours. Cela ne fait pas l’humanité quand on n’est logiquement pas fan de la série. Mais nous ne sommes pas à One Piece Land (ne cherchez pas sur internet, un tel lieu n’existe (toujours) pas). Mais bien à l’Aquarium pour découvrir des milliers d’espèces, en addition logique à un anime qui le représente à sa juste valeur! À vous de décider si le prix en vaut la chandelle avec les photos que j’ai prises.

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©NipponActif

Partez à la découverte des êtres vivants de l’océan, bon vent!

PS : et non, je n’ai pas trouvé le One Piece à l’Aquarium de Paris… vous aurez peut-être plus de chance!

Lieu : L’Aquarium de Paris – 5 avenue Albert de Mun 75016 Paris
Tarifs :13€ à 20,5€
Billetterie : http://cineaqua.com/nos-tarifs/
Dates : du 7 octobre au 30 novembre 2018

 

Wadaiko ~ 和太鼓 : Drum TAO

Il y a quelques mois, le vendredi 13 juillet 2018 précisément, l’un des groupes de taiko reconnu dans le monde, a rejoint le parcours du Japonismes : Drum TAO. Un spectacle époustouflant, qui a été le meilleur dans tout ce que j’ai pu voir et découvrir jusqu’à présent. La magie a opéré à la Seine Musicale de Paris lors de cet été 2018.

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©DrumTao

J’écris cet article que beaucoup plus tard, car j’étais en attente des accréditations pour exploiter certaines photos – car vous vous doutez bien que lors de la représentation, je n’avais pas le droit de prendre de photos / vidéos – accord validé plus tard par l’équipe-même. L’émotion de cette nuit traverse le temps et reste inoubliable! Comme je l’ai mentionné plus haut, de tous les spectacles de taiko (autrement dit aussi wadaiko), c’est celui qui m’a fait le plus rêvé. Pourtant, ils ne sont pas réellement comparables, car ils ont tous leur propre style. Mais dans son art en général, c’est grâce à eux que j’ai découvert le tambourinage en équipe.

Drum TAO ont joué dans 24 pays, 500 villes et près de huit millions de spectateurs sont venus les découvrir et les encourager. Avec toutes ces performances, la troupe a gagné le 6ème Japan Tourism Agency Commissioner’s Awards et l’Outstanding Cultural Contribution de la préfecture d’Oita. Il est composé de trente-et-un membres, et ils ont créé une dynamique sur scène qui a coupé le souffle à tous les spectateurs. Après des recherches, je n’ai pas pu trouver ne serait-ce qu’une seule mauvaise critique!

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©DrumTao

Les enchaînements du groupe étaient spectaculaires! Je suis encore stupéfaite de la puissance et de la vitesse de tambourinage. Pour une première en France, la salle exploitée collait à merveille à la prestation. De beaux hommes triomphant sur scène, avec la belle particularité qu’ils étaient TOUS musclés. Un régal mesdames et mesdemoiselles (certains messieurs également). Toute personne ayant été spectateur de taiko savent que voir des muscles chez ses performeurs n’est pas réellement étonnant, comme cette pratique demande une bonne cardio, force et vitesse… et donc un entraînement sans relâche, il n’y a pas de frein pour arrêter un tel phénomène. Limite, je me posais la question si lors du casting du groupe, l’une des conditions pour en faire partie était d’être plus ‘gonflé’ qu’à l’habituel. Il va de soi, c’était une question inutile car on ne travaille pas que sur du visuel. Et le spectacle tout le long l’a démontré.

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©NipponActif    La Seine Musicale de l’extérieur

Je vais décrire dans le désordre, mais l’une des choses qui m’a marqué et que je n’ai trouvé nulle part ailleurs étaient… les sourires de chaque membre, mais pas n’importe lesquels. Je vous garantis que tout le long du spectacle, ils ont gardé les mêmes beaux et grands sourires. Ce n’est donc pas le sourire marketing de l’art, mais j’ai ressenti l’un des sourires des plus sincères : celui de la fierté. Mon ressenti était bien avéré lors d’un passage avec des nobori (). Les nobori sont des bannières japonaises, qu’on utilise comme des drapeaux (notamment lors des batailles et guerres féodales). Aujourd’hui, on les utilise dans les entreprises, les sports, restaurants, magasins, etc… Il exprime l’encouragement, l’appartenance à un groupe, à une identité propre qu’il faut que les autres voient. Au-delà des accessoires, nous pouvions voir dans leurs gestes et les grimaces sur leur visage cette fierté prônée à plusieurs moments. Ils peuvent l’être, ils ont magnifiquement transmis leur passion, et porté les couleurs du Japon.

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©DrumTao    Avec les nobori (幟)

Par moment, les acteurs interagissaient avec le public. Scandant des phrases en japonais, sous le rythme des tambours. Et à d’autre moment il y avait des parties bien comiques. Certains des membres avaient des rôles bien définis dès le départ. J’ai pu entrevoir un chef de la troupe, qui avait des airs d’un grand seigneur dirigeant tout le spectacle. Et deux comiques qui revenaient sans cesse. On reste évidemment dans l’art traditionnel, mais ici de toute évidence on a osé le mélanger avec un côté moderne bien accentué. Par exemple au niveau du costume. On était à mi-chemin entre le traditionnel et un côté futuriste, voir bling-bling. Le jour où j’écris cet article, plus tôt dans la journée, en rencontrant une chargée de communication à ESMOD (école de mode -petit clin d’oeil à Mona), j’ai découvert que la costumière de cette magnifique collection était Junko Koshino, surnommée la Coco Channel du kimono. Je vous laisse découvrir les photos pour voir son travail. Je reparlerai très bientôt de cette artiste dans les jours à venir.

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©DrumTao

Revenons à nos moutons. Il faut savoir que le taiko n’est pas un art où l’on fait que de taper sur des tambours à différentes allures, avec différentes forces, mais cela demande surtout des performances d’athlètes. Un rythme infernal s’installe sous nos yeux. Parfois je me concentrais sur certains membres, et j’avais « peur » qu’ils lâchent le bachi (qui est le bâton pour tambouriner). Ce sont des parties du spectacle qui nous font retenir notre souffle, contrairement à eux.
Je ne tarderai pas plus sur les explications, si ce n’est que je vous les conseille vivement pour leur prochain passage, dont on n’a pas encore les communiqués officiels, mais je pense bien qu’ils reviendront. Un spectacle dynamique, avec du rire, des danses, un show impressionnant, des chants, des instruments, une décoration colorée et des costumes travaillés. Le tarif peut paraître excessif au premier abord, mais je vous le dis, il en vaudrait encore plus qu’on ne s’en plaindrait pas.

Je remercie l’équipe en backstage de Drum TAO et Asuka OZUTSUMI.

*Dates et horaires : Vendredi 13 Juillet à 20h30
Dimanche 15 Juillet à 15h
*Tarifs : Catégorie 3 : 20€
Catégorie 2 : 30€
Catégorie 1 : 45€
*Lieu : La Seine Musicale – Ile Seguin, 92100 Boulogne-Billancourt
Site officiel : http://www.drum-tao.com/main/english

Throne de Kohei Nawa

Dès l’entrée du Musée du Louvre, il prône fièrement une sculpture majestueuse : le « Throne ». Un trône créé par l’artiste japonais Kohei Nawa, qui sera présent lors de l’interview presse du jeudi 12 juillet 2018, afin de nous conter l’histoire de sa création.

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©NipponActif     « Throne » de Kohei Nawa

Le coup d’envoie pour Japonismes 2018 a été officiellement annoncé ce mois-ci, même si  nous avons eu un avant-goût bien avant! Nous avons eu le plaisir de pouvoir interviewer l’artiste Kohei Nawa, mais avant cela, nous avons aussi écouté le conseiller du Président du Louvre, Alberto Vial. Ce dernier nous a annoncé qu’en 2017, le Louvre a accueilli environ 160.000 visiteurs d’origine japonaise. C’est alors naturellement que le trône avait sa place dans le Louvre. Il estime par la même occasion  que 5 millions de visiteurs verront son oeuvre dès leur entrée au musée, et que l’oeuvre permet même de les accueillir promptement.

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©NipponActif    Conseiller du Président du Louvre, Alberto Vial

Kohei Nawa est un artiste contemporain, qui vit désormais à Kyoto. Il est le directeur de SANDWICH Inc., et également professeur à l’université d’art et de design de Kyoto. Quand il était étudiant, il avait visité le Musée du Louvre. Pour lui, le Louvre est une entrée par son gouffre en verre, vers le monde humain, caractérisée par une présence à l’intérieur de la pyramide, mais un regard qui peut s’étendre au monde extérieur. La pyramide est selon lui, elle même la représentation du pouvoir que l’histoire nous lègue. Aujourd’hui on se pose encore la question concernant l’autorité du pouvoir qu’il pouvait avoir à l’époque. Dans la continuité de ce questionnement, il a trouvé que c’était LA place qui correspondait à une sculpture de cet ampleur.

L’artiste a pris un an pour le projet et la conception. Il n’était pas à sa première fois pour l’idée d’un trône. Il en avait déjà créé d’autres auparavant. Tout a été conceptualisé en 3D, avant de construire le trône. Le Louvre interdit les oeuvres de plus de 3 tonnes. L’artiste a donc respecté cette limite de poids. Car cet oeuvre a été uniquement construit pour ce musée. Après la fin officielle de l’exposition sur le « Throne », Kohei Nawa espère donc que son oeuvre restera dans le musée. L’oeuvre fait 10,4 mètres de longueur, un peu plus de 4 mètres en largeur, et est posée sur une colonne à 12 mètres du sol. La structure métallique est en inox, et en résine, caché par des feuilles d’or, travaillées par des artisans traditionnels de Kyoto. Quant à l’or, il vient de Kanazawa, région spécialisée dans ce matériel. Il faudra deux couches d’or pour avoir une harmonie dans la couleur.

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©NipponActif    Kohei Nawa et la traductrice

En japonais, « Throne » signifiera plutôt « siège vaquant ». Mais en anglais, cela donne le mot « trône » tout simplement, donnant aux visiteurs, le libre choix de penser. En face de la sculpture, on y verra un siège de petite échelle. On questionne justement la valeur du pouvoir par sa présence, cependant, telle une question sans réponse, le siège sera sans gouverneur. Il n’est pas sculpté pour qu’on s’y place. Il y a aussi la présence de deux boules, en forme d’oeil : une boule devant représente l’avenir, et celle de derrière le monde et le passé.
Nous sommes en droit de s’interroger sur l’avenir technologique, tel qu’il y est déjà présentement, et qui évoluera très rapidement. C’est alors que l’artiste répondra qu’effectivement, une intelligence artificielle pourrait peut-être s’asseoir sur ce trône, de par son aspect physique modulable, et par son pouvoir croissant sur le présent et l’avenir. Il mise lui aussi sur l’informatique et le digital qui ont déjà tout chamboulé.

Son inspiration vient aussi de la route de la soie liant les histoires de l’Asie et de l’Égypte. Lors des fêtes religieuses, il y a des chars qui défilent, de nouveau représentatif de son oeuvre. La dorure de la feuille est née en Égypte, mais la dédicace ne s’arrête pas à là. Le Louvre possède aussi son laboratoire concernant cette matière. Les oeuvres qui y sont exposées aussi, et c’est pour cela que ce trône colle à tous les niveaux à ses inspirations.

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©NipponActif    Le trône vu de l’arrière et d’en bas

*Dates : du 13 Juillet 2018 au 14 Janvier 2019
*Lieu : Musée du Louvre – Rue de Rivoli 75001 Paris
*Tarif : gratuit. Si vous prenez le métro, arrivé sur le quai, ne suivez pas l’indication sur le panneau du musée du Louvre! Prenez la première sortie qui vous mènera dehors, et rejoignez l’entrée de la pyramide. Si vous passez par l’intérieur du musée, l’accès en haut vous sera interdit!
*Site : https://www.louvre.fr/

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