L’exposition du siècle d’Itō Jakuchū

Pour la première fois en Europe, trente toiles du célèbre peintre Itō Jakuchū sont présentées au Petit Palais de Paris. L’artiste se réincarne après ce long voyage du Japon en France, par le biais d’un monde à la vision réaliste et d’une magnificence incroyable. Découvrez en photo quelques toiles, et en écrit son histoire.

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©PetitPalais

Sa peinture et son histoire traversent des siècles, sans que sa vision n’en soit imperceptible, et visible aux yeux des vivants. Itō Jakuchū est un célèbre peintre au Japon, ayant vécu de 1716 jusqu’à sa mort en 1800 à Kyōto. Né dans une famille aisée et dans un quartier pittoresque, il était déjà un amoureux de la peinture dès l’âge de dix ans. Mais il a exercé son métier de peintre qu’à l’âge de quarante ans, ayant été grossiste juste avant, et confiant les rênes de l’entreprise à son frère. En 1733, l’art du réalisme pictural est né, et Itō Jakuchū s’en inspire sur toutes ses toiles. En 1757, il commence le chef-d’oeuvre de sa vie qui prendra dix années à peindre : Le Royaume coloré des êtres vivants. Le titre parle de lui-même, il explore le monde de la faune et de la flore. Trente rouleaux précieux qu’il peint avec un réalisme détonnant, surtout pour l’époque! Je ne raconterai pas tout de son parcours, car j’y reviendrai sur un prochain article, lors d’un événement qui va assouvir notre curiosité par la projection d’un documentaire qui lui est accordé!

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©PetitPalais    Nandina et coq

 

La première fois que ces rouleaux étaient exposés à l’étranger, c’était à la National Gallery of Art de Washington en 2012. La deuxième fois, nous avons cette chance exceptionnelle, de croiser ces rouleaux au Petit Palais de Paris. Un mois d’exposition de mi-septembre à mi-octobre, les rouleaux étant extrêmement fragiles, ils ne peuvent pas demeurer plus longtemps… Un mois pour des milliers de visiteurs de contempler des vieux pins, coqs, poissons, lotus, millets, moineaux, grenouilles et insectes divers. Ils abondent tous sur des toiles, et ils sont dessinés méticuleusement par Itō Jakuchū. Une technique lie toutes les toiles, c’est celle de la peinture sur soie en revers et avers, avec des couleurs vives, utilisant un amas de palettes colorées, avec la difficulté supplémentaire que le peintre utilisent aussi des pigments minéraux et des teintures naturelles. Tous les rouleaux présentent une finesse de traits, sans qu’aucune ligne de contours ne soit présente.

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©PetitPalais    Vieux pin et phénix blanc

Par exemple dans l’oeuvre du Vieux pin et phénix blanc sur la photo juste au-dessus, il applique la couleur ocre sur le revers, et j’avais réellement l’impression de voir de l’or, en vue de son reflet à la fois invisible et dynamique quand on « zoomer » (avec les yeux en l’occurrence, nous n’avions pas le droit de prendre des photos, même sans flash, une interdiction toujours liée à la fragilité des rouleaux). De grands rouleaux verticaux, on pouvait y passer plusieurs minutes afin de contempler chaque détail, où que l’on pose nos yeux, on avait quelque chose à entrevoir. D’aussi loin que je me souvienne, c’est la première fois que j’entends autant de : « Wouah », « C’est magnifique », « Un chef-d’oeuvre » pour une exposition. Étant donné que je suis toutes les semaines dans les musées de la région parisienne (et non, je n’ai pas d’intérêt que pour les expositions japonaises!), je peux vous garantir que l’effet du Royaume coloré des êtres vivants nous fascine tous sans exception, et avec autant de passion.

Le maître de la finesse

Par cet oeuvre, l’artiste témoigne d’une grande affection pour les animaux et la nature. Il a passé des années à observer les animaux, avant de les peindre et de nous le rendre palpable à vue d’oeil. Il y a avait un effet de 3D, et on savait qu’avec ce relief, il a dû utiliser d’autres objets. Quand je suis entrée dans la salle d’exposition, j’ai commencé par la fin… Enfin, je ne suis pas certaine que c’était la fin, mais la grande majorité des visiteurs ont commencés à mon opposé. Sans regret pour ma part. Il y avait tout de même une file d’attente d’environ 1H30 en dehors du musée! J’ai pu personnellement le contourner étant de la presse, mais l’empathie fonctionne à grande échelle avec moi, et suivre les nombreux visiteurs qui se bousculent, me fatigue rapidement. Faites donc comme moi, commencez par les rouleaux de la triade bouddhique intitulé Shaka Sanzon-zō, Triade de Sakyamuni. L’artiste était très pieux, il plaçait le Bouddhisme au coeur de sa vie, bien avant la faune et la flore. J’ose penser que c’est ce qu’il l’a sauvé, à un moment donné de sa vie où il avait tout perdu… On reviendra sur ce sujet lors du prochain article aussi, patience!

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©PetitPalais    Bodhisattva Manjusri

En 1999, il y a eu des travaux de restauration du Royaume coloré des êtres vivants qui durèrent six ans et ont permis de confirmer que le peintre utilisait la technique de l’urazaishiki. Une technique où il colore une partie des endroits en revers, pour donner un effet plus intense des couleurs sur la toile. On hésite sur un travail totalement en relief, incapable de déceler quelle partie a pu être travaillée des deux côtés, tellement le rendu sur ces soies est exceptionnel. Une chose ne nous trompe, ce sont les détails qui sont saisissants. Il y avait parfois des cercles avec un joli motif, mais vous savez, ceux qu’on dessinait à l’école avec nos compas ? Les rosaces. Sauf qu’ici je doute fortement qu’il s’est amusé à en faire de même, surtout que ses rosaces ne ressemblaient pas aux miennes, et si ce n’est que les siennes étaient dessinées très rigoureusement !

Rien a été laissé au hasard. C’est un voyage atypique que l’on a fait avec ses toiles. Il y a même un de ses rouleaux qui m’a fait rapidement penser à nos plages françaises… J’exagère peut-être, mais c’est mon ressenti. Si vous trouvez lequel, dites-le-moi. Autre que mes désirs refoulés des vacances, des plumes en veux-tu en voilà! Vous n’avez jamais prêté attention à un coq (malgré qu’il soit quand même l’emblème de notre cher pays)? Dirigez-vous vers le musée. C’est le plus beau coq qui m’est donné de voir dans ma vie. Encore plus magnifique que les coqs que l’on connaît, avec des courbes parfaites, et une abondance de plumes majestueuses, et dont même le paon n’a rien à envier.

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©PetitPalais   Roses et petits oiseaux

J’ai aimé tous les rouleaux, en y passant 1h30, alors que tout se passe dans une salle visible de long en large. Je peux le dire, j’ai limite étudié les tableaux. Deux tableaux m’ont fait rester plus longtemps que d’autres : Érable et petits oiseaux et Roses et petits oiseaux. Je viens de me rendre compte qu’à « l’écriture » de ces deux titres, on pourrait tomber dans le piège en pensant que c’est parce qu’il y a des petits oiseaux que j’ai été fasciné par ses tableaux… alors que non, ce sont pour les roses qui fleurissent toute la toile. Loin d’être ma fleur préférée, et le rose ma couleur de prédilection, il faut croire qu’ils avaient le pouvoir de me laisser me poser et rêvasser!
Alors, pour ceux qui se demandent quelle est ma couleur préférée, est bien c’est le bleu. Certains de ses tableaux révèlent plus précisément la couleur bleue de Prusse. Sachez qu’au moment où Itō Jakuchū l’avait utilisé, il n’était pas en vente au Japon… il a utilisé cette couleur 60 ans avant qu’un autre célèbre peintre l’utilise : Katsushika Hokusai. Il est devenu l’un des premiers propriétaires de cette couleur rare, difficile d’obtention à l’époque, au Japon, mais sans aucune conviction quant à la méthode de procuration de ce produit, je ne m’avancerai sur ce terrain qu’après quelques recherches que je vous ferai partager.

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©NipponActif   Le Petit Palais de l’extérieur

Dans cette collection, une harmonie règne dans le monde la peinture. Les animaux ne sont pas les seuls à être mis en avant, mais ils sont égaux à la nature qui les entourent. Lisez ces rouleaux, créez vous aussi l’histoire de votre perception, tout comme un espace regorge de mille histoires. Merci au Japon de nous avoir permis de voir de telles oeuvres, merci au Petit Palais de les avoir abrités quelques jours. Longue vie aux rouleaux!

Un spécial remerciement à Mme Beaujard et Mme Drapier.
Le jour où je publie cette article, il reste deux jours avant que les rouleaux repartent au Japon… Profitez, ce week-end le musée à des horaires d’ouvertures exceptionnels !

*Lieu : Petit Palais –  Avenue Winston Churchill, 75008 Paris
*Event Facebook : https://www.facebook.com/events/1746892875380357/
*Dates : du 15 septembre au 14 octobre 2018.
*Billetterie : http://www.petitpalais.paris.fr/preparer-sa-visite/billetterie

 

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©NipponActif   L’entrée à l’exposition
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©PetitPalais   Canards mandarins
dans la neige
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©PetitPalais   Vieux pin et paon
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©PetitPalais   Coqs
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©PetitPalais   Coquilles
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©PetitPalais    Poissons
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©PetitPalais   Bodhisattva Samantabhadra

 

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©PetitPalais    Boudhha Sakyamuni
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©NipponActif   Les 1H30 de queues

Conférence presse : Paris Manga Sci-fi Show 26ème édition

Le jeudi 20 septembre 2018 s’est tenu la conférence de Paris Manga pour sa 26ème édition! C’est le plus grand salon de la pop culture, avec un programme de plus de 200 heures qui sollicitent les intervenants des pays comme la France, le Japon, la Corée et les États-Unis. Nouveau site, nouvelle directive, Ticket VIP Gold, invités de renoms, voici un extrait de cette matinée découverte!

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©ParisManga

Je me suis rendue à cette conférence avec mes deux casquettes : celui de chargée de communication pour MAGGS Expo, ainsi que celle de fondatrice et rédactrice chez Nippon Actif.
Le directeur de programmation, Yoann Boisseau, ouvre le bal, en commençant par l’annonce d’un nouveau logo et d’un nouveau site! Le logo est celui que vous pouvez apercevoir sur la photo ci-dessus. Ils vont aussi retravailler tout leur site, et en l’optimisant, pouvoir insérer les nouveaux espaces qui vont être créés IRL.

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©Konbini

Pour les 80 ans de Superman, Paris Manga invite le dernier acteur ayant porté le costume de Superman, Tom Welling, tout droit sorti de la série « Smallville ». Le fameux Lex Luthor le rejoint, personnage interprété par Michael Rosenbaum, ainsi que Laura Vandervoort, sa cousine.

Autre présence qui restera dans les annales, l’équipe de la série « Parker Lewis can’t loose », pour la première fois au complet à un salon, une exclusivité mondiale! On découle sur les autres séries nostalgiques des années 1990 à 2000, avec la présence d’Holly Marie Combs (Piper), l’une de nos sorcières préférées dans « Charmed », ainsi que de son mari Leo dans le film, Brian Krause de son vrai nom. Ce dernier a présenté une vidéo très spéciale uniquement pour sa venue à Paris Manga, avec un jeu d’acteur tel que l’on connaît sur l’écran. Annonçant son arrivé, avec une voix chuchotante et des bruitages arrières comme s’il se faisait attaquer… cela a bien évidemment pour rappel la série!
D’autres invités tout aussi prestigieux seront aussi présents afin de faire des dédicaces, des photoshoots, tenir des conférences, ou encore pour les meet and greet : Pom Klementieff, comédienne française qui a rejoint « Les Gardiens de la Galaxie » VOL.2, ou encore « Avengers : Infinity War » ; des invités de Comics comme Andrea Di Vito (artiste de Spider man, Gardiens de la Galaxie), Ron Lim ( dessinateur d’Infinity War, Thanos Quest), Paco Diaz (dessinateur de Spider man, Wolverine), Leila Leiz (dessinatrice d’Alters), Stephano Martino (dessinateur de Stranger Things, DC COMICS) etc…

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©NipponActif

Le salon met aussi à l’honneur le Japonismes 2018. De nouveaux espaces culturels sont créés à cet effet, revalorisant la culture nippone. Il y aura des cérémonies de thé, des ateliers traditionnels, des arts martiaux, et d’autres événements à découvrir sur leur nouveau site qui devrait voir le jour sous peu. On n’oublie pas que le salon Paris Manga est beaucoup plus que des organisateurs ou des invités qui « font » le salon, mais le vrai succès se tient grâce à ses visiteurs! Et surtout les cosplayers. Une scène spécialement dédiée aux cosplays sera monté. Ont été invités les cosplayers suivants : Irine Meier, Nad, Gatz et Soalianna. Cette dernière est l’une des ambassadrices de Cosplay is not consent. Car depuis plusieurs années, des cosplayers (- cosplayeuses? ) ont des problèmes avec les visiteurs et / ou photographes des salons, et même hors convention. Des costumes impliquant parfois des ports de tenues légères, et où existent des fourberies de la part des visiteurs qui les mettent mal (photos prises sans consentements, atteinte sexuelle, insultes, et d’autres événements que certains cosplayers vivent et des souffrances qu’ils doivent éponger malgré eux). Une conférence devrait avoir lieu afin d’expliquer ce qu’est cette structure qui pourrait aider beaucoup de personnes entrant ou étant dans le monde du cosplay. En dehors de cette cellule de soutien, d’informations et d’entre-aides, sachez que le National Cosplay Cup revient pour la 4ème fois! Le grand gagnant aura un vol aller – retour gratuit pour New York ou Tokyo! En dehors du prix, l’occasion de voir défiler les plus beaux travaux de ces créateurs.

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©NipponActif

Des invités japonais qu’on ne présentent plus seront présents : Kazushige Nojima (Final Fantasy, Kingdom Hearts), Shinji Aramaki (Albator), Noriyuki Abe (GTO, Bleach, Boruto) et Atsuko Ishizuka (No Game No Life). Le groupe de rock japonais Lazy Guns Brisky donnera un concert les 20 et 21 octobre dans le salon de Paris Manga.
Rencontrez aussi les comédiens de doublage et les différents villages éditeurs mentionnés sur le site de Paris Manga.

Autres que ces renoms, les YouTubers sont toujours là! Les NOOB, Julien Fontanier, Karal, Sora, Louis-san, Re:take, Ganesh et Gonzaroo.
Côté animation habituelle : il y aura des voitures de films cultes dans lesquelles nous pourrons monter dedans pour prendre des photos, la scène Just Dance toujours fidèle au rendez-vous, l’espace jeux vidéos, le coin catch et d’autres multitudes d’endroits à visiter sur les plus de 150 exposants.

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©NipponActif

Enfin, une dernière grande nouveauté : la création du Ticket VIP Gold! Tiré au sort, il n’y aura qu’UN SEUL gagnant lors du salon. Cet élu aura l’exclusivité pour la toute première fois depuis que le salon existe, de visiter les backstages du salon, l’accès aux espaces VIP accompagné / scène, les rencontres avec les invités, photos et / ou dédicaces avec les guests choisis, avoir un placement privilégié, un repas offert où il pourra manger avec certains invités, la possibilité de participer aux animations avec un coupe-file (JustDance, Voitures, Arts Martiaux, Quiz, etc…), avoir un vestiaire VIP et une salle de repos et enfin une entrée super VIP à 8H le dimanche.
Que de changements et de surprises nous attendent pour cette année, plus que les précédentes éditions j’oserai ajouter!

*Dates : 20 et 21 octobre 2018
*Tarifs : de 13,5€ à 60€
*Lieu : Porte de Versailles – 2 Place de la Porte de Versailles, 75015 Paris
*Billetterie : https://www.parismanga.fr/billetterie

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©NipponActif

 

Vernissage de MAMI : Calligraf2ity

MAMI est une calligraphe japonaise qui expose temporairement ses oeuvres à la Galerie Lehalle. Alliant tradition et modernité, elle nous a fait une performance le jeudi 13 septembre en soirée, avant l’illumination de la Tour Eiffel aux couleurs du Japon.

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©NipponActif

Le terme de « Calligraf2ity » a été inventé par l’artiste même. Pour ceux qui l’auront deviné, son travail est un mélange unique de calligraphies et de graffitis. Elle a découvert le graffiti lorsqu’elle écoutait de la musique hip-hop. Le chiffre « 2 » se lit « fu » en
japonais ancien, on comptait « Hi, fu, mi, yo … ». Un jeu de mot qui peut se traduire donc de plusieurs manières. C’est devenu au fur et à mesure une signature personnelle dont elle nous a fait un show lors de cette soirée, où la galerie invitait Shoko HAYASHI à nous présenter l’artiste.

L’esprit jonglant avec l’encre

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©NipponActif   L’artiste MAMI de dos

Une musique japonaise lancée, et MAMI dégaine son pinceau sur une toile dorée. Une réflexion de quelques secondes, des mouvements en  l’air pour se projeter dans sa future calligraphie, et elle est lancée. Un rituel maîtrisé, des mouvements rapides et brusques, parfois doux, mais tout cela avec un grand sens du détail. Des mouvements du corps où l’on ose imaginer une certaine danse fluide et précise.

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©NipponActif

MAMI nous décrit ce qu’elle a écrit, et l’explication est traduite par Shoko HAYASHI. Nous avons donc le thème du respect mutuel. Celui du respect qu’on donne à autrui, et qu’on reçoit, afin de travailler en équipe, pour un monde solidaire, sociable, car rien nous permet de vivre reclus. Cette performance inclut entre autre la culture de la cérémonie du thé japonais. En effet dans ce dernier, il y a toujours des calligraphies pour décorer l’espace où la cérémonie a lieu. Autant de raisons qui combinent l’écriture à la bienséance, et à son côté apaisant.

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©NipponActif

En dehors de cette performance, la galerie comporte d’autres oeuvres de l’artiste. Certains tableaux sont très colorés, et l’on voit des coups de pinceau qui se rapprochent du graffiti. Des tableaux noirs y sont exposés, la série « NOIR NOIR ». Elle dissimule les caractères ton sur ton, laissant aux visiteurs sa libre interprétation.
Si vous souhaitez voir son travail dans la galerie, sachez que l’exposition dure jusqu’au 22 septembre 2018.

Une vidéo que j’avais préalablement postée sur la page Facebook de Nippon Actif, mettant en scène la calligraphe lors de sa démonstration => Vidéo vernissage MAMI

*Dates : du 13 au 22 septembre 2018
*Lieu – Galerie Lehalle – 3 rue Augereau 75007 Paris
*Tarif : gratuit
*Événement officiel : https://www.facebook.com/events/648340025609016/

Un remerciement pour la Galerie Lehalle et à Vincent Rola. Très bon échange et excellent accueil de la part de l’équipe.

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©NipponActif
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©NipponActif

Teppanyaki : Azabu ~鉄板焼き

Le teppanyaki est un mode de cuisson spécifique qu’on utilise au Japon : c’est la cuisson de viandes, poissons et légumes sur une plaque chauffante. Mais en Occident, la cuisson ne s’arrête pas qu’aux produits japonais, mais aussi occidentaux (récurrent comme le boeuf), ce qui permet une cuisine fusion. J’ai donc voulu essayer l’un des teppanyaki réputés de Paris : le restaurant Azabu.

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©NipponActif Le chef à la plaque

Pour la petite histoire, sachez qu’il nous est, pour le moment, interdit d’importer du boeuf de Kobe en France. Les dizaines d’éleveurs en France utilisent la même technique qu’au Japon, mais n’ont pas le droit d’appeler le produit « boeuf de Kobe », ce dernier étant une ville du Japon. Nous l’appellerons ici, le boeuf wagyu. Les vaches peuvent venir de là-bas, mais le « produit fini » à Kobe ne s’importe pas dans notre territoire. Rare mais pas impossible, sachez que si un restaurateur ou un boucher le vendent sous l’appellation de « boeuf de Kobe », ils sont dans l’illégalité!

Pour en revenir au coeur du sujet, beaucoup de restaurants semi-gastronomiques et gastronomiques vendent du wagyu. Vu son prix au kilo (allant jusqu’à 300€ le kilo), on ne peut pas trouver cette viande dans n’importe quel restaurant. J’avais déjà essayé le prestigieux restaurant Les Tantes Jeanne, dont je renouvellerai l’expérience afin d’écrire un article. Au tour d’Azabu de me concocter du wagyu à la plaque cette fois!

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©NipponActif Bento

Dans ce restaurant nous pouvons manger à l’intérieur ou en terrasse. Et à l’intérieur deux choix s’offrent à vous : de manière classique, manger à table, de manière atypique, manger devant le chef pour les plus curieux. Nous avons un personnel originaire du Japon, et un accueil digne de ce nom. Tous les plats sont énoncés et expliqués lors de nos choix. Le service était rapide entre chaque plats.

Nous étions deux à aller au restaurant, et nous avons choisi de s’asseoir au bar, devant le chef! Dans ce restaurant, il n’y a que de la démonstration, et non de l’animation. Comprenez par là qu’il ne fera pas voler ses ustensiles ou vous ne verrez pas de feu spectaculaire. On est devant pour apprécier le découpage, l’odeur et le bruit de la cuisson… cela peut permettre de saliver d’avance aussi!
NB : évitez d’être devant les fourneaux en temps caniculaire.

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©NipponActif Découpage du boeuf wagyu

MENU TEPPAIN

Le menu que j’ai pris était nommé TEPPAIN, à 29€. Deux amuse-bouches + petite salade + un plat boeuf wagyu (supplément de 6€) + cake au matcha + un verre d’umeshu à 7,5€.
Total : 42,5€

Ce menu était moins diversifié que mon acolyte. Tout simplement car je ne mange pas de fruits de mer ou certains poissons. Je n’ai cependant pas été lésée, absolument tout était bon. Voici les photos avec la description pour plus de clarté.

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©NipponActif Le verre d’umeshu

L’umeshu est une boisson alcoolisée japonaise fait d’un mélange de sake et de macération de prunes. Le goût de ces derniers est prononcé, et il fait pour moi partie d’une des meilleures boissons alcoolisées.

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©NipponActif Le chawanmushi

Le chawanmushi est un flan d’oeuf, avec un champignon qui parfume l’ensemble, une crevette cachée au fond bol, et des fruits de ginkgos. C’est l’un des amuse-bouches offert.

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©NipponActif Seconde amuse-bouche

Une salade de concombre, tomate, sauce ponzu et wakame. La sauce ponzu est fait d’un mélange de sauce soja et de jus d’agrume (comme le yuzu ou le citron sudachi). Et le wakame, une algue comestible très appréciée des japonais et coréens.

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©NipponActif L’entrée

Le moins exceptionnel de tous… tout est sur la photo. En blanc, les chips de crevettes blanches avec de la sauce ponzu.

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©NipponActif Wagyu

Le boeuf wagyu (élevé en Espagne) avec du radis blanc râpé et une sauce ponzu.
Chez Azabu, on est sur du tendre et très facile à mâcher et manger. Évidemment, il n’a pas la même cuisson que dans le restaurant Les Tantes Jeanne (où le boeuf wagyu fond en bouche comme du beurre). Mon cuisson de boeuf wagyu préféré se tourne vers ce dernier!
Ce plat est accompagné de riz nature, d’une soupe miso et de morceaux de concombre (photo de couverture).

Alors pourquoi il y a un supplément de 6€ en plus du menu? Car tout simplement le menu inclut l’entrecôte, mais pas la qualité supérieure qu’est le boeuf wagyu.

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©NipponActif Cake au matcha

Un dessert qui m’a paru très paradoxal (mais pas mitigé, nuance). Car à la première bouchée, on sent parfaitement que le cake est sec, mais ce qui est extrêmement impressionnant, c’est qu’au premier croc, tout se liquéfie presque! Très facile à avaler, malgré son aspect. La crème fouettée aide encore plus à le rendre moins sec. Ce qui est sûr, c’est que les ingrédients et la cuisson ont été bien maîtrisés. Il n’y a pas beaucoup de poudre matcha, il convient donc à tous.

MENU OBENTO

Le menu de mon acolyte se nomme Obento et coûte 45€. Avec deux amuse-bouches + une entrée + un plat + un dessert + 6€ le supplément boeuf wagyu + 13€ pour un kir japonais + café… 4€. Ce dernier n’avait rien d’exceptionnel en goût alors le prix est excessif… Pour les entrées, reprenez les photos au-dessus (sans la salade classique aux chips de crevettes) et complétez avec les photos dessous.
Total : 68€

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©NipponActif L’entrée du menu

L’entrée du menu à 45€, la soupe miso, avec un bon vrai tofu, wakame et radis blanc.

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©NipponActif Bento

Je ne m’attarderai pas à donner tous les noms des plats que composent ce bento bien garni, du fait qu’on voit tout du premier coup d’oeil. Je n’ai pas goûté tout cela, mais on m’a confirmé que c’était très bon. Très frais et de bonne qualité. Ce que nous avons le moins aimé, c’était le tamagoyaki. Non pas qu’il n’était pas bien cuit ou qu’il n’y avait pas la bonne dose d’ingrédients, mais c’est plus personnel. Il faut aimer le sucré / salé. Car un tamagoyaki est une omelette japonaise servi en général au petit déjeuner. Elle est composée d’omelette, de sauce soja et du mirin.

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©NipponActif Dessert

Une glace à l’haricot rouge et une glace au matcha. Il vaut mieux ramener les morceaux d’haricot rouge avec la glace de même composition. Si non, il prime beaucoup trop sur la glace au matcha et vous risquez de ne pas en sentir le goût…

Lieu : Azabu – 3 Rue André Mazet, 75006 Paris
Le site principal ne fonctionnant pas, veuillez les joindre par Facebook : https://www.facebook.com/Azabu

Throne de Kohei Nawa

Dès l’entrée du Musée du Louvre, il prône fièrement une sculpture majestueuse : le « Throne ». Un trône créé par l’artiste japonais Kohei Nawa, qui sera présent lors de l’interview presse du jeudi 12 juillet 2018, afin de nous conter l’histoire de sa création.

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©NipponActif     « Throne » de Kohei Nawa

Le coup d’envoie pour Japonismes 2018 a été officiellement annoncé ce mois-ci, même si  nous avons eu un avant-goût bien avant! Nous avons eu le plaisir de pouvoir interviewer l’artiste Kohei Nawa, mais avant cela, nous avons aussi écouté le conseiller du Président du Louvre, Alberto Vial. Ce dernier nous a annoncé qu’en 2017, le Louvre a accueilli environ 160.000 visiteurs d’origine japonaise. C’est alors naturellement que le trône avait sa place dans le Louvre. Il estime par la même occasion  que 5 millions de visiteurs verront son oeuvre dès leur entrée au musée, et que l’oeuvre permet même de les accueillir promptement.

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©NipponActif    Conseiller du Président du Louvre, Alberto Vial

Kohei Nawa est un artiste contemporain, qui vit désormais à Kyoto. Il est le directeur de SANDWICH Inc., et également professeur à l’université d’art et de design de Kyoto. Quand il était étudiant, il avait visité le Musée du Louvre. Pour lui, le Louvre est une entrée par son gouffre en verre, vers le monde humain, caractérisée par une présence à l’intérieur de la pyramide, mais un regard qui peut s’étendre au monde extérieur. La pyramide est selon lui, elle même la représentation du pouvoir que l’histoire nous lègue. Aujourd’hui on se pose encore la question concernant l’autorité du pouvoir qu’il pouvait avoir à l’époque. Dans la continuité de ce questionnement, il a trouvé que c’était LA place qui correspondait à une sculpture de cet ampleur.

L’artiste a pris un an pour le projet et la conception. Il n’était pas à sa première fois pour l’idée d’un trône. Il en avait déjà créé d’autres auparavant. Tout a été conceptualisé en 3D, avant de construire le trône. Le Louvre interdit les oeuvres de plus de 3 tonnes. L’artiste a donc respecté cette limite de poids. Car cet oeuvre a été uniquement construit pour ce musée. Après la fin officielle de l’exposition sur le « Throne », Kohei Nawa espère donc que son oeuvre restera dans le musée. L’oeuvre fait 10,4 mètres de longueur, un peu plus de 4 mètres en largeur, et est posée sur une colonne à 12 mètres du sol. La structure métallique est en inox, et en résine, caché par des feuilles d’or, travaillées par des artisans traditionnels de Kyoto. Quant à l’or, il vient de Kanazawa, région spécialisée dans ce matériel. Il faudra deux couches d’or pour avoir une harmonie dans la couleur.

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©NipponActif    Kohei Nawa et la traductrice

En japonais, « Throne » signifiera plutôt « siège vaquant ». Mais en anglais, cela donne le mot « trône » tout simplement, donnant aux visiteurs, le libre choix de penser. En face de la sculpture, on y verra un siège de petite échelle. On questionne justement la valeur du pouvoir par sa présence, cependant, telle une question sans réponse, le siège sera sans gouverneur. Il n’est pas sculpté pour qu’on s’y place. Il y a aussi la présence de deux boules, en forme d’oeil : une boule devant représente l’avenir, et celle de derrière le monde et le passé.
Nous sommes en droit de s’interroger sur l’avenir technologique, tel qu’il y est déjà présentement, et qui évoluera très rapidement. C’est alors que l’artiste répondra qu’effectivement, une intelligence artificielle pourrait peut-être s’asseoir sur ce trône, de par son aspect physique modulable, et par son pouvoir croissant sur le présent et l’avenir. Il mise lui aussi sur l’informatique et le digital qui ont déjà tout chamboulé.

Son inspiration vient aussi de la route de la soie liant les histoires de l’Asie et de l’Égypte. Lors des fêtes religieuses, il y a des chars qui défilent, de nouveau représentatif de son oeuvre. La dorure de la feuille est née en Égypte, mais la dédicace ne s’arrête pas à là. Le Louvre possède aussi son laboratoire concernant cette matière. Les oeuvres qui y sont exposées aussi, et c’est pour cela que ce trône colle à tous les niveaux à ses inspirations.

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©NipponActif    Le trône vu de l’arrière et d’en bas

*Dates : du 13 Juillet 2018 au 14 Janvier 2019
*Lieu : Musée du Louvre – Rue de Rivoli 75001 Paris
*Tarif : gratuit. Si vous prenez le métro, arrivé sur le quai, ne suivez pas l’indication sur le panneau du musée du Louvre! Prenez la première sortie qui vous mènera dehors, et rejoignez l’entrée de la pyramide. Si vous passez par l’intérieur du musée, l’accès en haut vous sera interdit!
*Site : https://www.louvre.fr/

Kyoto et son élégance éternelle

Source des événements japonais à Paris, la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) a accueilli le Vendredi 15 Juin, les membres du spectacle intitulé « Kyoto et son élégance éternelle ».

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©NipponActif     Entrée avant le spectacle

Paris et Kyoto fêtent les 60 ans du pacte d’amitié qui les lient. Des kyotoïtes sont venus nous montrer un art traditionnel local, pour la découverte d’une facette de leur culture.
On plonge directement dans une ambiance raffinée, avec le port des vêtements culturels. Des vêtements comme nous n’en voyons nulle part ailleurs, atypique (se conférer aux photos).
Ils sont venus nous présenter le festival qui a lieu chaque année pendant le Gion Matsuri. C’est le festival du sanctuaire Yasaka, et il dure tout le mois de juillet. C’est l’une des trois grandes fêtes de la région, et il est initié par le Yamaboko junkô, qui est la procession de chars.

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©NipponActif    Le yamaboko junkô

Lors de cette soirée, nous avons eu le droit à l’imayo : des chants et des danses qui étaient pratiqués à l’époque Heian (VIIIe – XIIe siècle). Musique et chants traditionnels parlant de palais, de montagne, de cérémonies, mais aussi de Paris (Imayo – Awase).

Un voyage lyrique à travers une région et Paris. Des poèmes écrits à la main avant d’être chantés. Les poèmes nous étaient déjà donnés en avance, mais cela ne les a pas empêché de faire une démonstration d’écriture en quelques minutes. Les danseuses quant à elles étaient exceptionnelles. Elles m’ont rappelé la danse cambodgienne de par leur dextérité et mouvement au ralenti. Ce spectacle ne pourrait intéressé que les amoureux de la tradition.

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©NipponActif    Membres du spectacle

Extrait d’Iwayo – Awase (version française)
par Mme Keiko NAKAGAWA

En se promenant dans les rues de Paris
Ici et là dans le jardin des roses sauvages fleurissent 
Ses souvenirs se transforment en sentiments
Et subsistent toujours sur le bout des feuilles après la séparation

Ce groupe est une association qui existent depuis quelques décennies. Leur but est de propager la culture d’époque de leur région, à tout le monde. Ils participent à la fête tout le mois de juillet à Kyoto, afin de présenter ce qu’ils nous ont montré. Nous avons eu l’honneur de pouvoir être présent à cette exclusivité mondiale.

Ce programme présenté à la MCJP était gratuit et n’avait qu’une date unique.

Site : https://www.mcjp.fr/

L’Attaque des Titans Film 3 – 進撃の巨人 ~覚醒の咆哮

Le troisième film de l’Attaque des Titans revient sur nos écrans parisiens, et en exclusivité européenne ! Cette avant-première a été projeté dans la mythique salle du Grand Rex le mercredi 11 juillet 2018.

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©NipponActif    Photo prise du balcon

Le Grand Rex fait partie des monuments historiques depuis 1981, en vue de sa salle et de son ensemble architecturale. Il peut accueillir 2702 personnes dans sa grande salle (sans compter la salle annexe).
Le film a donc été projeté sur l’écran large du Grand Rex, cependant nous avons occupé que le balcon (1300 places), pour le confort visuel. Car en effet, l’écran est le plus grand de France : 24,9 mètres de largeurs, et 11,35 mètres de longueurs. Il se déroule uniquement lors des séances de film dite au « Grand Large ».

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©NipponActif       Goodies offert lors de la séance

Dès l’entrée du cinéma, un goodies a été offert, ainsi qu’un flyer sur le film. L’installation a été rapide, il y avait une très bonne ambiance dans la salle, et certains spectateurs ont fait l’immense honneur d’être cosplayés (habillés comme les personnages de l’anime). Ce n’est pas la première fois que le film de la même série est projetée au Grand Rex. Et cette fois encore, il a eu autant de succès. Quasiment tous les sièges étaient occupés, et d’autres personnes sans billet attendaient dehors patiemment afin de pouvoir en acheter en cas de désistement des détenteurs du billet. Le succès était tel!

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©http://shingeki.tv/movie_season2/  Affiche du film

Je ne souhaite pas spoil le film, mais sachez qu’il était aussi trépident que les précédents. On ne se contente pas uniquement de regarder un film, mais on profite de l’acoustique que nous offre la salle, et surtout de l’ambiance de tous les spectateurs. S’en est suivi le premier épisode de la saison 3 de l’anime, pour finir cette belle soirée! Nous attendons avec impatience le reste des épisodes et le futur film!

Tarif : 15€ – inclus billet d’entrée et un goodies (dessous de verre Attack on Titans)
Site : https://www.parislovesanime.com/

Encore un jour banane pour le poisson-rêve

Une exposition qui nous replonge dans nos souvenirs d’enfance, avec des jeux d’enfants mais aussi dans nos rêves. « Encore un jour banane pour le poisson-rêve » est une exposition qui a lieu au Palais de Tokyo à Paris dans le cadre du Japonisme 2018.

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©NipponActif    L’entrée de l’exposition

Notre enfance n’a pas toujours été rose, et cette exposition retrace à sa façon les rêves et cauchemars des enfants, avec des tableaux et sculptures imaginés et hallucinés. On touche à la féerie, à l’utopie, les mythes mais aussi la dystopie, les monstres et les personnages les plus farfelues. Une nostalgie certaine présentée et racontée par Clément Cogitore.

«Ici, comme dans tous les mythes fondateurs, une énigme sera posée, le monde physique se verra déréglé – parfois hanté -, un monstre sera à affronter, des disparus à pleurer, et comme tous les personnages ayant traversé un tissu problématique, le spectateur en sortira transformé et, avec lui je l’espère, sa perception et son imaginaire.»

L’art, c’est du délire

Une tendance artistique flou et en même temps esthétique est mesuré. Représenté par des tableaux, vidéos d’animations et sculptures, l’exposition est faite pour les adultes qui repartent dans leur mélancolie, mais aussi pour les enfants. Attention tout de même aux salles et tableaux qui peuvent parfois décrire les angoisses que nous, adultes, aurions pu connaître dans notre enfance.

Certains artistes ont utilisés des objets trouvés, des moteurs, des pièces mécaniques et de circuits électroniques, permettant de mettre en route des objets de la vie quotidienne automatiquement. Procédé quasi invisible à l’oeil nu, on aura tout de même de la composition musicale bien assimilée aux oeuvres.

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©NipponActif   Entrances de Takashi KURIBAYASHI

Ma partie préférée de l’exposition était l’oeuvre de Takashi KURIBAYASHI, nommée « Entrances », crée en 2018 (voir la photo ci-dessus).

«Les frontières sont partout. Dans les sociétés humaines, mais aussi dans la nature. Ce sont les lieux qui concentrent le plus d’énergie.»

Une installation constituée de trois arbres en lamelle de miroir sans tain. Sa prouesse d’installation met en avant l’écologie. Car effectivement l’idée lui est venue après le désastre causé par la centrale nucléaire de Fukushima survenu en 2011 à la suite du tsunami provoqué par un violent séisme. L’effet kaléidoscopique est merveilleux. On entre dans cette tour de miroir, aux couleurs industriels, et on finit par lever ses yeux au plafond, ou autrement dit, dans le ciel.

Toutes les informations (adresse, horaires, dates et billetterie) dans le lien suivant : https://nipponactif.com/evenements-a-venir/

Salon : C’est Bon! le Japon 2018

En 2014, la gastronomie japonaise s’inscrit à la liste du patrimoine mondiale de l’Unesco, appelé washoku (和食), qui n’a cessé d’intéresser les français. De là, Euro Japan Crossing a créé le salon dédié à la culture japonaise, et cette année, nous sommes à sa 5ème édition du salon C’est Bon! le Japon à Paris! C’est la deuxième fois que j’y retourne, ayant eu une bonne impression lors de l’édition précédente.

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©NipponActif       Services de table vendus lors du salon

L’espace était plus grand, mieux agencé, et il y avait beaucoup plus d’exposants qui vendaient leurs produits venant tout droit du Japon. A l’entrée, un marché aux légumes directement importé du Japon : daikon (大根) qui est un radis blanc, patate douce du Japon qui est sucré à souhait et délicieux (nous avions le droit à une dégustation), grande bardane, néflier du Japon, gombôs, la tige du wasabi (山葵), etc… Sachant que ce sont des produits qui coûtent de base extrêmement chère, le prix exercé au salon ne m’a pas paru exorbitant, contrairement à ce qu’une partie des visiteurs pensent.

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©NipponActif  Tige de wasabi

Prenons l’exemple de la tige de wasabi. Nous avons lors de ce salon le véritable wasabi, qui n’a en goût, en  texture et couleur, rien à avoir avec nos fameux tubes vendus par nos lobbyistes. Pour 1 cm, comptez quand même 10€. C’est cher? Sachez que c’est le plus bas prix! Car effectivement, cette plante est rare et est cueillie dans les montagnes au Japon. Il y a encore plus chère, car il y a de meilleures qualités que celui que j’ai pris en photo.

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©NipponActif   Patate douce japonaise

Un autre exemple, la patate douce japonaise, appelé le Yaki-Imo. Explication sur la photo ci-dessus. Je rajouterai qu’au Japon, ce mode de cuisson pour les patates douces est très prisé là-bas. L’une des phrases favorites des japonaises : « Imo, Tako, Nankin« . Imo signifie ‘patate douce’, Tako signifie ‘pieuvre’, et Nankin signifie ‘courge’. 3€ le morceaux de patate douce pour son temps de cuisson et sa popularité d’un autre continent… Je valide!

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©NipponActif   Des sandales relaxantes

N’oublions pas les stands divers qui portent tout autant de l’intérêt : art de table, artisanat, nourriture japonaise (comme le mochi, dommage que je n’ai pas pu en trouver de mochi glacé), etc… Cette année, une nouveauté, le salon a mis en avant les produits japonais… bio. Je trouve que c’est une bonne initiative, bien que l’on risque de retrouver des critiques au niveau des prix (ou des clichés?). Pour immortaliser la journée, un stand photo ambiance nippone avec des accessoires étaient mis à disposition des visiteurs.

Un voyage culinaire à porter de main

Hors, nous avons la scène. Celle qui nous dirige vers des performances musicales et démonstrations. Même le bloggeur « Un Gaijin au Japon » à présenter une conférence exclusive! On aurait préféré beaucoup plus de scène pour ce genre de programmation.
Le 1er Juillet 2018 avait lieu le concours de thé japonais avec 6 catégories ( sencha, genmaicha, hôjicha, matcha, bio et autre ). Des professionnels de la gastronomie ont évalués les différents thés, et le public avait aussi pu y goûter.

Malgré la chaleur écrasante du salon (pas de clim, pas même pour les professionnels), les visiteurs étaient bien présents. On les remercie pour leur travail, et rendez-vous l’année prochaine pour la 6ème édition.

*Lieu : Halle des Blancs Manteaux  – 48 rue Vieille du Temple 75004 Paris
*Prix d’entrée : 1€

Concert solo de taiko d’Ichitarô

Le taiko (太鼓) est un art de jouer du tambour japonais, très exploité lors des cérémonies et événements traditionnels à l’époque, mais uniquement pour accompagner les fêtes. Après la seconde guerre mondiale, le taiko est devenu indépendant, permettant de jouer sans grande occasion, afin de cultiver sa propre identité.

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©NipponActif             Ichitarô en solo

Venant tout droit du Japon la veille du spectacle, un artiste méconnu est venu faire vibrer la salle du centre Mandapa à Paris! Cet artiste se nomme Ichitarô. Là où nous avons l’habitude de voir minimum de deux personnes lors d’une représentation de taiko, ici Ichitarô se dévoue seul à la tâche.

La résonance du coeur

Personnellement, c’est la première fois que je vois une performance en live de taiko (appelé aussi wadaiko, j’ai pu lire à gauche et à droite sur la toile qu’il était même préféré au mot taiko. Mais ce dernier est le plus populaire). Et c’était SENSATIONNEL! Je pèse mes mots. Ichitarô a su nous offrir un spectacle unique en son genre avec une force remarquable et maîtrisée. Toute la salle vibrée dans tous les sens du terme : le tambour apporte un son puissant, avec un brouhaha d’échos, tout en étant mélodieux. Même néophyte en la matière, je me sens capable de dire que c’était un sans faute lors de son tambourinage. Une frénésie régulière pendant ses tours de bras, et c’est bien à ces moments-là que nous avions le souffle coupé.

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©NipponActif     Ichitarô lors des vitesses de battements

Son endurance est sans faille, même en tambourinant crescendo, sûrement grâce à sa dextérité. Le son reste fluide, peu importe l’intensité qu’il y met. Ce qui est intriguant, c’est que nous avons même l’impression qu’il y a toute une équipe qui joue derrière, alors que non. C’est toute une équipe en un seul homme. Son endurance est remarquable. On voit lors de sa performance d’une heure, qu’il va puiser l’énergie bien au-delà de sa propre limite. Et même arrivé à un point où l’on se dit qu’il est arrivé à son maximum, il nous détrompe, et joue de plus belle. Tout aussi remarquable est son ingéniosité : car effectivement, il nous expliquera pendant ses moments de pause qu’il s’était rendu aux États-Unis, pour s’entraîner à jouer du taiko. Et à ce moment-là, il a commencé à jouer avec plusieurs « bâtons », ou du moins qui y ressemblent, pour avoir des sons différents. Puis il en a trouvé un de robuste, l’impensable, un bâton japonais qui sert de base à épousseter les futon. Aujourd’hui même dans l’archipel nippon, il est peu utilisé. Comme le bâton est bien robuste, il a continué à jouer avec. Donnant une tonalité bien particulière, très appréciable et impressionnante (confère la photo ci-dessous).

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©NipponActif     Avec le bâton à épousseter le futon

Cette ingéniosité se poursuit aussi au Japon,  précisément à Yokohama, la ville d’origine de l’artiste. Il eut l’idée singulière de couper son chauffe-eau qui ne fonctionnait plus, et d’en faire un instrument de musique qui donne un son aigu.

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©NipponActif     Instrument fabriqué par l’artiste

Tant de raisons d’apprécier ce son, il est dommage qu’il n’est pu faire qu’une seule représentation à Paris. Probablement qu’il reviendra… du moins, pour les macarons qu’il apprécie dans la capitale!

PS : je remercie le centre Mandapa de m’avoir donné l’invitation, et de m’avoir permis la découverte de cet art.
Lieu du concert : http://www.centre-mandapa.fr/

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