Vernissage de MAMI : Calligraf2ity

MAMI est une calligraphe japonaise qui expose temporairement ses oeuvres à la Galerie Lehalle. Alliant tradition et modernité, elle nous a fait une performance le jeudi 13 septembre en soirée, avant l’illumination de la Tour Eiffel aux couleurs du Japon.

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©NipponActif

Le terme de « Calligraf2ity » a été inventé par l’artiste même. Pour ceux qui l’auront deviné, son travail est un mélange unique de calligraphies et de graffitis. Elle a découvert le graffiti lorsqu’elle écoutait de la musique hip-hop. Le chiffre « 2 » se lit « fu » en
japonais ancien, on comptait « Hi, fu, mi, yo … ». Un jeu de mot qui peut se traduire donc de plusieurs manières. C’est devenu au fur et à mesure une signature personnelle dont elle nous a fait un show lors de cette soirée, où la galerie invitait Shoko HAYASHI à nous présenter l’artiste.

L’esprit jonglant avec l’encre

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©NipponActif   L’artiste MAMI de dos

Une musique japonaise lancée, et MAMI dégaine son pinceau sur une toile dorée. Une réflexion de quelques secondes, des mouvements en  l’air pour se projeter dans sa future calligraphie, et elle est lancée. Un rituel maîtrisé, des mouvements rapides et brusques, parfois doux, mais tout cela avec un grand sens du détail. Des mouvements du corps où l’on ose imaginer une certaine danse fluide et précise.

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©NipponActif

MAMI nous décrit ce qu’elle a écrit, et l’explication est traduite par Shoko HAYASHI. Nous avons donc le thème du respect mutuel. Celui du respect qu’on donne à autrui, et qu’on reçoit, afin de travailler en équipe, pour un monde solidaire, sociable, car rien nous permet de vivre reclus. Cette performance inclut entre autre la culture de la cérémonie du thé japonais. En effet dans ce dernier, il y a toujours des calligraphies pour décorer l’espace où la cérémonie a lieu. Autant de raisons qui combinent l’écriture à la bienséance, et à son côté apaisant.

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©NipponActif

En dehors de cette performance, la galerie comporte d’autres oeuvres de l’artiste. Certains tableaux sont très colorés, et l’on voit des coups de pinceau qui se rapprochent du graffiti. Des tableaux noirs y sont exposés, la série « NOIR NOIR ». Elle dissimule les caractères ton sur ton, laissant aux visiteurs sa libre interprétation.
Si vous souhaitez voir son travail dans la galerie, sachez que l’exposition dure jusqu’au 22 septembre 2018.

Une vidéo que j’avais préalablement postée sur la page Facebook de Nippon Actif, mettant en scène la calligraphe lors de sa démonstration => Vidéo vernissage MAMI

*Dates : du 13 au 22 septembre 2018
*Lieu – Galerie Lehalle – 3 rue Augereau 75007 Paris
*Tarif : gratuit
*Événement officiel : https://www.facebook.com/events/648340025609016/

Un remerciement pour la Galerie Lehalle et à Vincent Rola. Très bon échange et excellent accueil de la part de l’équipe.

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©NipponActif
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©NipponActif

Kyoto et son élégance éternelle

Source des événements japonais à Paris, la Maison de la Culture du Japon à Paris (MCJP) a accueilli le Vendredi 15 Juin, les membres du spectacle intitulé « Kyoto et son élégance éternelle ».

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©NipponActif     Entrée avant le spectacle

Paris et Kyoto fêtent les 60 ans du pacte d’amitié qui les lient. Des kyotoïtes sont venus nous montrer un art traditionnel local, pour la découverte d’une facette de leur culture.
On plonge directement dans une ambiance raffinée, avec le port des vêtements culturels. Des vêtements comme nous n’en voyons nulle part ailleurs, atypique (se conférer aux photos).
Ils sont venus nous présenter le festival qui a lieu chaque année pendant le Gion Matsuri. C’est le festival du sanctuaire Yasaka, et il dure tout le mois de juillet. C’est l’une des trois grandes fêtes de la région, et il est initié par le Yamaboko junkô, qui est la procession de chars.

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©NipponActif    Le yamaboko junkô

Lors de cette soirée, nous avons eu le droit à l’imayo : des chants et des danses qui étaient pratiqués à l’époque Heian (VIIIe – XIIe siècle). Musique et chants traditionnels parlant de palais, de montagne, de cérémonies, mais aussi de Paris (Imayo – Awase).

Un voyage lyrique à travers une région et Paris. Des poèmes écrits à la main avant d’être chantés. Les poèmes nous étaient déjà donnés en avance, mais cela ne les a pas empêché de faire une démonstration d’écriture en quelques minutes. Les danseuses quant à elles étaient exceptionnelles. Elles m’ont rappelé la danse cambodgienne de par leur dextérité et mouvement au ralenti. Ce spectacle ne pourrait intéressé que les amoureux de la tradition.

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©NipponActif    Membres du spectacle

Extrait d’Iwayo – Awase (version française)
par Mme Keiko NAKAGAWA

En se promenant dans les rues de Paris
Ici et là dans le jardin des roses sauvages fleurissent 
Ses souvenirs se transforment en sentiments
Et subsistent toujours sur le bout des feuilles après la séparation

Ce groupe est une association qui existent depuis quelques décennies. Leur but est de propager la culture d’époque de leur région, à tout le monde. Ils participent à la fête tout le mois de juillet à Kyoto, afin de présenter ce qu’ils nous ont montré. Nous avons eu l’honneur de pouvoir être présent à cette exclusivité mondiale.

Ce programme présenté à la MCJP était gratuit et n’avait qu’une date unique.

Site : https://www.mcjp.fr/

Japan Expo 19ème Impact

Japan Expo est le deuxième salon le plus connu au monde, après le fameux Comiket qui se déroule sur l’île artificielle d’Odaiba, à Tokyo. Des salons dédiés aux manga, jeux vidéos, science-fictions et aux cosplays. Un retour sur la convention qui a eu lieu en banlieue parisienne, au Parc des Expositions.

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©NipponActif        Cosplayeuse

Un salon qui a une reconnaissance majeure d’année en année, diffuseur de la pop-culture et d’une spécificité unique lié au Japon jonglant entre animations, ventes, avant-premières, dédicaces, rencontres, cosplays, etc… Après sept années de travail à Japan Expo, je voulais revivre l’expérience en tant que visiteur. Ayant été sous contrat, je ne peux pas dévoiler tous les backstages, mais peut-être que je parlerai de mon expérience dans un prochain article. Mais c’est en toute objectivité que je vais le plus brièvement possible, raconter mon passage à Japan Expo Paris, le Dimanche 8 Juillet 2018.

Pour éviter la foule immense qui peut remplir jusqu’à deux hangars du Parc des Expositions, je m’y suis rendue à midi. Un chemin sans arrêt du début de la file jusqu’à l’entrée du salon. Comparé aux années précédentes, il n’y avait pas de chaleur écrasante dans le salon même. Je remarque aussi qu’il y avait moins de foule qu’habituellement. On circulait très aisément, sans trottiner. Il y a toujours autant de stands exposants qui vendent leurs produits à des prix excessifs, sans aucune surprise. Certains avec qui j’ai pu discuter me confieront sans trop de mal qu’ils aient eu moins de chiffres qu’habituellement, que l’emplacement leur coûtait trop cher, donc inévitablement les exposants augmentaient à leur tour le tarif des produits qu’ils vendaient.

Mais la programmation reste tout de même très intéressant, comme chaque année. En dehors du salon, Japan Expo organise aussi des films d’animations en avant-premières, des soirées, des concerts, etc…

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©NipponActif   Préparation pour la démonstration de taiko

Pour ce dimanche, il y avait l’ECG (European Cosplay Gathering) pour la sélection française, permettant au meilleur cosplayer de gagner un lot. Japan Expo est l’occasion d’apercevoir beaucoup de visiteurs costumés en des personnages de manga ou science-fiction. Impressionnant est leur travail, et indispensable est leur présence. J’ai aussi pu voir certains crossplay. Le principe du crossplay est que les femmes s’habillent en personnages de manga masculin, et les hommes, en personnage féminin.
Nous avons aussi eu en showcase la chanteuse des génériques de l’Attaque des Titans et Blue Exorcist, Mika KOBAYASHI. Les sorties des anime 2018 et 2019 ont été annoncés, suivit d’un karaoké géant. Des masterclass ont été tenus comme par exemple ceux de Kimitoshi YAMANE et Toshihiro KAWAMOTO. Sans compter les ateliers, des démonstrations de sport, de musique, de danse, d’instruments, etc…

La conférence de clôture tenue par les fondateurs de Japan Expo, Jean-François DUFOUR et Thomas SIRDEY, s’est déroulée en deux parties. En première partie, la présentation et le travail de cette année. S’ensuit des questions / réponses avec le spectateur. Beaucoup de réclamations sous forme de questions ont été posés. Questions à laquelle il y a eu des réponses, mais qui ne satisfaisaient pas forcément le public. Que cela soit sur les prix des billets / badges, des badges qui ne fonctionnent plus arrivé au point dédicace, et où l’on envoie le visiteur à l’autre bout du hall afin d’activer formellement son badge, les problèmes d’accès pour les personnes à mobilité réduite, les exposants qui sont mécontents des services qu’on leur offrent lors des quatre jours du festival, etc… Les fondateurs ont eux-même soulevés quelques problèmes techniques lors du salon (comme l’ascenseur qui ne fonctionnait pas). Mais les réponses apportées aux questions, visées plutôt le STAFF festivaliers. À savoir que Japan Expo recrute 450 personnes chaque année. Selon les fondateurs, le staff saisonnier peut aussi être inefficace, du fait de leur jeune expérience. Tous les anciens membres ne sont pas forcément rappelés, et aucun motif n’est donné. Les fondateurs avouent sans peine que si certains problèmes soulevés sont consolidés, de nouveaux arriveront, car ils veulent tenter de nouvelles choses. On oserait se demander si justement la valeur sûre n’est pas de (re)travailler les systèmes mises en place pour atteindre la perfection. Mais nous aurons compris que ce n’est pas le but de ces derniers.

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©NipponActif   Jean-François DUFOUR et Thomas SIRDEY

Dans la deuxième partie de la conférence, on nous a prédit une surprise pour l’année prochaine, une exclusivité. Car effectivement, juillet 2019 sera le 20ème anniversaire du salon! Nous aurons toujours les mêmes programmes, avec d’autres artistes qui viendront, des dédicaces, des rencontres, un concert gratuit qui aura lieu en soirée (sans nous dévoiler les artistes étant donné que les contrats n’ont toujours pas été signés), ET! Ils ont aussi précisés que cela fait cinq ans que les tarifs des billets d’entrées n’avaient augmentés… Chose qui changera dès l’année prochaine! Car ils augmenteront le prix des billets de 2€ tous les jours (voir les tarifs en fin d’article). Tarifs augmentés pour l’anniversaire? Nomenclature économique? Les raisons apportées étaient floues. Les prix des badges augmenteront aussi, et un nouveau badge unique fera son entrée juste pour 2019 : un pass anniversaire à 300€. Qu’est-ce que ce badge apporte de plus que les badges déjà existant? Une visite dans les coulisses de Japan Expo, un jour avant l’ouverture publique, accompagné des fondateurs pour commenter la visite. Plus de goodies (ou de meilleurs goodies que le badge Zen et Zen+?), accès à l’espace lounge, permettant d’avoir un en-cas, et un confort optimal pour se reposer à l’écart du bruit, et bien d’autres privilèges. Attention, ce badge 20ème anniversaire sera limité,  seulement 6 personnes auront ce « privilège »! Dans quelques jours, ces informations seront mises à jour sur leur site. C’est donc avec impatience que nous verrons l’expérience de ceux qui ont voulu en profiter. Quelque chose me dit que dès son apparition en vente, ces 6 billets vont rapidement partir malgré son prix.

À l’année prochaine Japan Expo! Pour ses réussites et ses déboires…

Message personnel de fin : merci aux visiteurs qui m’ont reconnu alors que je ne portais pas mon gilet Japan Expo, un grand plaisir d’avoir revu une partie du staff, ainsi que les exposants. À l’année prochaine sûrement!

Tarifs 2019

Prévente :
Jeudi 4 Juillet 2019 : 17€
Vendredi 5 Juillet 2019 : 14€
Samedi 6 Juillet 2019 : 24€
Dimanche 7 Juillet 2019 : 19€

Pass 4 jours : 60€

Billet Zen : 104€
Billet Zen + ECG : 134€
Billet Zen + Confort : 200€

Pass Spécial 20 Ans : 300€

Lien pour l’achat des billets : https://www.japan-expo-paris.com/fr/ticketing/JEP2019

 

Rencontre avec le Japon : Art en Val de Loing (77)

 

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@NipponActif     L’entrée du petit salon

Grez-sur-Loing, petite commune française dans le département de la Seine-et-Marne (77), accueil l’événement « Rencontre avec le Japon », organisé par l’association Les Amis de Grez-sur-Loing.
Pour les 160 ans du pacte amical France – Japon, cette association a mis en exergue les valeurs culturelles et traditionnels japonais, dans un espace convivial. Un programme riche en ce sens, pour leur première édition – car oui, nous espérons d’autres éditions dans le même genre – il n’eut que des découvertes!

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@NipponActif    Affiche à l’entrée

Divers stands sont présents en plein air, accompagné avec chance par un très beau et bon temps. Dans une ambiance sereine, en parcours de stand en stand afin de s’enrichir des connaissances des présentateurs.
Un stand tenu par une créatrice de scénographie végétale et florale, qui nous explique ce qu’est la flore stabilisée, une technique permettant de garder une décoration florale pendant 2 à 3 ans. En effet, cette technique permet aux fleurs d’avoir un processus très lent de vieillissement, un bon rapport qualité / prix, ainsi qu’une dispense d’entretien non négligeable.

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@NipponActif     Melle TINA, Théâtre Naturalys

Le stand suivant fait intervenir un maître dans l’art du bonsaï. Une explication des différentes formes et origines des bonsaï. Avec des astuces et démonstration pour savoir lequel des bonsaïs achetés, comment les entretenir, leurs origines, etc… Une expérience captivante de plusieurs années qu’il nous dévoile lors de cet événement! Une fluidité remarquable lors de sa « conférence », on pourrait l’écouter pendant des heures. La bienvenue aux néophytes aussi !

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@NipponActif       Le maître des bonsaïs

Les autres espaces proposent un atelier de peinture sur bol, une bulle où l’on peut jouer à deux jeux vidéos (One Piece et Dragon Ball), des ventes d’accessoires et de créations personnelles, etc… Un des stands a vendu de la nourriture importée du Japon, et à un prix défiant toute concurrence. Par exemple, je me suis achetée un mochi glacé  à 1,5€ (friandise japonaise fait à base de de riz gluant et riz doux, garni de la saveur que l’on souhaite), ce qu’on trouverait à Paris pour 5€ minimum.

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@NipponActif   Mochi glacé à la vanille 

À l’intérieur du prieuré, un stand d’atelier d’origami, et des ventes de produits divers, à la rencontre d’une infographiste, de vente de livres et tableaux.
Et le meilleur pour la fin (annoncé de manière bien évidemment subjective) : la découverte du kamishibai (紙芝居).

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@NipponActif     Les conteurs

Le kamishibai est une forme théâtrale venu du Japon, présenté par des conteurs qui font défiler des illustrations sur un même support, afin de coller l’histoire et aux jeux des acteurs.
Une belle découverte dans un cadre idyllique ! En effet, je me suis rendue dans l’espace du jardin afin de profiter du spectacle. L’ambiance boisée correspondait parfaitement au thème de l’histoire. Drôle et enchanteur, pendant une quinzaine de minutes, nous avons eu la chance d’interagir dans l’histoire. Leur bonne humeur a convaincu tous les spectateurs. Et en bonus, nous avons eu le plaisir de goûter à une boule faite avec de la farine de millet, et de l’azuki, conté dans cette même histoire.

Il n’y avait pas énormément de monde étant donné que c’est assez excentré, mais le plaisir a été décuplé de ce fait. Dans l’attente d’une floraison de ce genre d’événement, merci à l’association Les Amis de Grez-sur-Loing!

Tarif : gratuit
Site : http://amisdegrezsurloing.fr/?p=666

EKŌ-House : jardin japonais à Düsseldorf (Allemagne)

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@NipponActif   L’entrée du jardin

L’échange et l’apprentissage de la culture japonaise ne s’arrête pas que dans le territoire français. C’est pour cela que mon site ne peut pas être dédié qu’aux événements ayant lieu sur Paris. En 2016, j’étais de voyage à Düsseldorf en Allemagne. En listant les choses à voir, je me suis aperçue qu’il y avait un temple bouddhiste, nommé EKŌ-House . C’est alors sans hésiter, et avec curiosité, que je me dirige vers son jardin. [ATTENTION : ne pas confondre EKŌ-House avec Japanese Garden qui est dans la même ville, mais à des adresses différentes, et qui ne sont pas liés].

Équilibre et sérénité 

Düsseldorf est classé cette année (2018) comme l’une des villes ayant une qualité de vie des plus agréables au monde selon le classement Mercer. Le jardin EKŌ-House concorde parfaitement avec ce résultat.
Il se compose d’un temple bouddhiste, d’un jardin japonais, d’une maison de style traditionnelle et d’un salon de thé. Au sous-sol du bâtiment principal, il présente un espace d’exposition ou de conférence. Le Kyosei kan , achevé en 1999, abrite un jardin d’enfants, une bibliothèque publique, une salle de lecture et des chambres d’hôtes.

Pour traverser le jardin japonais, on emprunte la « Porte de la Montagne », qui est le pont offert par Jusha Tsumura en 1995. Juste en dessous, on peut admirer le bassin de purification avec un cours de ruisseau, une petit chute d’eau et des plantes et fleurs éparses. Sur un rocher sous un pavillon, on peut voir la statue du prince Shōtoku Taishi (574 – 622). C’est sous son règne que le bouddhisme est arrivé au Japon, c’est donc à cet effet qu’il est présenté dans le jardin.
On peut aussi voir une lourde cloche en bronze. Le dernier jour de l’année, il y a le rituel du joya no kane, où la cloche est frappée 108 fois, à intervalles d’une minute, pour chasser et disperser les 108 souffrances fondamentales de l’humanité. Sur le côté ouest du temple, s’y présente un site de mémoire pour les morts où il y a une inscription en kanji. En rōmaji« Kue issho« , ce qui signifie, « Tous se rassemblent à un seul endroit ».

 

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@NipponActif  La cloche qu’on fait sonner 108 fois

Au loin, on entre enfin dans la maison japonaise. Tatami au sol dans toutes les pièces, portes coulissantes et salon de thé typiquement japonais. Les différentes pièces de la maison sont asymétriques, la même asymétrie côté jardin qui unifie ces deux espaces.  Place au final au temple. Au milieu de la salle de l’autel, est présenté la sculpture en bois du Bouddha Amida. On y voit des rouleaux et un hommage aux 7 patriarches du Shin Bouddhisme, de l’Inde, de la Chine et du Japon. Au dessus de l’entrée de la salle d’autel, est écrit E KŌ. Ces deux caractères sont tirés dans les louanges de la Lumière d’Amida, l’un des trois textes fondateurs de la Terre Pure Bouddhiste.
Une forte invitation à visiter les lieux si vous êtes de passage à Düsseldorf. De plus, l’entrée pour ce voyage est pour un prix dérisoire!

Adresse : EKŌ-Haus der Japanischen Kultur e.V. – Brüggener Weg 6, 40547 Düsseldorf GERMANY
Tarif : 3,50 € (pour les réductions, voir les conditions tarifaires sur leur site).
Site : http://www.eko-haus.de/

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